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Le secteur des industries non manufacturières tire la croissance vers le bas

L’économie tunisienne a enregistré une légère baisse de la croissance au 2 ème trimestre de l’année 2014. C’est le secteur de la production des industries non manufacturières (INM) qui tire la croissance vers le bas en raison de la régression de 15% enregistrée par le secteur d'extraction du pétrole et du gaz naturel.

 

Le taux de croissance de l'économie nationale a baissé à 2% au cours du deuxième trimestre 2014 contre 2,2% au premier trimestre de cette année et 2,8% durant le deuxième trimestre de 2013, a annoncé, mercredi, l'Institut National de la statistique (INS).

Durant le premier semestre de 2014, le taux de croissance de l'économie tunisienne s'est établi à 2,1% par rapport à la même période de 2013. L'INS explique ce recul par une baisse de 5,8% de la production des industries non manufacturières (INM), en raison de la régression de 15% de la production du secteur d'extraction du pétrole et du gaz naturel (filières qui contribuent de 38% à la valeur ajoutée du secteur des INM).

Impact limité par les performances du secteur des services

Cependant, la croissance importante du secteur des services marchands et non marchands a permis de limiter l'impact de la baisse du secteur des INM sur le taux de croissance global. Le secteur des services marchands a enregistré, au cours du deuxième trimestre de 2014, une croissance de 3,8% basée essentiellement sur la croissance de l'activité des services hôteliers et des cafés (1,9%).

Cette croissance s'explique également par celle de l'activité du transport (3,1%), outre la persistance de la croissance du secteur des télécommunications au rythme de 8,5%. Les services non marchands relatifs essentiellement aux prestations de services de l'administration publique continuent de progresser à raison de 4,6%. Le secteur des industries manufacturières garde un taux de croissance faible ne dépassant pas 1% en comparaison avec la même période de 2013. 

 

 

Source: 
Maghrebemergent

Le modèle économique basé sur la dépense n’est plus soutenable,

Kamel Benkoussa

L’ex-candidat à la présidentielle d’avril 2014, Kamel Benkoussa, « regrette profondément » le ratage de cette échéance politique qui était, selon ses termes, « une occasion manquée » pour susciter un débat sur les vrais problèmes de l’Algérie. En particulier, ceux en rapport avec la situation socio-économique du pays.

Dans un entretien accordé à Maghreb Emergent, l’ex-candidat à la présidentielle d’avril 2014, Kamel Benkoussa, a estimé que l’Algérie pourrait très prochainement rencontrer des difficultés si le gouvernement ne revoie pas sa copie sur le plan économique. Il y diagnostique la situation avec, en toile de fond, la dernière note de conjoncture de la Banque d’Algérie (BA) et les dispositions du projet de loi de finances 2015, approuvée par le dernier Conseil des ministres. Ainsi, ce trader à la City, ne trouve pas dans la note de conjoncture de la BA, quelque chose qui justifie « toute cette excitation ». « Personnellement elle m’a rien appris de nouveau. On sait déjà que l’économie algérienne est vulnérable à toute contre performance des exportations d’hydrocarbures.», a-t-il déclaré. Il pense que « le modèle économique actuel basé sur un système bancaire sous perfusion de la banque centrale et des entreprises publiques financées à perte n’est plus soutenable ».

Impliquer la société civile

Dans ce contexte, Kamel Benkoussa, rappelle que le discours d’investiture du premier ministre Abdelmalek Sellal, déclinant les axes du plan d’action de son nouveau gouvernement, était « vague, général, ne va pas dans le détail et sans réelles propositions de réforme ». De ce point de vue, a-t-il souligné, « il est urgent de comprendre les facteurs de blocages pour trouver les bonnes solutions ». Selon lui, il y a d’abord le manque de volonté politique de changement. Mais Kamel Benkoussa s’est également interrogé sur l’opportunité de continuer à financer la construction d’infrastructures par la dépense publique, en dépit de l’existence d’autres formules moins onéreuses pour le trésor public. Le Conseil des ministres tenu ce mardi a en effet approuvé un nouveau plan quinquennal (2014-2015) d’un montant de 262 milliards de dollars, dont une bonne partie a été budgétisée au titre de l’exercice 2015. « Rattraper le retard en matière d’infrastructures est une bonne chose, mais, il existe des modes de financement mieux adaptés », a-t-il dit. « Les solutions existent, selon Kamel Benkoussa, pourvu que le gouvernement se mette à l’écoute des autres, place le citoyen au centre de sa réflexion et associe de plus en plus la société civile pour élaborer une stratégie pour le développement ».

Source: 
Maghreb emergent

L'Italie envisage d'augmenter ses achats de gaz algérien pour palier à la Russie et la Libye

La crise entre la Russie et l’Ukraine et l’embrasement de la violence en Libye, remettent en avant le rôle de l’Algérie comme fournisseur de premier plan en de gaz naturel pour l’Italie et l’Europe en général. Reste pour la Sonatrach à satisfaire la demande face au recul de la production algérienne.

C’est la conclusion d’une analyse de l’agence Britannique Reuters, citant des experts et des économistes européens. L’Italie s’inquiète de plus en plus des conséquences des crises Russo-ukrainienne et libyenne pour ses approvisionnements de ses foyers et son économie, en gaz naturel pour cet hiver. Les conflits qui affectent la Russie et l'Ukraine et la Libye, font craindre au gouvernement des interruptions catastrophiques des approvisionnements gaziers pour les foyers italiens et les centrales électriques du pays, dont la moitié fonctionne au gaz naturel. Pour faire face à une interruption majeure de ses approvisionnements à court terme, Rome a déjà pris des mesures d’urgence, dont celle d’augmenter ses stocks de gaz naturel liquéfie (GNL). Le gouvernement s’apprête également à rationner si nécessaire, la consommation de son industrie lourde, pour donner la priorité au chauffage durant l’hiver.

L'Italie prise dans son propre piège
Au cours des trois dernières années, la baisse des prix du gaz sur les marchés internationaux a amené l’Italie à augmenter ses importations – du coup sa dépendance – de Russie de 49 pour cent, contre 41% en 2013 et 32% en 2012, aux dépens de ses fournisseurs nord-africains traditionnels, l’Algérie en tête. L’italien Edison a en effet suspendu ses achats de gaz naturel auprès de Sonatrach, Enel a vendu quelques unes de ses cargaisons de GNL au britannique BG Group et le groupe Eni a réduit de moitié, ses importations de gaz algérien. Face à cette situation, l’Italie pourrait payer plus cher, ses approvisionnements de gaz et des pans importants de son industrie, comme la métallurgie et la chimie, seraient les premiers à en pâtir. Frappée de plein fouet par la crise économique et les restrictions budgétaires imposées par l'Union Européenne, l'Italie a cru bon tirer profit de la guerre des prix sur les marchés internationaux en démantelant les contrats gaziers à long terme conclus avec l'Algérie au profit d'achats spots, moins coûteux. 
L’Algérie, plan B
C’est dans ce contexte que l’analyste chez Wood Mackenzie, Massimo Di Odoardo, estime que l’Algérie pourrait faire son come back comme source "sûre" pour les approvisionnements italiens en gaz et atténuer l’effet d’une interruption prolongée du gaz russe. « Si un accord entre Sonatrach et Eni sur une augmentation des volumes de gaz est acquis, l’Italie ne souffrirait pas trop cet hiver, bien qu'elle devra payer un prix plus cher,» estime-t-il. L’Italie a réduit ses importations de gaz algérien de près de 40 pour cent ces trois dernières années, sous l’effet combiné de la baisse de la consommation interne en raison de la crise et de guerre des prix entre pays exportateurs.
Mais cette opportunité pour le gaz algérien demeure de court terme et liée à des événements internationaux conjoncturels. Même en cas de forte demande émanant de ce pays, Sonatrach peut faire face à des difficultés pour y répondre en raison d’une baisse inquiétante de la production du gisement de Hassi R’Mel et du manque à produire du complexe de Tiguentourine, qui a amputé l’Algérie de 17% de production de gaz destinée à l'export.

Article MEDAFCO: 
Non
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Maghrebemergent

Huit bourses Chevning accordées aux algériens pour 2015

Les postulants pour le Master, qui débutera en septembre 2015, ont jusqu’au 15 novembre pour soumettre leur candidature, précise le communiqué, indiquant que plusieurs spécialités sont proposées.

Il s’agit notamment des spécialités « développement et études de développement économique, sciences politiques et relations internationales, ingéniorat et développement durable, ingéniorat de l’environnement, enseignement et gestion de l’enseignement, droits de l’Homme, études sécuritaires ».

Le nombre des bourses Chevning accordées aux algériens était de trois pour l’année passée, rappelle la même source, notant que ce programme des bourses est financé par le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth.

Pour connaître les conditions de candidature, un site Internet est mis à la disposition des personnes intéressées : « www.chevning.org/apply ».

Par ailleurs, l’ambassade britannique a rappelé dans son communiqué que « le Chevning est une partie primordiale dans la coopération progressive avec l’Algérie en matière d’enseignement supérieur, qui comprend l’engagement d’envoyer 500 doctorants algériens pour étudier au Royaume-Uni au cours des cinq prochaines années ».

Article MEDAFCO: 
Non
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Algerie360°

Nouveau programme quinquennal doté d’une enveloppe de 262 milliards de dollars : 13 000 milliards de centimes pour les chantiers inachevés !

L’Algérie, avec ses plans quinquennaux, pourrait entrer dans le Guinness des records en matière de surcoûts dans la réalisation de ses projets. Détails. L’esquisse du nouveau programme quinquennal 2015-2019, élaborée par le gouvernement Sellal, prévoit 21 000 milliards de dinars d’investissements, soit 262 milliards de dollars dont 130 milliards de dollars pour le programme en cours.

 

Presque le même scénario que lors du plan quinquennal 2010-2014. En clair, 13 000 milliards de centimes, soit environ la moitié du montant global, serviront à l’achèvement des chantiers lancés au cours des plans quinquennaux 2005-2009 et 2010-2014.

À titre d’exemple, la modernisation de la rocade nord : dédoublement des voies ferrées et électrification des lignes qui vont du Nord-Est au Nord-Ouest inscrites dans le quinquennal 2005-2009, devait être achevée au plus tard en 2012, soit à deux ans de la fin du plan quinquennal 2010-2014, est loin d’être terminée. Ce chantier accuse un énorme retard. Citons les lignes ferroviaires Annaba

- Ramdane-Djamel, Thénia – Tizi Ouzou.
Plus de 7 ans de travaux pour la première ligne sans voir le bout de tunnel. Tous ces énormes retards entraînent d’importantes réévaluations qui expliquent l’importance du montant des restes à réaliser. L’autoroute Est-Ouest est le cas le plus grave de ce phénomène de gaspillage de l’argent public.

Cette infrastructure, dont les travaux ont été lancés en 2006, n’est pas encore livrée totalement. Le tronçon Est n’est pas complètement achevé. En l’occurrence, le tunnel, construit à Constantine par le consortium Coojal, reste impraticable après son achèvement en raison d’un glissement de terrain.

Cette situation s’explique, selon des experts, par de mauvaises études. L’état devra donc prévoir des rallonges budgétaires pour terminer toute l’infrastructure.

Il restera alors à financer l’équipement de l’autoroute Est-Ouest : construction d’aires de services, mise en place de systèmes de péage, sécurisation de l’infrastructure. Des opérations qui vont connaître leur montée en cadence au cours du plan quinquennal 2015-2019. Tout cela va rendre le coût de l’autoroute Est-Ouest exorbitant.

L’Algérie va probablement “rentrer dans le Guinness des records avec ces surcoûts dans la réalisation de l’autoroute Est-Ouest”. Lueur d’espoir : le chef de l’état a instruit le gouvernement pour que ce plan soit finalisé avant la fin 2014 en concertation avec les partenaires de l’Exécutif : experts, syndicats et organisations patronales. Si cette décision est mise en œuvre, de surcroît efficacement, on peut s’attendre à des changements structurels qui vont permettre d’améliorer le management des projets, de trouver des solutions aux expropriations, d’accélérer les procédures d’appels d’offres tout en posant des garde-fous pour empêcher les nombreux cas d’irrégularités dans l’attribution des marchés et qui sont en partie à l’origine d’un mauvais choix d’entreprises de réalisation.

Mais l’un des principaux remèdes consiste surtout, quitte à le rappeler, au renforcement de nos capacités de réalisation, d’ingénierie et d’études, quitte à encourager la formation de groupements d’entreprises, de partenariats public-privé, les partenariats entre entreprises locales et entreprises étrangères qui affichent un grand savoir-faire.

Même si tous ces changements demandent un peu plus de temps, commencer par prendre tous ces problèmes par le bon bout constitue un pas décisif sur la voie de l’efficacité des dépenses publiques et de la lutte contre la corruption.

Article MEDAFCO: 
Non
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Algerie360°

Projet de loi relatif à la signature et à la certification électroniques, ce qui va changer

Un premier pas vers le paiement électronique et un moyen fiable pour assurer la sécurité des échanges des entreprises sur Internet.
La modernisation de l’administration publique vient de franchir un nouveau cap!

 

Le dernier Conseil des ministres a examiné et adopté mardi dernier le projet de loi relatif à la signature et à la certification électroniques. «Il vise à améliorer le climat de confiance dans la dématérialisation et la fluidification des échanges économiques», indique un communiqué du conseil. Ce texte tend également «à la modernisation de l’administration par le recours à la technologie numérique», précise la même source. «Le projet de loi énonce les conditions requises pour que la signature et la certification électroniques aient force probante au regard de la loi.»

Plusieurs autorités seront instituées dans le cadre de cette loi: l’Autorité nationale placée auprès du Premier ministre, l’Autorité gouvernementale placée auprès du ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication et l’Autorité économique de certification électronique placée auprès de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (Arpt), selon le communiqué. Ce projet de loi stipule, par ailleurs, que les prestataires de la certification électronique exerceront dans le cadre de la concession et sous le contrôle de l’Autorité économique de certification électronique, précise la même source. Mais en quoi consistent la signature et la certification électroniques?

Le certificat électronique est un document numérique permettant de valider le lien entre une signature électronique et son signataire. La signature électronique est le procédé d’identification de l’auteur d’un document électronique. Elle est la garantie de son intégrité (preuve que le document n’a pas subi d’altération entre l’instant où il a été signé par son auteur et celui où il a été consulté). La signature électronique n’est pas visuelle. Elle est exprimée par une suite de nombres.

C’est pour les entreprises un moyen fiable d’assurer la sécurité de leurs échanges sur Internet. Exemple: payer ses factures en ligne avec une signature électronique. Un lecteur de carte à puce et les composants du programme de signature sont installés sur un ordinateur de l’entreprise par un prestataire d’affacturage en ligne. Une carte est enclenchée dans le lecteur pour chaque opération réalisée par son titulaire (directeur commercial, comptable, etc.).

Pour signer électroniquement, le document est ouvert avec le logiciel de signature électronique qui l’incorpore automatiquement. Grâce à cette signature, l’entreprise peut aussi émettre des recommandés électroniques. Une clé USB peut aussi être utilisée en remplacement du lecteur. En clair, cela facilitera les opérations économiques et sécurisera les données échangés. C’est pour ces raisons que la signature et la certification électroniques ont été longtemps revendiquées par le patronat.

Cette loi devrait aussi être le socle du paiement électronique en Algérie. L’importance de la certification électronique dans la sécurisation des données a été d’ailleurs évoquée lors d’un séminaire dédié à ce sujet, en juin 2011. L’ancien ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, avait déclaré que la certification électronique dans la sécurisation des données devient nécessaire pour les activités socioéconomiques où le recours aux nouvelles technologies de l’information et de la communication est de plus en plus important.

Il avait relevé que la certification électronique visait à protéger les échanges et les transactions dans le réseau numérique des différentes menaces, telles que les attaques informatiques, l’accès à des informations confidentielles ou le vol de données. Cette loi permettra donc à notre économie de rentrer enfin dans le monde des TIC…

Article MEDAFCO: 
Non
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Algerie360°

Exportations algériennes : La tendance baissière s’aggrave

 

La tendance baissière des exportations algériennes, ressentie depuis 2012 et qui s’est accélérée durant l’année 2013, ne cesse de s’aggraver. En effet, leur montant global s’est contracté de 2,91%, à 22,035 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de l’année 2014, contre 22,695 milliards de dollars à la même période en 2013, selon les chiffres qui nous ont été communiqués par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex).

Ce recul est attribué à une baisse des recettes des hydrocarbures (-3,83%). En revanche, les exportations hors hydrocarbures ont augmenté de 23%, pour atteindre 974 milliards de dollars pendant les quatre premiers mois de l’année en cours, contre 795 milliards de dollars à la même période en 2013. Peut-on se réjouir ?! «Cette progression, bien que positive, reste faible sachant que les exportations hors hydrocarbures ne représentent que 3% du total des exportations du pays», affirme Boukhalfa Khemnou, le directeur général d’Algex, ajoutant que la plupart des entreprises algériennes préfèrent écouler leurs produits sur le marché local et évitent de se lancer dans des opérations d’exportation qu’elles considèrent comme complexes et risquées.

Celles qui exportent sont au nombre de 900, sachant que seules 450 d’entre elles exportent de façon régulière. Les autres font des opérations d’exportations occasionnelles, elles écoulent généralement leurs produits lors des manifestations organisées à l’étranger (une vingtaine par an, réparties sur les 5 continents). «En dépit de l’évolution qu’ont connue le secteur agroalimentaire et certains secteurs de l’industrie, le plus gros de la production est consommé sur le marché intérieur. La capacité d’absorption de ce marché est très élevée, surtout avec l’augmentation des salaires et l’amélioration du niveau de vie des citoyens», renchérit notre interlocuteur.

L’Europe, premier client

Mais quelles sont ces entreprises qui exportent ? D’après Boukhalfa Khemnou, ce sont celles  qui ont pu se placer sur le marché local et au fur et à mesure ont développé un savoir-faire qui leur a permis de maîtriser les outils nécessaires pour travailler à l’international, selon les normes. Ces entreprises ont pu placer leurs produits sur des marchés très normalisés et exigeants, tels que l’Europe, qui absorbe le plus gros des exportations algériennes hors hydrocarbures (1,757 milliards de dollars  en 2013, soit 81%), suivie de l’Afrique (10%) et l’Asie (7%).

C’est le cas de Cevital, NCA Rouiba, Vitajus et d’autres qui sont de pures exportatrices car leurs produits ne sont pas consommés en Algérie, tels que la caroube (3 ou 4 entreprises algériennes l’exportent). «Le gros du chiffre d’affaires est fait par moins d’une dizaine d’entreprises, à savoir Sonatrach via ses filiales, Cevital, Fertial et Somiphos, l’essentiel de nos exportations va vers l’Europe, et quelques pays de la zone arabe de libre-échange (Zale)», indique Smaïl Lalmas, président de l’association Algérie Conseil Export (ACE).

Une réglementation des changes contraignante

S’agissant des difficultés rencontrées par ces entreprises exportatrices, nos deux interlocuteurs s’accordent à dire qu’elles sont nombreuses. Ils citent l’absence d’interlocuteur identifié et visible pour orienter et aider les opérateurs algériens, la bureaucratie qui persiste, malgré les mesures de facilitation prises par les pouvoirs publics. Mais aussi le fait que les banques algériennes n’accompagnent pas les exportateurs, elles préfèrent financer des opérations d’importation qui génèrent plus de ressources.

Il y a également la réglementation des changes qui est contraignante. «Jusqu’à présent, les revenus ne sont pas utilisés par les entreprises comme elles le veulent. La réglementation de la Banque d’Algérie fait que seule une infime partie générée par l’entreprise exportatrice peut être utilisée librement par celle-ci, une part doit être reversée à la Banque d’Algérie et ce qui reste est  converti en dinars», explique le directeur général d’Algex.

Smaïl Lalmas, lui, constate que ces problèmes,  déjà posés il y a 20 ans, sont toujours d’actualité. «Nous faisons du surplace et nous continuons malheureusement à gérer ce sujet de la même manière, donc il ne faut pas espérer de meilleurs résultats avec les mêmes méthodes et les mêmes personnes», déclare-t-il, ajoutant que vouloir se positionner à l’international requiert une politique d’exportation qui s’appuie  avant tout sur un tissu industriel intense et  diversifié, susceptible de proposer des produits concurrentiels avec une maîtrise parfaite des quatre paramètres de production, à savoir, la qualité, la quantité, les délais et les coûts.

La bureaucratisation des procédures et de ces mesures prises pas les pouvoirs publics a fini, selon notre interlocuteur, par rendre l’acte d’exporter si contrariant que beaucoup d’opérateurs se sont rabattus sur le marché domestique, limitant leur activité à satisfaire la demande intérieure. Il en est de même pour les procédures douanières, qui ne facilitent nullement un développement stable et pérenne à l’export, à cause des lenteurs pesant sur les délais de  livraison, malgré les améliorations enregistrées depuis quelque temps.

Les exportateurs souffrent aussi d’un manque criant en termes de logistique, ce qui compromet la compétitivité des produits nationaux à l’international  et rend les destinations, notamment les plus lointaines, difficiles à pénétrer. «Il faut aussi débureaucratiser le Fonds de soutien pour les exportations (FSPE) qui ne joue pas pleinement son rôle, il doit être réformé et géré de façon plus souple et le mettre au service  de tous les exportateurs sans exclusive», préconise t-il.

Y a-t-il une volonté politique ?

Si les politiques «export» ont échoué en Algérie, cela ne s’explique pas par l’absence de volonté politique. C’est du moins ce que constatent nos deux interlocuteurs. «La volonté politique existe, mais la méconnaissance du sujet par nos responsables et le fait qu’ils s’entourent toujours des mêmes conseillers et des mêmes personnes donnent  automatiquement les mêmes résultats depuis 20 ans», soutient le président de l’association (ACE). Boukhalfa Khemnou affirme pour sa part l’existence de plusieurs dispositifs juridiques et réglementaires qui encouragent les entreprises à exporter.

Certes, ces dispositifs sont à parfaire, car il y a eu des évolutions depuis le moment où ils ont été mis en place, mais ce qui manque à l’Algérie est, selon lui, une stratégie d’export avec des objectifs tracés qui permettrait d’avoir une vision claire à long terme. «Ce n’est que maintenant qu’on commence à en parler», regrette-t-il. Il convient également de revoir la politique d’importation. Celle-ci a augmenté de 9% pour atteindre 54,85 milliards de dollars en 2013, contre 50,37 milliards de dollars en 2012.

«Nous importons tout et n’importe quoi. Il faut importer uniquement les produits qu’on ne peut pas produire chez nous», dit-il, ajoutant : «L’exportation est l’affaire de l’entreprise avant tout. L’acte d’exporter ne concerne que les entreprises, les autres acteurs, tels le ministère du Commerce, Algex et la Safex,  ne sont là que pour les sensibiliser, les encourager et les accompagner. Malheureusement, au niveau des entreprises algériennes, la culture d’exporter n’est pas bien ancrée.

Elles sont frileuses par rapport à la prise de risque lié à l’exportation. Pourtant risque et entrepreneuriat sont liés. D’autant plus qu’il s’agit d’un risque qui peut être mesuré moyennant une démarche constructive, en menant des études prospectives et des études de marché. En plus, il y a la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations (Cagex) qui couvre ce risque.» «De toute façon, avec l’ouverture du marché algérien aux produits de l’UE et l’adhésion du pays à l’OMC, les entreprises algériennes n’auront pas le choix, elles devront s’orienter vers l’exportation», renchérit le directeur général d’Algex.

Source: 
EL-Watan

Les dérivés d’hydrocarbures représentent 60% des exportations hors hydrocarbures

Smaïl Lalmas

 

Algérie Conseil Export est une association nationale, professionnelle constituée d’experts, de conseillers et de formateurs qui accompagnent les entreprises algériennes désireuses de se lancer à l’international. Son président Smaïl Lalmas revient dans cet entretien sur l’échec des politiques de développement des exportations hors hydrocarbures et les solutions qu’il préconise pour les promouvoir.

- Comment évaluez-vous les politiques de développement des exportations hors hydrocarbures ?

Depuis des décennies, les exportations hors hydrocarbures sont au centre des préoccupations des pouvoirs publics. Plusieurs mécanismes, facilitations, mesures d’appui et d’accompagnement ont été mis à la disposition des entreprises désirant positionner leurs produits à l’étranger, mais le constat est accablant, 2 milliards de dollars seulement exportés, sachant que les exportations algériennes hors hydrocarbures sont prédominées par des dérivés d’hydrocarbures à hauteur de 60%.

L’Algérie demeure malheureusement un pays mono-exportateur d’hydrocarbures. Les différentes politiques de développement des exportations hors hydrocarbures ont échoué. L’export souffre d’un manque de visibilité, absence d’une tutelle ou d’une entité apte à mettre en place une véritable stratégie nationale pour la promotion des exportations hors hydrocarbures, qui sera le fruit d’une large concertation avec l’ensemble des acteurs concernés. Il y a confusion entre les attributions des différents ministères, à savoir entre l’Industrie et le Commerce, on ne sait plus qui est responsable de l’export.

Notre association, Algerie Conseil Export (ACE) a appelé à la création d’un ministère du commerce extérieur qui aura 3 missions stratégiques, notamment la promotion des exportations hors hydrocarbures, la régulation des importations et faire en sorte que l’Algérie soit une destination de choix pour l’investissement étranger. L’ACE appelle à plus d’autonomie et plus de moyens avec un travail de proximité au niveau régional et pourquoi pas une présence dans certains pays cibles, mais cela dans le cadre d’une stratégie nationale, avec obligation de résultat.

Pour le volet export, en plus de la stratégie, il s’agira de réorganiser le secteur en redynamisant les différentes institutions de l’Etat, comme Algex, les Chambres de commerce nationales, de créer des représentations commerciales à l’étranger afin de prospecter de nouveaux débouchés pour le produit national et évaluer les besoins des marchés extérieurs, de la prise en charge financière simplifiée des entreprises participant à des manifestations de promotion internationales et de la multiplication des missions d’hommes d’affaires vers des espaces économiques pas encore explorés.

Il est question aussi d’alléger les procédures d’exportation, de faciliter l’accès aux financements, de mettre en place un couloir vert plus actif, d’installer des chaînes logistiques plus modernes et d’encourager les IDE à utiliser l’Algérie comme une plateforme d’exportation, renforcer la relation entre la recherche, l’innovation et le développement industriel. L’accompagnement des entreprises dans la certification et la normalisation de leurs produits est une étape importante, impliquant des établissements, comme Algerac, respectables, devant jouer un rôle non négligeable dans la mise en place de la stratégie nationale au même titre que les institutions déjà citées, en plus des exportateurs bien sûr et des associations.

- Qu’en est-il du potentiel ?

Les exportations algériennes hors hydrocarbures (EHH), comme je l’ai évoqué, sont constituées essentiellement de dérivés d’hydrocarbures, de produits agricoles et agroalimentaires. Pour les principaux produits exportés de dérivés du pétrole, il s’agit notamment des huiles et produits provenant de la distillation des goudrons, les ammoniacs anhydres et les engrais minéraux ou chimiques azotés, phosphate de calcium de l’hydrogène et gaz rares et les alcools acycliques.

Pour être honnête avec vous, personne ne pourra répondre à cette question de façon objective, pour la simple raison qu’il faudrait mettre en place un programme de recensement de ce potentiel national, qui touchera pratiquement tous les secteurs, sans oublier celui des services. Une opération qui n’a pas été faite, pourtant c’est une action nécessaire, car c’est le résultat de ce travail qui va permettre d’asseoir notre stratégie nationale de développement des exportations.

- Les entreprises algériennes participent à une vingtaine de manifestations à l’étranger par an. Quelle évaluation en  faites-vous ?

Participer à un salon, une foire, un forum à l’étranger nécessite  une  préparation,  une  organisation,  un  investissement, des outils adaptés, or,  nous déplorons la qualité de nos pavillons à l’étranger, mauvaise préparation, parfois manque d’objectivité quant au choix de la manifestation, encadrement défaillant, pas d’évaluation et bien sûr pas de retour sur investissement. Très souvent c’est  une occasion pour certains participants et accompagnateurs de profiter des frais de mission en devises et faire du tourisme sans plus.

- Quelles solutions, préconisez-vous, pour promouvoir les exportations hors hydrocarbures ?

Il faut créer une entité stratégique pour gérer et développer l’export en Algérie, un ministère du commerce extérieur s’impose, évaluer notre potentiel, mettre en place une stratégie qui visera  la relance des exportations par la consolidation des marchés traditionnels, le développement de nouveaux marchés et la préparation des nouveaux exportateurs.

Cette stratégie ou ce plan sera né d’un effort de consultation des différents ministères, des entreprises, des associations sectorielles, bref des différents acteurs économiques, en se basant sur les grandes orientations suivantes que l’ACE juge importantes : Faciliter l’accès aux services et aux marchés en débureaucratisant les mesures de facilitation, améliorer la concertation et la complémentarité entre intervenants à l’exportation et mettre la diplomatie au service de l’économie.

Préparer les entreprises en amont du développement de marché et déployer une approche intégrée de l’accompagnement stratégique des entreprises tout en pensant à offrir des services et des outils financiers adaptés.Appuyer les entreprises à l’étranger et promouvoir, à des fins d’investissements, la compétitivité de l’environnement d’affaires en Algérie.

La deuxième partie de votre question traite de la réduction des importations, il faut savoir qu’on classe les instruments protectionnistes en deux grandes catégories : les droits de douanes et les nouveaux instruments protectionnistes dits barrières non tarifaires. Cette dernière catégorie regroupe tous les instruments en principe interdits par les accords internationaux. Mais vous avez d’autres techniques tolérées, je citerais les accords d’autolimitation, qui sont des arrangements bilatéraux avec nos différents fournisseurs, en vue de réduire notamment les quantités exportées vers notre marché.

Pour encourager les exportations, la majorité des pays octroient des subventions,  une aide financière étatique à une industrie destinée à accroître sa production locale (subvention à la production) ou à favoriser ses exportations en vendant à l’étranger à un prix inférieur au prix national par souci de compétitivité, cela en plus des mesures classiques comme la prise en charge totale ou partielle du transport, à la participation aux événements et foires, des formations aux techniques de l’export et… surtout mettre le politique au service de l’économique pour préparer l’après-pétrole et aspirer à un avenir meilleur.

- Il y a ceux qui appellent à la création d’un conseil national consultatif pour la promotion des exportations. Quel est l’avis de l’ACE sur ce sujet ?

Effectivement, c’est une revendication qui date de plus de 10 ans, c’est un conseil composé des ministres du Commerce, de l’Industrie,  des Transports et celui de l’Agriculture, présidé par le Premier ministre, structure lourde à mon avis, il faudra pouvoir  trouver un bon timing pour les réunir tous en même temps, vu l’emploi du temps, de chacun, sachant qu’il est question de se réunir deux fois par an. Honnêtement, je ne vois pas l’utilité de ce genre de structure, nous avons besoin plutôt d’une entité qui gère les problèmes de l’export au quotidien et non deux fois par an, une entité qui sera responsable du secteur dotée de tous les moyens qu’il faut avec l’obligation de résultats.

Cela dit, ce genre de conseil ou comité interministériel pourrait être utile si on revoit sa composition  et qu’on la limite à des représentants des différents ministères impliqués dans l’activité export, pour plus de souplesse, sans oublier les établissements sus-cités et associations, un comité riche en expertise, qui pourrait jouer le rôle de conseil, de suivi et de soutien à la politique menée par le gouvernement via le ministère du commerce extérieur. Je tiens à vous signaler, si je ne me trompe pas, l’existence d’une commission du partenariat et de la promotion des exportations au sein du Conseil national consultatif pour la promotion des PME (CNC-PME). Vous voyez qu’on a déjà un conseil,  à mon avis il faut évaluer son travail avant d’en créer un autre.

Source: 
EL-Watan

Baisse de plus de 7 % du transit de passagers au port d'Alger en juillet 2014

 

Quelque 19.618 passagers ont transité par le port  d'Alger en juillet 2014 contre 21.285 le même mois de l'année dernière, soit  un recul de 7,83%, a-t-on appris auprès de l'Entreprise portuaire d'Alger  (EPAL). 

Le nombre de passagers ayant débarqué au port de la capitale a connu  une baisse de 2,14% à 17.753 le septième mois de l'année en cours contre 18.142  en juillet 2013, indique l'EPAL dans un document obtenu par l'APS.         

La même tendance à la baisse a été observée pour les passagers embarqués  au port d'Alger, présentant un total de 1.865 contre 3.143 durant la période  comparée, en régression de 40,66 %, précise la même source.         

Le mouvement véhicules- passagers a aussi enregistré un recul de 6,96%  s'établissant à 6.979 véhicules en juillet 2014 contre 7.501 le même mois de  l'année dernière.         

Le nombre de véhicules ayant débarqué au plus grand port du pays est  resté presque stable à 6.075 véhicules contre 6.101 durant la période de référence,  précise l'entreprise portuaire.         

Les véhicules embarqués de ce port ont, pour leur part, enregistré une  baisse de 35,43% totalisant 904 véhicules en juillet 2014 contre 1.400 le même  mois de 2013.         

L'extension de la gare maritime, dont les travaux ont débuté fin 2013,  devrait permettre l'augmentation des capacités de traitement des navires, avait  indiqué le ministre des Transports Amar Ghoul.         

Cette opération contribuera aussi à améliorer les conditions de transit  des voyageurs et à faciliter les procédures de contrôle, selon le PDG de l'EPAL,  Abdelaziz Guerrah.         

A la fin des travaux qui s'étaleront sur  22 mois, la surface de la  gare maritime passera de 8.250 m² à 23.500 m², alors que l'espace réservé aux  véhicules et aux passagers s'étendra de 29.000 m² à 51.000 m².

Source: 
EL-Watan

Ebola : Antiviraux et vaccins à l'horizon

Plusieurs médicaments antiviraux et  vaccins, au stade expérimental, sont sur les rangs pour tenter de répondre à l'épidémie d'Ebola sans précédent qui frappe l'Afrique de l'Ouest, mais ces produits ne sont pas disponibles en quantité.    

Aucun n'est homologué pour traiter Ebola mais pour l'épidémiologiste de l'Université d'Oxford, Olivier Brady, au moins 30.000 personnes auraient besoin d'un traitement ou d'un vaccin.         

Traitements    
Le ZMapp est un cocktail de trois anticorps "monoclonaux", développé par Mapp Bio (Biopharmaceutical) en partie dérivé du tabac grâce au laboratoire Kentucky BioProcessing (filiale du cigarettier Reynolds) et à l'ingénierie   génétique.
 Jamais testé auparavant chez des humains, malgré des résultats relativement bons chez les singes, ce médicament n'a été administré qu'à sept personnes :   deux Américains, guéris, un prêtre espagnol et un médecin libérien, qui ont succombé au virus, tandis qu'un médecin et un infirmier libériens, ainsi qu'un infirmier britannique rapatrié de Sierra Leone, sont en cours de traitement. Mais les stocks sont épuisés, indiquait le 12 août dernier la compagnie. Et   cela pourrait prendre plusieurs mois "pour obtenir même une quantité modeste", selon le Dr Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID/NIH, recherche publique).     
L'Avigan (le favipiravir ou "T-705"), antiviral homologué pour la grippe de Toyama Chemical (filiale du groupe FujiFilm) est en phase de tests cliniques aux Etats-Unis.
Il inhibe la reproduction du virus dans les cellules et a été   testé avec succès chez des rongeurs infectés. Avantage : il s'agit de comprimés plus faciles à utiliser dans des zones aux infrastructures médicales limitées. Le groupe japonais, qui se dit "prêt à répondre aux demandes individuelles (de travailleurs médicaux, NDLR)", a déjà reçu des demandes de l'étranger et assure disposer de "réserves suffisantes pour plus de 20.000 personnes". Le TKM-Ebola de la société canadienne Tekmira a fait l'objet pour son développement d'un contrat de 140 millions de dollars du département américain de la Défense.
 La firme, qui avait entamé un essai clinique un moment suspendu, serait toujours en attente du feu vert de la FDA pour son utilisation chez les malades. Elle indique mener également des discussions avec d'autres agences   gouvernementales, des ONG et l'OMS.          
Le GBV006 de Globavir Biosciences, est un cocktail de molécules déjà  approuvées individuellement par l'autorité sanitaire américaine, la FDA. Il a   été testé sur des souris. Néanmoins la société explique à l'AFP qu'il est   "possible de faire les recherches directement sur des patients". Elle n'a cependant pas fait de demande d'autorisation d'essais cliniques auprès de la FDA, tout en assurant pouvoir produire rapidement ce traitement en quantité à raison d' "une centaine de doses en quelques semaines".          
L'AVI-7537 de Sarepta Therapeutics, développé par contrat avec le Pentagone en 2010 (arrêté en 2012 en raison de coupes budgétaires), s'est montré efficace sur des singes présentant des symptômes d'Ebola (taux de guérison de 60 à 80%), selon la firme américaine. Le produit a été bien toléré lors d'un essai clinique de phase 1 sur un petit nombre d'humains sains (non infectés), première étape du processus des tests préalable à une   commercialisation. Le laboratoire est "disposé" à fournir son produit "en cas de demande". Il a "actuellement suffisamment d'AVI-7537 pour traiter deux dizaines de patients".     
Du sérum de convalescence (anticorps provenant de gens guéris) fait également partie des options.   
Vaccins     
Parmi les candidats vaccins figure celui de la firme anglaise GSK dont l'étude d'innocuité (première étape des tests humains) est prévue en septembre, "d'abord aux Etats-Unis et certainement dans un pays africain", selon Jean-Marie Okwo-Bele, directeur du département des vaccins et immunisation de l'OMS.
Le Canada a, pour sa part, annoncé faire don à l'OMS de 1.000 doses d'un vaccin (le VSV-EBOV), qui sont pour l'instant stockées à Winnipeg. Par ailleurs, le NIAID/NIH américain soutient, entre autres, la société biopharmaceutique Crucell (Johnson & Johnson) qui développe un vaccin contre les virus Ebola/Marburg, déjà testé chez l'humain. Un nouvel essai clinique de phase 1 (tests sur volontaires sains) est prévu fin 2015 ou début 2016, selon le NIAID.

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Un expert de l'OMS hospitalisé en Allemagne 
Un expert sénégalais de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), contaminé par le virus Ebola, a été admis hier dans un hôpital de Hambourg (nord) où il doit être le premier patient traité en Allemagne, selon les autorités allemandes et l'OMS. "L'avion a atterri à 10h00 locales" (8h00 GMT), a dit à l'AFP le service de   presse de l'aéroport de Hambourg. Cet expert de l'OMS, spécialiste en épidémiologie, a été contaminé en Sierra Leone par ce virus qui provoque des fièvres hémorragiques, selon l'OMS.      Le patient doit être soigné à l'hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE). Une conférence de presse était prévue à 14h00 locales (12h00 GMT).      L'hôpital UKE est spécialisé dans le traitement de maladies très   contagieuses. Fin juillet, l'OMS avait déjà adressé une demande de soins à cet établissement pour l'un de ses collaborateurs. Mais le médecin contaminé était décédé avant de pouvoir être transporté en Allemagne.
Le virus Ebola, qui s'est propagé au Liberia, en Guinée, en Sierra Leone et dans une moindre mesure au Nigeria, a causé la mort de plus de 1.400 personnes depuis le début de l'année. Aucun vaccin ni traitement n'existe à l'heure actuelle pour détruire ce virus qui est contracté par contact direct avec des fluides corporels. Un Britannique vivant en Sierra Leone, contaminé par le virus Ebola, a été hospitalisé dimanche à Londres.  

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En raison de l’épidémie
La rentrée des classes retardée d'un mois au Nigeria
La rentrée des classes est retardée d'un   mois au Nigeria pour mettre en place "des mesures préventives" contre la   diffusion du virus Ebola, a annoncé le ministre de l'Education Ibrahim Shekarau.
"Toutes les écoles primaires et secondaires des secteurs privé et public   doivent rester fermées jusqu'au 13 octobre", afin que "des mesures de prévention appropriées soient mises en place avant que les élèves ne reprennent les cours", a déclaré le ministre au cours d'une rencontre mardi soir avec des   professeurs, sans donner davantage d'explications.    
Les cours devaient normalement reprendre le 15 septembre. Cette annonce est relativement inattendue dans la mesure où l'épidémie semble contenue au Nigeria. Seulement cinq personnes sont mortes sur 13 cas confirmés et une seule reste encore en soins actuellement, selon le dernier bilan de mardi. Sept personnes ont été guéries. Le Nigeria est très nettement moins touché que le Liberia, La Sierra Leone et la Guinée ou l'épidémie a tué plus de 1.400 personnes.     

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
EL-Moudjahid

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