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FMI : Le prochain patron viendra probablement d’un pays non européen

Le prochain directeur général du Fonds monétaire international (FMI) devrait venir d’un pays non européen lorsque la directrice générale actuelle, Christine Lagarde, quittera son poste, a indiqué, samedi dernier, le directeur général adjoint du Fonds, David Lipton. «La tradition selon laquelle un Européen prend la tête du FMI, tandis qu’un Américain dirige la Banque mondiale, est contestée et que la prochaine nomination se ferait strictement au mérite», a déclaré à la presse M. Lipton. Selon lui, la contestation de la tradition qui veut que des Européens dirigent le Fonds est montée d’un cran pendant la crise de la zone euro. «Avec des candidats venant du monde entier, je crois que c’est beaucoup plus probable au prochain tour que cela ne l’a jamais été», a-t-il souligné. «Il y a de plus en plus de personnes parfaitement qualifiées venant d’ailleurs que d’Europe et des États-Unis, et je crois que le fait qu’il y ait eu une telle focalisation sur la crise aux États-Unis, au début de la crise financière mondiale, et sur l’Europe va déboucher sur le sentiment qu’il doit y avoir un éventail de choix plus large pour la fonction de directeur», a-t-il ajouté. Mme Lagarde a pris la tête du FMI en 2011, après la démission de Dominique Strauss-Kahn, suite à l’affaire du Sofitel de New York dans laquelle il a bénéficié d’un non-lieu au pénal. Son mandat de cinq ans arrive à son terme à la fin de l’an prochain, mais elle fait savoir, en juin, qu’elle pourrait envisager un deuxième mandat si elle a le soutien des membres du FMI. Bien qu’il n’y ait aucune obligation à ce que le patron du FMI vienne d’Europe, la tradition a voulu que ce soit le cas depuis la création du FMI après la Deuxième Guerre mondiale, alors que la Banque mondiale est dirigée par un Américain.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
EL Moudjahid

Nous avons testé pour vous : Chriky, le crowdfunding débarque en Algérie

Financer son projet par les autres, c’est possible avec le crowdfunding qu’on appelle aussi le financement participatif. Le principe est simple, il existe des plateformes de crowdfunding un peu partout dans le monde. Vous proposez votre projet détaillé, votre idée est traitée par une équipe de professionnels qui accepte ou pas sa publication sur le site. Une fois diffusé, à vous de faire votre petite publicité, pour que votre famille, vos amis ou même des étrangers vous aident. La devise est que chacun donne une petite somme d’argent, pour que le porteur du projet puisse réaliser son rêve.

Si la somme d’argent requise n’est pas atteinte, aucun virement n’est fait et donc l’initiateur du projet ne reçoit rien. Si, au contraire, l’objectif est atteint, les investisseurs n’en sortent pas bredouilles. Une contrepartie symbolique est offerte à tous ceux qui ont participé au financement, où les investisseurs deviennent des actionnaires.

Chriky, l’unique plateforme de crowdfunding en Algérie

Mohamed et Soumia sont financiers, Ayoub est étudiant en communication et Sofiane prépare son doctorat en informatique à l’université de Dublin. Ensemble, ils ont décidé de se lancer dans le crowdfunding en Algérie. Ils ont donc conçu l’unique plateforme en Algérie, nommée « Chriky ». Le terme Chriky qui veut dire associé, n’a pas été choisi au hasard.  Sur cette plateforme, chaque investisseur devient associé ou actionnaire du projet. « Nous avons opté pour l’Equity Crowdfunding, qui est le crowdfunding avec contrepartie financière pour le compte des investisseurs », nous dévoile Sofiane.

Au niveau de la contribution, les modes de paiement ne sont pas les mêmes qu’à l’étranger, vue l’absence de paiement en ligne, qui devrait se généraliser en fin d’année 2015Chriky a donc choisi le paiement par chèque, qui est, selon Sofiane, une méthode « sûre et efficace, en attendant le paiement électronique ». Les chèques sont dans un premier temps une garantie de la part des investisseurs. Une fois l’objectif de la collecte atteint, ils seront encaissés sur le compte de la société nouvellement créée.

Pour le moment, aucun projet n’a été mis en ligne, mais un des cogérants affirme qu’ils en ont reçu bon nombre, dans différents secteurs d’activités. Les projets sont étudiés avec minutie par les financiers, et les critères de sélection sont « la rentabilité financière et le potentiel de croissance », dit-il, les seuls arguments concrets qu’un investisseur prend en compte.

Comment fonctionne Chriky ?

Chriky lance une nouvelle version simplifiée de sa plateforme. TSA l’a testée.

L’utilisation de Chriky est simple ! Sur le site www.chriky.com, il faut d’abord s’inscrire, en remplissant un formulaire avec vos données personnelles. Une fois cette étape terminée, il vous faudra « déposer votre projet ».

Cette étape consiste à donner des informations générales sur le projet, tels que le nom, le montant de la collecte, l’apport personnel, les délais de la quête, ainsi qu’un petit résumé du projet, accompagné d’un logo.

L’étape suivante consiste à décrire le projet dans toutes ses formes. De sa genèse à son futur, en passant par les motivations, la présentation de l’équipe et la stratégie de rentabilisation du projet. Il est même possible d’ajouter une vidéo pour illustrer. Le contenu de ces étapes sera accessible à tous les visiteurs. À partir de là, les fondateurs commenceront à étudier le projet, en attendant l’envoi du dossier administratif et financier par les initiateurs, pour validation.

Le dossier financier contient un business plan, un bilan d’ouverture, un plan de financement de trois ans et le titre de propriété d’un local. Conscients que le dossier est consistant, et difficile à constituer par n’importe qui, les fondateurs de Chriky proposent une assistance pour former le dossier et établir une faisabilité financière.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
tsa-algerie

Baisse des cours du pétrole: axes directeurs de la relance économique pour l’Algérie entre 2015/2020

abderrahmane mebtoul

Rapport remis au Premier ministre le 15 janvier 2013 par le Professeur MEBTOUL:

Face aux mutations mondiales et à la baisse du cours des hydrocarbures, bilan et axes directeurs de la relance économique pour l’Algérie entre 2015/2020.

Au moment ou avec la chute du cours des hydrocarbures, posant la problématique de la sécurité nationale, l’Algérie risque de connaitre d’importantes tensions budgétaires , nécessitant un Front social interne solide, tenant compte des différentes sensibilités sociales grâce à un dialogue productif au profit exclusif de l’Algérie et une réorientation urgente de la politique socio-économique afin d’éviter le drame des impacts des année 1986, j’ai jugé utile de mettre à la disposition du large public l’audit réalisé sous ma direction assisté de 20 experts internationaux (économistes- sociologues-juristes-ingénieurs), remise et remis au Premier Ministre le 15 janvier 2013 ( six volumes 900 pages) que certains soi- disant experts qui ont induit en erreur l’opinion publique ont maintenant un autre discours mais n’étant pas crédibles (1).

Cet audit a été réalisé à la demande de Mr Abdelmalek SELLAL, homme de dialogue, qui nous a donné comme instruction de privilégier uniquement les intérêts supérieurs du pays et de dire la vérité, rien que la vérité, sans sinistrose, ni autosatisfaction. Cet audit réalisé avant la baisse du cours des hydrocarbures de juin 2014 au niveau mondial mais avec des prémisses dues à la chute en volume physique des exportations de SONATRACH depuis fin 2007, est d’une actualité brûlante. J’ai jugé utile de détailler le volume VI sur les neuf leçons à tirer pour relancer l’appareil productif. Le contenu de cette brève synthèse n’a subi aucune modification. Au lecteur de juger, ayant insisté fortement en préface que la bataille de la relance économique future de l’Algérie et notre place dans la compétition mondiale se remportera grâce à la bonne gouvernance et notre capacité à innover. Je résume cet audit en DIX axes directeurs partant du constat et des recommandations concrètes loin de toute abstraction théorique. Les louanges contre en contrepartie d’une rente sont contreproductives. Face aux tensions géostratégiques, des stratégies d’adaptation étant nécessaires tant au niveau extérieur qu’intérieur, espérons avoir fait œuvre utile pour le devenir de l’Algérie pour un devenir meilleur

1.-La politique socio-économique depuis l’indépendance politique rentrant dans le cadre du programme de Tripoli a été menée exclusivement par l’Etat avec plusieurs variantes : constat et recommandations

De 1965 à 1979 avec une orientation exclusive vers l’investissement productif, celle-ci s’est effectuée autour de l’Etat omniprésent sur l’ensemble du cycle: planification, financement, réalisation de l’investissement et production. De 1980 à 1990 la politique a été orientée essentiellement vers les infrastructures BTPH et les activités commerciales. De.1991 à 2000 du fait de la situation particulière qu’a connu l’Algérie avec l’avènement du terrorisme et la cessation de paiement on ne peut à proprement parler de politique de développement mais avec la cessation de paiement des ajustements macro-économiques et macro sociaux extrêmement douloureux du fait des exigences du FMI. De 2000 à 2014 du fait que la demande sociale a été compressée et des destructions massives entre 1990-2000, une politique orientée essentiellement vers les infrastructures.

2.- Paradoxalement, les paramètres macro-économiques de l’Algérie apparaissent comme positifs mais éphémère sans réformes structurelles: constat et recommandations.

Les tendances relatives aux grands agrégats révèlent une macro-économie sous contrôle relatif fonction des aléas de la rente des hydrocarbures qui représente 97/98% des exportations totales. La dette est maîtrisée grâce au remboursement par anticipation, moins de 4 milliards de dollars US. La balance commerciale a fortement bénéficié de la remontée des cours des hydrocarbures. Cependant depuis 2010, les importations suivent une tendance haussière, l’Algérie important 70% des besoins des ménages et des entreprises qu’elles soient publiques ou privées dont le taux d’intégration ne dépasse pas 15%avec un dépérissement du tissu industriel moins de 5% du produit intérieur brut -L’inflation qui a connu un niveau record en 2012( 8,9% selon les statistiques officielles) est relativement maîtrisée depuis fin 2013 mais compressée artificiellement par les subventions généralisées, non ciblées (25 milliards de dollars 2013/2014) ,en comptant les transferts sociaux(60 milliards de dollars soit 28% du PIB) et en encore qu’il faille éclater l’indice de l’ONS, et analyser les liens entre la répartition du revenu et le modèle de consommation par couches sociales, celui percevant 20.000 dinars par mois net n’ayant pas la même perception de l’inflation que celui qui perçoit 200.000 dinars. Le budget est équilibré de par la stabilisation des dépenses de l’Etat (même si elles restent à une proportion élevée du PIB) et grâce à l’appoint de la fiscalité pétrolière, encore que le budget prévisionnel de 2014 contenu dans la loi de finances préfigure des tensions budgétaires à venir en cas d’une chute du cours des hydrocarbures. Les banques notamment publiques qui concentrent plus de 85% des crédits octroyés se cantonnent en guichets administratif accompagnant peu les investisseurs et les taux d’intérêt aux entreprises restent encore élevés des taux d’intérêts bonifiés à certains segments ce qui ce qui reflète en partie la faible efficacité du système bancaire croulant sous le poids de surliquidités qu’elles n’arrivent pas à transformer en richesses réelles. Les banques publiques sont malades de leurs clients notamment les entreprises publiques (assainissement de plus de 60 milliards de dollars entre 1971/2013) 70% étant revenues à la casse e départ montrant que le blocage est d’ordre systémique. L’apurement des créances détenues par les cinq banques sur les entreprises publiques s’est traduit par des décaissements importants du Trésor.

3.-L’Algérie tente difficilement sa transition d’une économie publique vers une économie de marché à finalité sociale : constat et recommandations.

Le pays a opté au début de son indépendance pour une économie étatisée. Elle s ‘est ouverte à l’économie de marché à partir de la crise de 1986. Toutefois, l’économie algérienne reste encore une économie essentiellement publique. L’héritage socialiste est fortement présent dans la philosophie et les pratiques de la vie économique et sociale et dans celui de la pérennité de l’entreprise publique. L’industrie publique est largement obsolète et concentre des pertes totales malgré des assainissements répétés nécessitant sa restructuration et sa modernisation. Les ressources du pays sont significatives mais basées sur des rentes qui contribuent à anesthésier les volontés de changement. En dépit de certaines réformes timides –paradoxe plus le cours des hydrocarbures est faible plus on ressent le besoin de réformes, et ralentit lorsque le cours est élevé- la production, le commerce, la banque, l’emploi et les prix restent fixés par le gouvernement. La pression démographique rend l’Algérie de plus en plus dépendante des importations qui n’a pas jeté les bases d’un appareil productif capable d’affronter la concurrence internationale. Les différents revenus des rentes ne proviennent pas d’un véritable effort productif des intéressés et conduisent quasi inéluctablement à une mauvaise gestion macro-économique. L’absence de mise en place d’un appareil productif augmente chaque jour davantage les difficultés que rencontrera le pays lorsque la rente tendra vers l’épuisement. Actuellement, les considérations politiques à court terme l’emportent sur les perspectives à long terme. Tant que la majorité de l’électorat tirera ses revenus des emplois dans la fonction publique, qu’elle pourra bénéficier de services sociaux peu coûteux, les réformes fondamentales n’auront guère de chances de progresser de par l’opposition tant du grand public que de la technostructure censée mettre en œuvre ces changements. Le salaire au sein des branches est déconnecté de la productivité du travail avec la dominance des emplois rentes et des fonctionnaires et les branches qui exportent le plus ne sont pas forcément les plus ouverte et l’industrie manufacturière même embryonnaire est très tournée vers son marché intérieur. Les investissements directs étrangers hors hydrocarbures et dans les secteurs productifs sont très faibles, les étrangers étant attirés par les marchés publics du BTPH. L’agriculture constitue un réservoir important de main d’œuvre et peut servir en cas de chute du cours des hydrocarbures comme d’amortisseur social tout en diminuant la facture alimentaire assurant l’autonomie alimentaire mais la céréaliculture connait des rendements faibles qui souffrent des difficultés générales de l’économie. ;Le système bancaire doit faire l’objet d’une profonde restructuration à la suite de l’accumulation de créances douteuses auprès des banques publiques. D’ une manière générale, les entreprises privées sont présentes surtout dans le secteur des services avec prédominance du commerce de détail, dans les petites entreprises de BTPH et du secteur manufacturier traditionnel. Excepté les hydrocarbures, de certains segments des télécommunications, de quelques sociétés mixtes, le secteur étranger productif est marginal. Paradoxalement, l’Algérie fait alors massivement appel à l’assistance technique et aux firmes étrangères en même temps qu’elle les encadre dans le cadre de la règle des 49/51% instauré par la loi de fiances 2009, généralisée aux banques en 2010.

4.-Impacts de l’actuelle politique : les résultats de cette politique sont désormais nettement perceptibles sur plusieurs aspects stratégiques de l’économie algérienne. Il ne faut pas avoir une vision de sinistrose. Des réalisations mais des insuffisances qu’il s’agit impérativement de corriger: constat et recommandations.

Le comportement actuel est de type « semi-rentier » et ne recherche pas la réforme en profondeur de l’économie. La rente pétrolière génère plusieurs effets pervers de l’économie à son seul profit, ce qui renforce encore davantage la monoculture énergétique du pays. La surévaluation de la monnaie (de facto indexée sur le dollar). La facilité d’importation des biens alimentaires et des produits manufacturés rendus artificiellement moins coûteux. La diffusion du ‘’syndrome hollandais’’ dans l’industrie nationale drainée de ses ressources au profit des hydrocarbures avec l’ utilisation de la manne pétrolière pour éviter la vraie restructuration des entreprises qui reportent leurs problèmes économiques sur les banques (puis sur le Trésor public, et l’Etat et celui-ci sur les banques internationales, voire les fournisseurs). La dépendance technologique s’accentue avec le choix de solutions globales (produit ou bien clés en main) et d’origines nationales trop diversifiées (la plupart des fournisseurs de l’Est ont disparu). Ce système par croissance externe demande des capacités fortes de management que l’Algérie ne possède pas encore et donc ne lui permet pas de maîtriser seule son propre modèle d’industrialisation. Par ailleurs, ces concepts sont conçus autour de produits qu’il faut faire évoluer et qui se heurteront aux traditionnels accords exclusifs de distribution des grands groupes, lors de tentatives d’exportation.

5-Cette politique a finalement débouché sur l’engrenage d’une triple dépendance financière levée avec le rebond du cours des hydrocarbures entre 2002/2008 où l’Algérie a épongé une grande partie de sa dette extérieure, pétrolière et technologique: constat et recommandations.

L’orientation quasi exclusive de cette industrie sur la substitution des produits importés a généré des déperditions et les surcoûts classiques liés à une non optimisation des capitaux investis. Par ce phénomène, l’Algérie s’est insérée (malgré elle) dans la division internationale du travail comme fournisseur exclusif d’énergie. La configuration autarcique de l’industrie et son caractère politique ont renforcé sa dépendance envers les seuls produits commercialisables avec ses principaux partenaires commerciaux (le brut, puis le gaz). Les exigences de l’outil réalisé ont accru la dépendance à l’égard des cours et des revenus pétroliers, seule source de flux financiers externes. Le lancement de capacités industrielles a nécessité la mise en œuvre de contrats « clés – ou produits en main », avec recours aux techniques étrangères d’où :-dépendance technologique (pièces de rechange, maintenance et formation) ; multiplicité des processus liés aux différents pays à l’origine des lignes de crédit et problèmes de propriété industrielle et de licences pour permettre l’évolution des produits, qui en général n’a pas été rénovée, ce qui a creusé l’écart technologique et favorisé les produits importés. L’industrie souffre d’une faible rentabilité et d’importants surcoûts propres aux économies dirigées et les systèmes de prix sont souvent déconnectés de la conjoncture économique. Les systèmes d’approvisionnement ou de négociations contractuelles nées du code des marchés publics sont lents et coûteux. La vocation sociale des entreprises s’est allégée mais a fortement imprégné les mentalités. Les systèmes de cooptation des personnels entraînent des sureffectifs et une gestion laxiste. La grande industrie a insuffisamment contribué au développement du tissu industriel et a parfois utilisé son statut public pour croître sans considération pour la réglementation. La plupart des grands complexes ont cherché à tout intégrer non seulement les activités industrielles classiquement sous-traitées, mais aussi des fonctions aisément disponibles sur le marché (nettoyage, gardiennage, restauration…). Ce n’est que sous la pression économique qu’elles ont tardivement externalisé ces activités et parfois avec succès. La faible considération pour l’environnement va générer de graves difficultés pour attirer des groupes internationaux qui connaissent parfaitement l’évolution de la jurisprudence internationale. L’interprétation unilatérale de la réglementation a également généré des abus qui peuvent demain générer des contentieux internationaux comme en témoigne les nombreux litiges dont ceux de Sonatrach à l’international et l’importance de la sphère informelle (propriété intellectuelle)

6-La gestion actuelle du commerce extérieur, héritée du système passé entrave le fonctionnement de l’industrie, y compris à l’exportation: constat et recommandations.

L’objectif de protection de l’industrie naissante a généré une gestion bureaucratique des procédures d’importation qui est devenu un terreau pour de nombreuses pratiques non conformes. L’adhésion de l’Algérie à l’OMC serait un signal fort pour simplifier ce système obsolète mais les habitudes prises ont généré des monopoles lucratifs et puissants qui seront lents à disparaître ou à contourner. Les formalités de contrôle des changes restent encore largement interprétées par le personnel des banques qui garde la nostalgie de la puissance de son rôle de contrôleur. Concernant l’investissement étranger, les multinationales recherchent classiquement des avantages comparatifs pour produire de façon compétitive pour un marché local solvable mais aussi vers un marché régional et/ou mondial, en intégrant leurs capacités commerciales et productives, d’où l’importance de l’intégration du Maghreb pont entre l’Europe et l’Afrique où l’Algérie pourrait trouver des avantages comparatifs. Le modèle à dominance étatique à taux d’intégration verticale élevé va à l’opposé des nouvelles mutations mondiales. Les lourdeurs bureaucratiques (délais de négociation et de mise en place) et l’incertitude juridique (taux douaniers, fiscalité, réglementations) ont encore renforcé l’image d’un marché difficile et fermé, isolant l’Algérie des nouvelles mutations mondiales. Le problème essentiel à résoudre est la mise en place de subventions ciblées budgétarisées par le parlement afin d’éviter des transferts artificiel des bénéfices par les prix de cession visant l’optimisation fiscale vers les lieux fiables et peu imposés, la distorsion de la concurrence, le monopole, source de surcouts. Il s’agira d’améliorer le système d’information (limitation de l’accès aux données nationales pour les sociétés étrangères), éviter la distorsion des systèmes fiscaux- la distorsion dans l’accès aux données technologiques.

7.-Le fait marquant en ce XXIème siècle, est l’internationalisation des économies qui rend obsolètes les systèmes autarciques: constat et recommandations.

La politique des Etats est souvent un dosage voire une oscillation entre libéralisme et interventionnisme excessifs. Dans la plupart des pays, l’Etat a largement réorienté son action. L’impulsion, la coordination dominent désormais les politiques directives ou l’intervention directe dans le processus de production. De maître d’œuvre, l’Etat évolue vers un rôle d’organe de régulation par un certain nombre de leviers dont il reste maître (taux du crédit, taux de change, déficit budgétaire, poids de l’impôt et des services publics…) et de réglementation (commerce, taxes, télécommunications, transports, droit du travail…). La globalisation économique a été impulsée par les multinationales puis par les États ; désormais elle devient un phénomène politique et économique copié par les États eux-mêmes pour les grands secteurs stratégiques. Ce sont les Etats souverains qui signent les accords créant un cadre propice aux échanges (CEE, ASEAN, MERCOSUR). Les organismes supranationaux assurant souvent l’application des règles entre les partenaires. Ainsi, l’OMC , à laquelle veut adhérer l’Algérie est une institution chargée d’appliquer une législation et d’arbitrer les conflits entre les Etats membres par l’intermédiaire de l’ORG ( organe de Règlement des Différents). Cela ne saurait signifier la fin du rôle de l’Etat mais un rôle stratégique dans la régulation. La problématique de la mondialisation implique une politique d’ouverture de l’Algérie qui doit aborder les questions sous un autre angle. L’insertion dans l’organisation internationale de l’industrie et des services, est une urgence pour l’Algérie qui ne commence que progressivement (à partir des hydrocarbures) à s‘adapter avec les mesures d’appui nécessaires :-Développement de la concurrence globale-Développement de la concurrence sur les marchés intérieurs -Accès aux marchés extérieurs -Importance accrue de la recherche-développement et de la technologie dans les stratégies d’entreprise -Concurrence régionale à assurer -Participation des systèmes d’approvisionnement internationaux (global sourcing) -Développement des PME/PMI à l’exportation -Accroissement des investissements internationaux -Accords de coopération, exploitation de licences -Prise de conscience de notions d’engagements de niveau de service, de qualité, de juste à temps -Participation aux nouveaux réseaux mondiaux : logistique, Internet, financiers, distribution. La CEE est le premier partenaire et surtout son principal débouché à l’exportation tandis devant tenir compte que les USA (gaz/ pétrole de schiste) représentant environ 20% des recettes de Sonatrach seront de rudes concurrents notamment sur le marché européen dès 2017. Pourtant, dans un contexte de ralentissement économique, l’Algérie maintient toutefois son programme de réformes structurelles tout en essayant d’atténuer leur coût social. Dans le cadre de son adhésion à la CEE et éventuellement de son adhésion à l’OMC, l’Algérie est tenu d’ouvrir son champ de coopération multilatérale ce qui devrait renforcer encore les échanges croisés notamment en prenant des engagements sur le démantèlement de ses protections douanières ( reportés à horizon 2020 au lieu de 2017) et l’ouverture graduelle de son marché avec notamment :-La réduction des quotas à l’importation pour les produits agricoles -La mise en place d’un taux douanier maximal pour les produits industriels -Un accord sur les technologies de l’information -La libéralisation du commerce des services et de l’accès au marché des services impliquera un champ large de partenariats multilatéraux tant régionaux qu’européen, le renforcement de ses réformes structurelles dont la privatisation et la démonopolisation, dépassant le cadre d’un secteur public hypertrophié par rapport au secteur privé, de revoir ses normes de gestion , l’Etat algérien dépensant 2 fois plus que la moyenne des pays émergents pour avoir deux fois moins de résultats économiques et sociaux d’Asie et de lutter contre la sphère informelle représentant plus de 50% de la superficie économique. Le système de droits douaniers conçus comme freins à l’importation avec des montants excessifs doivent être modernisés en fonction de l’adhésion à l’OMC. Actuellement, ils favorisent la fraude et l’économie informelle. De façon analogue les charges fiscales sont proches des niveaux européens et sont à la fois trop importantes et associées à un système fiscal complexe et d’application aléatoire. La déficience des réseaux de distribution des matières premières, matériaux et/ou pièces de rechange rend impossible la réactivité et la logistique demandée par la sous-traitance internationale. La faiblesse des infrastructures de services et la difficulté d’acquisition de foncier industriel posent le problème des facilités matérielles à créer de nouvelles activités. Enfin il s’agira d’améliorer l’environnement: institutions, infrastructures y compris Restriction des échanges / actions antidumping , revoir les subventions en fonction de l’intérêt local -moderniser les télécommunications, les compétences humaines, le système d’enseignement) et constituer une base de données précise sur les exportations -Financement- garanties de la prospection et des opérations.

8.-Les filières les plus dynamiques sont des dérivées des hydrocarbures mais tfortement capitalistiques: constat et recommandations.

Les produits en progression mondiale sont ceux qui tirent la croissance des pays convergents. Sur les dérivés du gaz, l’Algérie dispose d’un potentiel très fort attesté par des ACR exceptionnels : -Gaz naturel et certains dérivés de la pétrochimie (historiquement les engrais) ; -chimie de synthèse de base (notamment l’ammoniac et l’acide nitrique à partir du reforming du gaz). Les autres produits en progression mondiale sur lesquels l’Algérie peut se positionner sont l’agroalimentaire. Les activités les plus dynamiques sont à la fois capitalistiques et ne génèrent que peu d’emplois. Sur ce point, le secteur privé semble à la fois le plus dynamique tout en générant de meilleures performances au niveau des ratios de base (CA et VA/ salarié). Les intentions d’investissement sont par ailleurs cohérentes avec les rentabilités enregistrées sur les différentes branches. L’Algérie devra renforcer la sous-traitance ou associations avec les grands groupe – d-Participer aux chaînes d’approvisionnement mis en place par les multinationales (concept de ‘’supply chain’’), la structure financière et humaine des petites entreprises, augmenter les parts de marché par le renforcement des positions géographiques ciblées , à terme les avantages comparatifs étant en Afrique en vue d’accroître chiffre d’affaire et parts de marché. L’Algérie doit d’améliorer l’efficacité des importations et attirer les investissements à forte valeur ajoutée, mettre en place une relation proportionnelle entre les investissements étrangers et le marché intérieur. Pour accroitre la compétitivité internationale,il s ‘agira d’accroître les dépenses en recherche /développement, renforcer les entreprises pilotes, améliorer les capacités des PME (gestion de bases, incitations en matière d’implantation, promotion des réseaux d’entreprises, améliorer les fonctions de l’entreprise, les infrastructures contribuant à la chaîne logistique. L’objectif stratégique sera de diminuer les systèmes bureaucratiques de contrôle au profit de suivis à posteriori et informatisés tendant vers la simplification des formulaires, de prévoir des modes de financement appropriés, comme les garanties de la prospection et des opérations de petite taille et les opérations d’encouragement des investissements internationaux dans l’industrie grâce à la promotion des réseaux, associations professionnelles, normes et qualifications demandant compétences techniques et qualifications pointues. L’encouragement de toute forme d’investissement productif étranger passe par la mise en place de systèmes d’assurance-garantie contre le risque économique, un co-partenariat gagnant/gagnant nécessitant de l’ Amélioration de l’appui institutionnel (collaboration universités/ secteur public/ entreprises privées).

9. L’Algérie doit investir dans des segments au sein de filières internationalisées pour avoir des avantages comparatifs: constat et recommandations.

Les choix de développement des filières doivent être cohérents avec les tendances lourdes internationales car les tendances incontournables à l’internationalisation des économies tendent à reléguer au second plan les politiques et contrôles nationaux au profit d’espaces économiques régionaux ( CEE) ou mondiaux (OMC). La libre circulation des produits génère une hyper-compétitivité qui demande une ré-allocation rapide des ressources à l’échelle régionale (demain à l’échelle mondiale). Le maintien abusif de filières non compétitives équivaut à une subvention indirecte mais surtout, en empêchant une optimisation des capitaux investis, pénalise l’avenir des filières les plus dynamiques. Les analyses du commerce international, sur une période longue, montrent que les branches industrielles ont un cycle de vie analogue aux produits industriels, cependant plus complexe. Les pays ‘’convergents’’ (qui ont rattrapé le niveau de vie du groupe des anciens pays industrialisés) sont ceux qui ont renforcé leurs avantages sur les produits dynamiques. La productivité apparente du capital (valeur ajoutée par unité de capital installé) baisse dans tous les pays ce qui est cohérent avec le cycle économique actuel et les technologies qui ont généré de la surcapacité. Il faut donc examiner d’autres paramètres qui expliquent la productivité globale des facteurs de production (part de la croissance qui ne s’explique pas par la progression du stock de capital et de travail mais par l’immatériel). L’utilisation des statistiques du commerce international permet de révéler les caractéristiques des tissus industriels, de dégager la structure de spécialisation d’un pays, notamment sa capacité d’insertion internationale. Cette méthode des ‘’Avantages Comparatifs Révélés’’ (ACR) mesure la compétitivité à moyen-long terme d’un secteur d’activité. Le taux de change effectif réel (TEER) mesure le rapport des prix des biens du pays étudié convertis en $, avec la moyenne des prix en $ de ces mêmes biens auprès des principaux partenaires commerciaux du pays considéré. C’est un indicateur de compétitivité. Une augmentation de cet indice traduit une appréciation des prix, donc une perte de compétitivité. Les analyses montrent que les entreprises privées sont un terrain de plus grand dynamisme économique que les entreprises publiques car elles s’ajustent plus rapidement au marché et font une meilleure allocation des ressources. Leur poids dans l’économie est un facteur indicatif d’adaptation important. Les choix de développement des filières doivent coller avec la structure socio-économique et culturelle du pays. La forte démographie a généré un fort accroissement de la population algérienne, allant vers 50 millions d’habitants horizon 2030 (38 millions d’habitants au 01 janvier 2013). Les emplois créés dans le secteur lourd à forte intensité de capital coûtent entre 4 et 10 fois plus que dans une PMI. Ceci résulte en une industrie peu créatrice d’emplois dans un pays à forte croissance démographique. La dépendance technologique propre à l’outil industriel existant ne peut plus s’accorder de l’absence d’ouverture du capital vers les groupes internationaux et du contrôle rigide du commerce extérieur. Pour les entreprises privées, les performances sont encore freinées par le savoir-faire entrepreneurial limité mais aussi par la difficulté d’accès aux technologies modernes et par des normes de qualité obsolètes. En plus de la mobilisation de l’épargne domestique ( faible bancarisation ) où tout se traite en cash avec l’importance de la sphère informelle contrôlant 40/50% de la masse monétaire en circulation , l’on doit mettre en place des réseaux pour une meilleure attractivité du pays aux IDE ainsi qu’aux fonds de la communauté émigré Ceci devrait être géré par le système bancaire qui reste à moderniser car il ne dispose d’aucun des outils permettant de favoriser l’équipement, donc le développement de l’entreprise (par exemple : crédit-bail, escompte des traites, nantissement des marchés publics, etc…). Le poids historique de la lourdeur bureaucratique caractérise l’ensemble des organismes qui interviennent dans le cycle de la vie de l’entreprise est une entrave constante au fonctionnement efficient de celle-ci. Leur disparition ne sera que progressive. Ceci est probablement aggravé par un système judiciaire lent, peu transparent et non adapté à une économie moderne. n-L’important est donc la spécialisation non pas dans les branches (vision dépassée) mais dans la dynamique des produits-o-La spécialisation d’un pays dans le commerce international révèle sa compétitivité au moyen-long terme au niveau sectoriel.

10.- En résumé , l’audit a fait treize propositions que j’énumère brièvement : Proposition numéro 1 : améliorer l’efficacité de la dépense publique et aller vers la décentralisation Proposition numéro 2-création de technopoles et encouragement de l’entreprenariat féminin- Proposition numéro 3 : lutte contre la bureaucratie : intégrer la sphère informelle et réorganiser les corps de l’Etat -Proposition numéro 4 : contrôle transparent- adaptation au droit international et allègement des procédures administratives -Proposition numéro 5- revoir la gestion des caisses de sécurité sociale conciliant système par répartition et système par capitalisation, équité et efficacité -Propositions numéro 6- Mise à niveau ciblé pour dynamiser le tissu productif en déclin et impulser les nouvelles technologies -Propositions 7- Les huit mesures pour dynamiser les PMI/PME – Proposition numéro 8- Améliorer le niveau de l’Ecole et des Universités y compris la formation professionnelle -Proposition 9- Les dix propositions pour une transition énergétique de l’Algérie-Propositions 10- Accroître la production locale du médicament-Propositions 11.- Dynamiser le tourisme intimement lié à l’artisanat et l’environnement – Propositions 12–Création d’entreprises à partir du recyclage des déchets-Proposition 13- Les sept actionspour dynamiser le système financier et la Bourse d’Alger.

Face à cette situation que l’Algérie peut surmonter disons la vérité, rien que la vérité et privilégions les intérêts supérieurs du pays afin de ne pas renouveler le scénario des impacts de la crise de 1986: crise financière avec la chute des cours d’hydrocarbures, crise économique, crise sociale et crise politique avec le drame que l’on connait. Il y va de la sécurité nationale.

Professeur des universités, docteur d’Etat (1974) -expert international –Dr Abderrahmane MEBTOUL

(1)- Plan du rapport : -I- Problématique : Le dialogue facteur déterminant de la relance économique (volume1) -II -Quelle est la situation actuelle de l’économie algérienne en 2013 .- Données macro-économiques (volume2) -.Pourquoi des résultats si mitigés : le climat des affaires ?- –Effritement du système d’information et données officielles biaisées- L’Algérie face à l’épuisement de ses réserves : vers un Mix énergétique -III -L’Algérie face aux enjeux géostratégiques de la mondialisation (volume3) -L’Algérie face à la problématique de la sécurité au Sahel et en Méditerranée–Les entreprises algériennes face aux mutations mondiales-L’Algérie doit s’engager dans des réformes pour bénéficier des effets de la mondialisation et des Accords de libre échange –Exemple concret : Renault en Algérie : seule une co-localisation peut assurer la rentabilité de l’usine -IV-La stratégie industrielle doit s’insérer dans le cadre du management stratégique et d’une bonne organisation de l’entreprise : axes de redressement du système socio-éducatif (volume 4) -V- Actions de la relance économique : les 14 propositions à moyen et court terme pour densifier le tissu productif (volume 5) -VI- Les neuf leçons à tirer pour relancer l’appareil productif (volume 6- résumé ci-joint)

Source: 
Algerie1

La LFC 2015 publiée sur le journal officiel Les budgets ministériels en chiffres

Avec la publication de la loi de finances complémentaire 2015 (LFC 2015), au Journal officiel no 40, une nouvelle répartition par département ministériel des crédits ouverts au titre du budget de fonctionnement de la loi de finances 
complémentaire 2015 ont été établies. Dans ce tableau est défini le département, son budget. Entre parenthèses, il est noté que certains sont restés inchangés alors que d'autres 
ont été révisés en hausse ou en baisse par rapport à la loi des finances initiale  (montant en DA):
 
- Présidence de la République                           8.387.854.000 (inchangé) 
- Services du Premier ministre                          3.683.124.000 (en hausse) 
- Défense nationale                                      1.047.926.000.000 (inchangé) 
- Affaires étrangères et coopération internationale  42.251.388.000 (en hausse) 
- Intérieur et collectivités locales                   586.812.042.000 (en hausse) 
- Justice                                               77.588.291.000 (en hausse) 
- Finances                                            92.422.138.000 (en baisse) 
- Industrie et Mines                               5.544.058.000 (en hausse) 
- Energie                                              46.832.108.000 (en hausse) 
- Moudjahidine                                             252.333.450.000 (inchangé) 
- Affaires religieuses et Wakfs                      27.068.643.000 (en hausse) 
- Commerce                                             24.466.345.000 (en hausse) 
- Aménagement Territoire, Tourisme et Artisanat 6.269.283.000  
- Agriculture et Développement rural               255.301.097.000 (en hausse) 
- Ressources en Eau et environnement  21.364.492.000 (en hausse) 
- Habitat, Urbanisme et Ville                  22.870.480.000 (en hausse) 
- Travaux publics                                    20.150.760.000 (en hausse) 
- Transports                                            12.732.139.000 (en hausse) 
- Education nationale                             746.643.907.000 (inchangé) 
- Enseig.sup. et Recherche scientifique  300.333.642.000 (inchangé) 
- Formation et Enseignement professionnels 50.803.924.000 (inchangé)   
- Travail, Emploi et sécurité sociale      235.093.821.000 (en hausse) 
- Culture                                                  25.789.795.000 (inchangé) 
- Solidarité nat. famille et Condition de femme 131.883.688.000 (en hausse) 
- Relations avec le Parlement                 276.609.000 (inchangé) 
- Santé, Population et réforme hospitalière 381.972.062.000 (inchangé) 
- Jeunesse et Sports                                        40.641.561.000 
- Communication                                    18.985.961.000 (en hausse) 
- Postes et TIC                                       3.985.130.000 (inchangé) 
- Pêche et Ressources halieutiques        2.417.248.000 (en hausse) 
- Charges communes                              479.447.454.000 (en baisse) 
 
- Total du budget de fonctionnement   4.972.278.494.000 (inchangé)

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
liberte

Les 10 parcs naturels d'Algérie

Plus grand pays d'Afrique, la richesse de la faune et de la flore du pays et sans doute une des plus exceptionnelle du continent. C'est pourquoi l'Algérie a créé dix parcs naturels nationaux afin d'assurer au mieux la conservation des échantillons représentatifs de la grande variété de paysages, de forêts, de plantes et d'animaux qui font la diversité du pays.

La création de ces milieux naturels protégés vise à trouver le meilleur équilibre entre les biotopes et biocénoses qui les constituent.

D'est en ouest, du nord au sud, l'Algérie a créé, dès 1983, des réserves naturelles de la biosphère protégées par décrets présidentiels.

Ces parcs abritent une flore impressionnante dont la diversité et la rareté sont peu communes. Un nombre important de mammifères ainsi qu'une multitude d'espèces d'oiseaux s'y côtoient s'alliant aux formations rocheuses exceptionnelles, aux lieux historiques, aux ruines et gravures rupestres. Chaque parc a sa spécificité. Chaque parc est inestimable.

  • Le Parc National de l'Ahaggar

    Le Parc National de l'Ahaggar est situé dans le sud de l'Algérie dans le massif du Hoggar, il fait partie de la wilaya de Tamanrasset. Il a été classé parc national en 1987, et a été proposé en 1988 sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Le parc de l'Ahaggar s'étend sur une surface de 450 000 km² et abrite un patrimoine culturel et naturel fascinant. Il renferme des sites archéologiques datant de 600 000 à un million d'années. Véritable musée à ciel ouvert.

  • Le Parc National de Belezma

    Le parc national de Belezma est situé dans la wilaya de Batna. Il a été classé parc national en 1984. Le parc s'étend sur une superficie de 26 250 ha et présente un ensemble montagneux avec des reliefs accidentés, des pentes accentuées et une importante végétation. Le parc de Belezma marque le début du massif des Aurès.

  • Le Parc National de Chréa

    Le parc national de Chréa s'étend sur une superficie de 26 000 ha. Il est situé à une cinquantaine de km au sud-ouest d'Alger au cœur de l'Atlas blidéen. Chréa a été classé parc national en 1983. En 2002 l'UNESCO à reconnu le parc comme réserve mondiale de la biosphère. Le parc abrite pas moins de 1200 espèces végétales et animales notamment le cèdre, le chêne liège, le chêne vert et le pin d'Alep.

  • Le Parc National du Djurdjura

    Le parc national du Djurdjura est situé au nord est de l'Algérie dans une région montagneuse très accidentée entre Bouira et Tizi-Ouzou. S'étendant sur une superficie de 18 500 ha c'est un parc atypique. Son climat méditerranéen et continental fait de lui un des plus riches biotopes montagneux. Il compte pas moins de 600 espèces végétales.

  • Le Parc National d'El-Kala

    Le parc national d'El Kala est situé au nord-est de l'Algérie. Il a été classé parc national en 1983 et réserve mondiale de la biosphère en 1990 par l'UNESCO. Le parc s'étend sur une superficie de 76 438 ha ce qui en fait l'un des plus grands parcs nationaux d'Algérie et le plus riche du nord du pays. Il comprend plusieurs ensembles naturels ainsi que la faune et la flore les plus diversifiés du pays.

  • Le Parc National de Gouraya

    Le Parc National de Gouraya est situé sur la côte Est de l'Algérie dans la Wilaya de Béjaia. D'une superficie de 2080 ha le parc présente des richesses archéologiques et esthétiques exceptionnelles, notamment le pic des singes, le fort de Gouraya, la promenade de Cap Carbon et les merveilleuses falaises. En 2004 le parc a été reconnue comme réserve de biosphère par l'UNESCO.

  • Le Parc National du Tassili n'Ajjer

    Le Parc National du Tassili n'Ajjer est situé au sud-est de l'Algérie dans le massif du Tassili n'Ajjer à Djanet dans la wilaya de Illizi. En raison de la grande richesse du parc notamment ses célèbres gravures et peintures rupestres, le Tassili a été classé parc national en 1972. Le parc a été, par la suite, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité en 1982 par l'UNESCO, et classé réserve de l'homme et la biosphère en 1986.

  • Le Parc National de Taza

    Le parc national de Taza est situé au nord-est de l'Algérie au niveau du massif forestier du Guerrouche près de Jijel. Le parc s'étend sur une superficie de 3807 ha et considéré comme unique dans la bassin méditerranéen de part sa diversité. Le parc national de Taza est composé de zones de montagnes à altitudes peu élevées. Son point culminant est le Mont Koudiet El Kern à 1121 mètres d'altitude. Le parc de Taza est reconnue par l'UNESCO depuis 2004 comme réserve mondiale de la biosphère.

  • Le Parc National de Théniet El Had

    Le parc national de Théniet El-Had est situé au nord-ouest de l'Algérie dans la wilaya de Tissemsilt. Il s'étend sur une surface de 3425 ha dont 2968 ha sont recouvert de végétation. Sa flore est constitué principalement de chênes de l'Atlas, de chênes vert, de chênes liège et de chênes zen.

  • Le Parc National de Tlemcen

    Le Parc National de Tlemcen est situé au nord-ouest de l'Algérie. Il s'étend sur une superficie de 8225 ha est riche en biodiversité avec une variété exceptionnelle de faune et de flore. Le parc abrite également des sites d'importance historique comme les ruines de la Mansourah et naturel comme les cascades légendaires d'El Ourit. Il a été classé parc national en 1993.

  • Les 10 Parcs Nationales Naturels d'Algérie

    Le Parc National de l'Ahaggar; Le Parc National de Belezma; Le Parc National de Chréa; Le Parc National du Djurdjura; Le Parc National d'El-Kala; Le Parc National de Gouraya; Le Parc National de Tassili n'Ajjer, Le Parc National de Taza; Le Parc National de Theniet El-Had et Le Parc National de Tlemcen.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
huffpostmaghreb

Le plan des patrons (FCE) présenté à Sellal : "blanchir" l'argent "gris" et s'attaquer aux subventions

Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) a présenté lundi 27 juillet 2015 son "Plan d'émergence économique de l'Algérie" au Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Objectifs annoncés : réduction des importations, des exportations hors hydrocarbures à 10 milliards de dollars, une croissance de 7 à 8% sur cinq ans et la création de 60.000 emplois directs.

L’Algérie doit diversifier ses exportations pour ne pas être tenue en haleine à chaque fluctuation du prix du baril, estime le FCE. Le président du Forum, Ali Haddad, a déclaré lors d’une conférence de presse, organisée ce 27 juillet à l’Aurassi, que "l’Algérie est tenue de développer ses capacités d’investissement nationales, aussi bien publiques que privées afin d’assurer l’expansion des produits des biens et des services".

Elle doit pour cela "engager des réformes dans le domaines économiques et surtout au niveau des entreprises tout en sauvegardant l’aspect social" a-t-il ajouté en insistant sur l'urgence pour le pays de "diversifier ses productions et ses exportations".

 

 

Ces objectifs peuvent être atteints, selon Ali Haddad, moyennant la libération des potentiels et des initiatives de production et l’ouverture du champ de l’investissement, la consolidation du rôle régulateur de l’état, et la dépénalisation des actes de gestion.

Omar Ramdane et Ali Haddad au cours de la conférence de presse

La dépénalisation des actes de gestion a été traduite par l'adoption par le gouvernement d'amendement du code pénal allant dans ce sens. Ali Haddad a qualifié la mesure de "décision historique" qui faisait partie des préconisations contenues dans le plan d’émergence économique du FCE.

Pour une "libéralisation de l’investissement"

Ce plan, présenté au gouvernement, se décline en trois types de mesures : 16 structurelles, 23 sectorielles et 2 relatives aux subventions et soutient de l’Etat. "La stratégie du développement économique proposée par le FCE est en parfaite symbiose avec les orientations de l’économie nationale" a assuré Ali Haddad.

C'est un plan qui "répond à une situation d’urgence" a souligné de son côté le vice-président de l'organisation patronale Brahim Benabdesselem. Il insiste sur la première mesure qui est un appel à appliquer l’article 37 de la constitution algérienne garantissant la liberté du commerce et de l'industrie.

 

 

"Nous sommes pour la libéralisation des investissements, et nous demandons comme première mesure, l’application de l’article 37 de la constitution" a déclaré Benabdesselem qui est également membre de la commission économique du FCE.

300 milliards DA dans le circuit informel

Ali Haddad a exprimé sa satisfaction au sujet de la loi de Finance complémentaire 2015 et du code du marché adopté lors du dernier Conseil des Ministres. Il s'est réjoui notamment de la décision d'interdire l'importation de produits fabriqués localement à une qualité égale et des réformes fiscales engagées au profit des entreprises.

Evoquant la fixation à 7% de la taxation forfaitaire libératoire, inscrite le 22 juillet dans la loi de finances complémentaire (LFC) 2015, applicable aux capitaux du circuit informel, le FCE propose également la bancarisation des fonds informels aussi bien en dinars qu’en devises, par le paiement de 7% sur l’argent "gris".

Cet argent "gris" que les responsables du FCE différencient de l'argent "noir" est celui qui est détenu par les mandataires, grossistes et détaillants etc... qui ne sont pas acquittés de leurs impositions). Des fonds "gris" estimés à 300 milliards DA.

 

 

Omar Ramdane, président d’honneur du FCE a apporté la précision : l’argent gris n’est pas l’argent sale ou noir. L’assainissement fiscal s’adresse aux opérateurs en délicatesse avec les impôts et non pas "l’argent sale, issu du terrorisme et du trafic de drogue".

Cet assouplissement ne vise pas à renflouer les caisses mais à remettre cette trésorerie dormante" estimée à 40 milliards de dollars dans le circuit économique. Il permettra à ses détenteurs, une fois blanchis aux yeux du fisc, d’entreprendre une "activité productive", explique Mohamed Laid Benamor, président de la commission Industrie du FCE et PDG du groupe Amor Benamor.

Sortir des subventions

Le FCE propose dans ce même document de 87 pages, un plan de rationalisation des subventions et aides de l’état dans tous les domaines. Pour le FCE, la politique de soutien des prix n'est pas juste et génère du gaspillage.

"Il n’est pas normal qu’une personne sans revenu paie un litre de lait au même prix que celui qui gagne 10 fois le Smic, sachant que l’Etat alloue 60 milliards de dollars à la subvention des produits de première nécessité et aux transferts sociaux, ce qui représente 30% du PIB", estime Ramdane Amar vice-président du FCE.

Il insiste sur la différence entre les transferts sociaux et les subventions de l’Etat. "Il faudrait sortir du soutien des prix pour aller au soutien des ménages. Ceci libérera tous les prix, évitera le gaspillage et les sorties des produits aux frontières ", a-t-il affirmé.

"Ces mesures réduiraient les coûts de subventions de l’Etat à 400 milliards DA (MDA), au lieu des 1700 MDA actuels, et nécessiteraient la mobilisation de 100.000 universitaires pour veiller à leur mise en place au niveau des communes".

 

 

Faire de l’Algérie un grand pôle agricole régional

Par son plaidoyer, le FCE vise à augmenter la croissance nationale entre 7 et 8% dans les cinq prochaines années, augmenter les exportations hors hydrocarbures à 10 milliards de dollars, réduire de 15 mds de dollars les importations en 3 ans, ainsi que la création de 60.000 emplois directs.

Le plan du FCE accorde une importance considérable au secteur agricole et l’industrie agroalimentaire. "Nous voulons faire de notre pays à moyen et long terme un grand pôle agricole régional et nous en avons les moyen", déclare M. Benabdesselem.

Le FCE n'ambitionne pas d'investir dans le secteur militaire, mais a indiqué Ali Haddad, son organisation patronale se met se met à la disposition de l’armée qu’elle a "toujours soutenue, soutient et soutiendra".

"On ne touchera pas au secteur militaire, mais si le service militaire ou l’industrie militaire a besoin de nous, on n’hésitera pas à l’aider " a indiqué Ali Haddad qui a rendu un vibrant hommage aux soldats algériens déployés aux longs des frontières. Le président du FCE a annoncé à la fin de la conférence, la création d’un Forum des jeunes entrepreneurs.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
huffpostmaghreb

Le prochain OpenLivingLab Days se tiendra à Istanbul du 25 au 28/08/2015

Lieu: 
Istanbul, Turquie
Date: 
25/08/2015 - 28/08/2015

OpenLivingLab Days est le évenenment annuel de la communauté Living Lab du monde entier. L'événement annuel de 4 jours comprend des sessions interactives, des ateliers, des panels de discussion animés avec des excursions et des visites hors-site dans le but de donner aux participants un aperçu plus large sur les modèles, les théories et les technologies liées au Living Labs. Les participants ont la possibilité d'acquérir une expérience pratique des principaux experts sur le sujet et d'échanger avec d'autres amateurs de Living Lab. Nous allons accueillir la 9ème vague de nouveaux membres de ENoLL au réseau et organiser une journée de conférence spéciale avec le World Wide Communauté des Living Labs.

Commerce extérieur: les Douanes algériennes et les banques renforcent l'échange d'informations

L’objectif principal de l’accord est de réduire davantage les délais de traitement des opérations du commerce extérieur, de maîtriser l'information statistique relative à ce domaine et de contenir le phénomène de fraude, selon le ministre des Finances.

 

 

 

 

 

La Direction générale des douanes (DGD) et l'Association des banques et établissements financiers (ABEF) ont signé lundi à Alger un avenant à leur convention d'échange d'informations, permettant de faciliter davantage les opérations de commerce extérieur et de renforcer leur contrôle.

Cet accord  a été paraphé par le directeur général des Douanes, Kaddour Bentahar et le président de L'ABEF, Boualem Djebbar, en présence du ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa.

Il s'agit de conforter l'échange d'informations entre les deux parties dans le cadre d'un dispositif mis en place en mars 2014, qui permet aux banques commerciales de consulter en temps réel les opérations du commerce extérieur par le biais d'une connexion au Système d'information et de gestion automatisée des douanes (SIGAD).

L'avenant a pour objectif principal de réduire davantage les délais de traitement des opérations du commerce extérieur, de maîtriser l'information statistique relative à ce domaine et de contenir le phénomène de fraude, selon le ministre des Finances.

"Cette démarche s'inscrit dans le cadre des efforts de dématérialisation des documents et de modernisation de la filière du commerce extérieur en Algérie qui se prépare à s'orienter vers le renforcement de ses exportations ( hors hydrocarbures) d'ici deux à trois ans", a-t-il expliqué.

En outre, l'échange des données relatives aux flux physiques, gérés par la douane et les flux financiers, gérés par les banques, permettra de mieux maîtriser les problèmes liés aux transferts illicites des fonds.

Ainsi, le protocole d'échange d'informations Douanes-banques, prévoit la mis en place d'un module de consultation du Numéro d'identification fiscale (NIF) qui permet de confirmer l'authenticité de l'attestation d'importation au niveau de chaque banque, au moment de l'engagement de la domiciliation bancaire.

Le retour de l'information des fichiers de banques, permettra  à l'administration douanière d'établir un fichier des fraudeurs et de renforcer ses instruments de contrôle dans le cadre d'une "approche préventive", selon les explications de M. Bentahar.

"La priorité de la Douane, aujourd’hui, est de renforcer les contrôles à partir de ce système, à l'effet de prévenir et d’éliminer tous les cas de fraude et ce depuis l'engagement de la domiciliation, en passant par la déclaration du manifeste jusqu'à l'enregistrement de la déclaration en détail", a-t-il souligné.

Elargir son dispositif d'échange d'informations

L'administration des douanes envisage, par ailleurs, d'élargir son dispositif d'échange d'informations aux autres institutions étatiques, notamment le Centre national du registre du commerce (CNRC), les ministères des Moudjahidine, de l'Industrie et des mines, de l'Intérieur et des collectivités locales mais aussi aux opérateurs de la chaîne logistique internationale.

Il sera lancé également, dans quelques jours, un nouveau dispositif informatique obligeant l'ensemble des consignataires à insérer le NIF, dans toute déclaration de manifeste, afin d'assurer la traçabilité dans la chaîne du commerce extérieur.

De son côté, le président de L'ABEF a affirmé que le renforcement des échanges d'information introduira plus de souplesse et de sécurité dans la gestion des opérations de commerce extérieur.

En 2014, les services des douanes ont recensé quelque 21.630 importateurs ayant domicilié leurs opérations d'importation à travers les 329 agences bancaires autorisées à effectuer ce genre d'opérations, et affiliées aux 19 banques commerciales intervenant dans commerce extérieur.

Toutefois, les enquêtes menées par l'administration douanière ont révélé l'utilisation d'attestations d'importation falsifiées, et ce, par des personnes qui n'ont pas de statut légal d'importateurs mais qui réalisent, à travers cet acte frauduleux, des opérations d'importations fictives en vue, uniquement, de transférer des capitaux vers l'étranger.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
Maghreb emergent

Algérie-Aquaculture: mise en alevinage de six cages flottantes à la ferme aquacole de Sbiâat (Ain Temouchent)

Les responsables de la ferme aquacole "AQUASOL" de Sbiâat (35 km d’Ain Temouchent) ont procédé à la mise en alevinage de six cages flottantes dans le cadre de l’extension de ce projet, a-t-on appris lundi du directeur de la pêche et des ressources halieutiques.
Cette opération, qui s’est déroulée la semaine écoulée, a permis le placement en cages flottantes de 600.000 alevins de daurade et 670.000 autres de loup de mer ou bar importés d’une taille variant entre 3 et 6 centimètres, a indiqué Sahnoun Boukabrine à l’APS, ajoutant qu’il a effectué, dimanche, une visite de prospection sur le site.
D’un diamètre de 25 mètres, chacune des six cages produira 70 tonnes/an de poisson après une période de grossissement variant entre 13 et 18 mois nécessaire pour atteindre le poids commercial fixé à 350 grammes/unité, a-t-on expliqué.
Un volume exploitable de 3.800 mètres cubes est relevé au niveau du site de 12 hectares proche de Cap Figalo, concédé à ce promoteur, a-t-on ajouté.
Ce projet d’extension porte sur l’installation à terme d’un total de 24 cages flottantes, soit un apport supplémentaire de 600 tonnes/an de poisson.
La ferme "AQUASOL" atteindra, en 2017, une production globale à plein rendement (entre terre et mer) de l’ordre de 1.600 tonnes/an, a-t-on encore souligné.
Entrée en exploitation sur terre, en 2013, avec une production de 200 tonnes/an des mêmes espèces, la ferme "AQUASOL" est la première du genre au niveau national. La progression de sa production passera à 400 tonnes/an cette année, pour atteindre 1.200 tonnes/an en 2016 et 1.600 tonnes/an en 2016.
Implantée sur une superficie de 3,5 ha, elle se spécialise dans l’engraissement de loups de mer, daurades et maigres, aux côtés de son écloserie qui produira quatre millions d’alevins/an.
Deux experts italiens de la FAO, qui ont visité mercredi dernier la ferme AQUASOL, ont mis l’accent sur le professionnalisme et le sérieux du promoteur pour répondre à l’ensemble des normes internationales exigées pour la production aquacole.
Dix (10) projets d’aquaculture portant sur l’installation de cages flottantes en mer ont été déposés par des investisseurs nationaux au niveau de la direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya et qui ont été avalisés par la commission locale.

APS

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Maghreb emergent

Le Premier ministre reçoit une délégation du FCE Des mesures d’urgence pour faire face à la crise

 

L ’audience à laquelle le Premier ministre a également convié le ministre des Finances, celui de l’Industrie ainsi que le secrétaire général de l’UGTA, a permis de passer en revue les principales propositions du FCE afin de permettre l’émergence d’une économie à même de prendre le relais de la croissance par la dépense publique.

Et c’est à ce titre que le président du FCE, Ali Haddad, a indiqué au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier, que «le temps est venu pour la mobilisation des capacités nationales, publiques et privées», pour prendre le relais de la croissance.

Bien que l’essentiel des propositions transmises au gouvernement dans un premier temps au mois d’avril dernier semble avoir été pris en considération, le chemin des réformes paraît encore long. Cependant, le gouvernement «veut aller vite» et semble «à l’écoute» des propositions des opérateurs économiques, explique M. Haddad, qui met en avant l’urgence de la situation née du retournement du marché pétrolier.

Il est vrai que le plaidoyer du FCE table sur l’initiation d’une vision de ce que devrait être le développement économique à long terme, tout en proposant des mesures d’urgence.

C’est ainsi que les propositions du FCE s’articulent sur trois axes. L’axe des réformes structurelles, tablant sur la réforme de l’administration économique afin de renforcer le rôle régulateur de l’Etat, la libération des initiatives et des volontés d’entreprendre avec l’application de l’article 37 de la Constitution, la refonte du système fiscal, de la gestion du foncier, de la politique des IDE, ainsi que des subventions, pour ne citer que ces propositions sur un total de seize.

Le second axe se penche sur des réformes sectorielles, tandis que le dernier axe s’attarde sur les propositions concernant la réorientation des politiques de subvention, ainsi que pour promouvoir le marché financier. Les responsables du FCE, M. Haddad en tête, ont d’ailleurs affiché un satisfecit quant à la prise en charge de certaines de leurs doléances via les décisions prises par le dernier Conseil des ministres.

Assainissement du marché informel des devises

Le président du FCE a ainsi salué la refonte du code des marchés publics, laquelle, explique-t-il, permettra d’encourager et de soutenir la production nationale. Il a insisté également sur l’importance de la dépénalisation de l’acte de gestion, laquelle lèvera les inhibitions des managers publics.

Le président du FCE a également insisté sur les mesures de soutien à l’activité des entreprises prises dans le cadre de la LFC 2015, notamment sur le plan fiscal. Selon lui, les mesures d’assainissement fiscal permettront de capter les fonds colossaux circulant dans le circuit informel au sein du réseau bancaire, et ce, afin de les réinjecter dans l’économie réelle. A ce titre, les responsables du FCE ont expliqué que le gouvernement offre un taux de taxation réduit à 7% à tous ceux qui disposent de fonds non déclarés au fisc et souhaiteraient intégrer le circuit formel, à condition que ces fonds ne soient pas issus d’activités criminelles.

Une mesure qui permettra, selon eux, de capter entre 700 et 1000 milliards de dinars sur les 3700 milliards de dinars circulant sur le marché.
La mesure semble avoir été élargie aussi aux détenteurs de fonds en devises qui souhaiteraient les intégrer dans le circuit bancaire. M. Haddad se réjouit également des mesures prises par le gouvernement en matière de contrôle des importations et grâce auxquelles, dit-il, les produits déjà fabriqués en Algérie et de même qualité ne seront plus admis sur le marché local. Une mesure de plus qui sera sans doute salutaire pour les entreprises nationales, estime M. Haddad.

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ELWatan

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