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ALINOV: appel aux entrepreneurs maghrébins, africains et européens

ALINOV : appel aux entrepreneurs africains et européens 

Jeunes chefs d'entreprises, vous souhaitez développer votre entreprise sur les marchés maghrébins, africains et européens ; inscrivez-vous avant le 31 octobre 2017 pour bénéficier gracieusement des services suivants offerts, durant une année, par l’Académie de Leadership et d'Innovation "ALINOV" en partenariat avec Africa Business Builders Academy et le Foreign and Commonwealth Office:

1. Un cycle de formation comprenant quatre bootcamps internationaux, soit un bootcamp chaque trimestre, pour vous permettre de maturer votre stratégie de développement international, mieux connaitre le climat des affaires des pays ciblés et renforcer vos compétences managériales dans un context multiculturel. 

2. Des services de mentorat et des services de conseil/ expertise notamment dans les domaines juridique, financier, marketing, RH, et intelligence économique, pour soutenir la mise en oeuvre de votre stratégie de développement sur les marchés ciblés.

3. Service de promotion de votre entreprise et de mise en relation d'affaires avec de potentiels clients, fournisseurs et / ou sous-traitants, dans les pays ciblés.

35 entreprises issues du Maghreb, d'Afrique et d'Europe seront sélectionnées pour bénéficier, durant une année, des services susmentionnées.

Conditions de participation

Les conditions suivantes sont nécessaires pour bénéficier du programme ALINOV : 

1. Etre âgé de moins de 45 ans 

2. Diriger une entreprise ayant un fort potentiel de développement sur les marchés africains et/ ou européens 

3. Parler couramment le français et / ou l'anglais. La maitrise d'une autre langue utilisée dans le monde des affaires sera fortement appréciée (notamment l'arabe, l'espagnol, etc.)

Le programme privilégie les entreprises proposant des technologies et/ ou des services dans les domaines suivants :

1- Technologies de l'information et de la communication (web développement, logiciel informatique, applications mobiles, etc.)

2- Agricultures / agro-alimentaire

3- Smart building / travaux publics

4- Energies propres / économie d'énergie

5- Education/ formation

6- Santé/ sport/ bien-être

7- Récupération et traitement des déchets

8- Services et / ou technologies pour résoudre les problèmes et des fléaux sociaux tels que le chômage des jeunes, l’accès à l'éducation pour les enfants pauvres, l'accès à la santé dans les régions rurales, réinsertion sociale des jeunes délinquants, etc. 

Date limite de réception des candidatures

Les candidatures sont ouvertes jusqu'au mardi 31 octobre 2017.

Inscription

Pour vous inscrire, il suffit de renseigner le formulaire sur ce lien en joignant votre CV et la plaquette commerciale de votre entreprise 

Contact

Pour tout besoin d'information et/ ou d'assistance au renseignement des documents de candidature veuillez nous contacter par email : candidature.alinov@medafco.com

 

Article MEDAFCO: 
Article MEDAFCO
Source: 
MEDAFCO

Secteur des transports entre 1967 et 2017 : La BAD a financé 8 projets en Algérie

La Banque africaine de développement (BAD) a financé plus de 450 projets de transport entre 1967 et 2017 dont 8 projets en Algérie qui a reçu 760 millions de dollars de financements durant cette période, a indiqué cette institution financière sur son site-web.
La Banque africaine de développement (BAD) a financé plus de 450 projets de transport, à savoir les routes, ports, aéroports et voies ferrées pour 450 millions de personnes bénéficiaires à travers l’Afrique, précise la BAD dans une carte publiée à l’occasion du cinquantenaire du premier projet financé par la Banque, en 1967, des voies routières au Kenya. Dans ce cadre, l’Institution africaine précise que la quasi-totalité des pays membres de la BAD ont bénéficié de financements dont l’Algérie qui a reçu 760 millions de dollars pour le financement de 8 projets. Il s’agit de 1.200 km de routes bitumés et renforcés,l’équipement du port de Djendjen (wilaya de Jijel) et l’amélioration du réseau ferroviaire. Cependant, les premiers bénéficiaires des financements liés au transport au fil de ces 50 ans, sont le Maroc et la Tunisie. Ainsi, la Tunisie a reçu 2,7 milliards de dollars pour le financement de 14 projets, portant renforcement de 5.300 km de routes, construction d’une autoroute, de l’aéroport d’Enfidha en plus de la modernisation du réseau ferroviaire. Pour sa part, le Maroc a bénéficié d’un financement de 2 milliards de dollars qui ont servi également dans 14 projets portant renforcement de 6.000 km de routes, la construction ou la modernisation de 7 aéroports,construction d’une autoroute, et construction de 290 km de voies ferrées ainsi que le financement du port de Nador. Quant à la Mauritanie, elle a bénéficié de 90 millions de dollars pour le financements de son réseau de transport. Au niveau sous régional, le document de la Bad fait apparaitre l’importance prise par l’Afrique de l’Est. Les financements alloués aux projets du secteur des transports dépassent ainsi le milliard de dollars au Kenya, en Tanzanie et en Ethiopie. L’Afrique de l’Ouest vient ensuite, avec, notamment, comme locomotive la Côte d’Ivoire, qui a bénéficié récemment de mégaprojets de transport urbain. Quant aux types de transport soutenus , les projets routiers sont les plus nombreux. Certains contribuent au désenclavement de régions isolées, permettant d’enclencher un cercle économique vertueux, notamment en libérant leur potentiel agricole. D’autres viennent consolider d’importants axes de circulation déjà existants, qui interconnectent les capitales africaines et les relient aux principaux ports, facilitant les échanges commerciaux. Au total, ce sont plus de 40 000 km de routes qui ont été bitumées via des financements de la Banque. Les ports africains ont également fait l’objet de nombreux financements, dont 16 d’entre eux ont été créés, agrandis ou modernisés , notamment en Afrique de l’Ouest.
 Pour ce qui est du secteur aérien, la Banque a soutenu les investissements réalisés dans une trentaine d’aéroports à travers le continent. Dans des pays vastes comme le Nigéria ou la République démocratique du Congo, tous deux aidés par la BAD, le transport aérien permet d’assurer la cohésion territoriale. Outre le financement de terminaux, la BAD s’engage depuis dix ans à l’amélioration de la sécurité aérienne à travers la mise en place de programmes de formation et d’équipement mis en œuvre par les communautés économiques régionales, le dernier en date concerne 25 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest, rappelle cette institution africaine. (APS)

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ElMoudjahid

Projet du port de Cherchell et extension du métro d’Alger : M. Zalene exige le respect du calendrier

Le ministre des Travaux public et des Transport, Abdelghani Zalene a instruit lors de séances de travail, les responsables d’entreprises publiques de réalisation du Port-Centre d’El Hamdania (Tipaza) et du métro d’Alger, respectivement, de lancer les travaux du port de Cherchell et de livrer les extensions du métro d’Alger dans les délais prévus, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Ainsi, lors d’une réunion de travail avec les responsables de l’entreprise portuaire de Cherchell et du laboratoire des études maritimes, le ministre a donné les instructions nécessaires afin de finaliser les derniers détails techniques du port commercial centre d’El-Hamdania au courant de ce mois d’août, et ce, pour permettre le lancement des travaux dans les délais prévus, a ajouté cette source.  Pour rappel, considéré comme l’un des plus grands projets en Algérie, ce port destiné au transport de marchandise est appelé à être un pôle de développement économique d’importance, après son raccordement aux réseaux ferroviaire et aux autoroutes l’habilitant ainsi aux échanges commerciaux avec l’Afrique. D’autre part, lors d’une autre réunion de travail avec les responsables de l’entreprise du Métro d’Alger et des opérateurs en charge de la réalisation des deux extensions vers la Place des Martyrs et vers Ain-Naadja, M. Zalene, qui s’est enquis de l’avancement de ces deux extensions, «a donné des instructions fermes pour l’achèvement des travaux avant la fin de cette année». Selon la même source, une visite  sur site est programmée en vue de permettre au ministre de superviser les travaux sur le
 terrain. (APS)

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ElMoudjahid

Classement des pays en fonction de leur revenu L’Algérie, un pays à revenu intermédiaire supérieur

 

Selon les données de la Banque mondiale (BM) classant annuellement des pays en fonction de leur revenu par habitant, l’Algérie garde pour 2017-2018 son statut de «pays à revenu intermédiaire supérieur», même si elle accuse une baisse de son revenu par habitant.

L’Algérie enregistre ainsi, selon les données de la BM, un RNB (nouvelle appellation du PNB) de 4270 dollars en 2016, contre 5480 dollars en 2013.

Une année florissante sur le front des cours du pétrole, principale ressource de notre pays qui avait alors enregistré un pic de son RNB, à près de 5500 dollars, soit un seuil jamais égalé depuis l’indépendance, si on en croit le graphique de la Banque mondiale, avant que les prix du pétrole ne s’effondre en 2014, entraînant une nouvelle baisse du revenu par habitant du pays, mais sans pour autant changer la classification du pays qui appartient au groupe des pays dont le revenu oscille entre 3955 dollars et 12 235 dollars. Il est à savoir que la Banque mondiale classe les économies du monde en quatre groupes, selon qu’elles soient à revenu élevé, à revenu intermédiaire de la tranche supérieure — comme c’est le cas de l’Algérie —, à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, ou à faible revenu.

CETTE CLASSIFICATION REPOSE SUR LE REVENU NATIONAL BRUT (RNB) PAR HABITANT, CALCULÉ AVEC LA MÉTHODE DITE DE «L’ATLAS», AVEC NOTAMMENT L’ESTIMATION DE LA COURBE DE CROISSANCE DE LA POPULATION ET CELLE DU PRODUIT NATIONAL BRUT PAR HABITANT EXPRIMÉ EN DOLLARS. SELON CE CLASSEMENT, C’EST LA NORVÈGE QUI TRÔNE TOUJOURS EN PREMIÈRE POSITION, TANDIS QUE LE MALAWI FERME LE CLASSEMENT. SELON LES PRÉCISIONS DE LA BM, LE RAPPORT SUR LE DÉVELOPPEMENT DANS LE MONDE INTRODUIT, EN 1978, DEUX GROUPES DE PAYS — À «FAIBLE REVENU» ET À «REVENU INTERMÉDIAIRE» — POUR DÉSIGNER TOUS LES PAYS NON INDUSTRIALISÉS, PRODUCTEURS EXCÉDENTAIRES DE PÉTROLE OU À PLANIFICATION CENTRALISÉE AYANT UN REVENU PAR HABITANT RESPECTIVEMENT INFÉRIEUR ET SUPÉRIEUR À 250 DOLLARS (TAUX DE 1976). DANS L’ÉDITION 1983 DE CE RAPPORT, LE GROUPE DES PAYS À REVENU INTERMÉDIAIRE EST COUPÉ EN DEUX, LES PAYS DE LA TRANCHE «INFÉRIEURE» ET CEUX DE LA TRANCHE «SUPÉRIEURE», LA LIGNE DE PARTAGE ÉTANT FIXÉE À 1670 DOLLARS. EN 1989, LE SEUIL DE 6000 DOLLARS FAIT SON APPARITION, POUR DISTINGUER LES PAYS «À REVENU ÉLEVÉ».

 

Ce système prévaut depuis, les seuils étant ajustés chaque année pour tenir compte de l’inflation. Au 1er juillet 2017, les seuils de revenu sur lesquels repose la classification des économies sont 1005 dollars pour le groupe de pays à faible revenu, de 1006 dollars à 3955 dollars pour ceux à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, de 3956 dollars à 12 235 dollars pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et au-delà de 12 235 dollars de RNB se sont les pays dits à revenu élevé. A titre d’exemple, cette année la Croatie est passée de grade «élevé» à «intermédiaire supérieur», alors que l’Angola, la Géorgie et la Jordanie sont passés de la classification «intermédiaire supérieur» à «intermédiaire inférieur».

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ELWATAN

Des représentants de plusieurs secteurs examinent les moyens de développer la filière Lait

ALGER - Le ministre de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdelkader Bouazgui s'est réuni lundi au siège de son département, avec les représentants de plusieurs secteurs pour examiner les moyens de promouvoir la production locale du lait et arrêter les mesures nécessaires à même d'assurer une distribution régulière de cette matière, a indiqué un communiqué du ministère.

Des professionnels de la filière lait, des représentants des ministères du Commerce, des Finance et de l'Industrie et des mines, ainsi que des cadres du ministère de l'Agriculture ont pris part à cette réunion au cours de laquelle il a été convenu de la création d'un groupe d'experts chargé d'élaborer des mécanismes visant à promouvoir la filière lait, précise la même source.

M. Bouazgui a appelé les professionnels à "développer cette filière stratégique", soulignant que son département était "prêt à assurer aux professionnels de cette filière, tous les moyens nécessaires pour encourager la production nationale et réduire la facture d'importation".

Cette réunion intervient dans le cadre de l'application des mesures arrêtées lors d'une réunion interministérielle  sur la filière lait, présidée par le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune en juillet dernier.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
Aps

Banque d’Algérie : Nouvelle réduction du taux des réserves obligatoires

Le taux des réserves obligatoires des banques connaîtra une nouvelle baisse à compter du 15 août en cours pour passer de   8% à 4%, selon une nouvelle instruction de la Banque d’Algérie publiée sur son site web. Ainsi, l’instruction 4-2017 du 31 juillet 2017 modifie et complète l’instruction 2-2004 du 13 mai 2014, relative au régime des réserves obligatoires. Le 15 mai 2016, la Banque d’Algérie avait abaissé le taux de ces réserves le portant de 12% à 8%, une mesure qui vise à permettre aux banques d’injecter plus de liquidités sur le marché. A noter que les réserves obligatoires représentent les réserves financières que les banques et institutions financières doivent obligatoirement déposer auprès de la Banque centrale. (APS)

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ElMoudjahid

La COSOB organisera en septembre un séminaire pour étudier la redynamisation de la Bourse d’Alger

Pour le président de la Commission de surveillance des opérations de Bourse (COSOB), un autre schéma précédant l’introduction en Bourse est nécessaire. Celui qui semble le plus approprié, estime-t-il, est le passage par l’étape d’un fonds d’investissement qui permettrait à l’entreprise de préparer l’opération au plan tant interne qu’externe en améliorant sa gouvernance et son organisation.

 

 

 

 

La rentrée prochaine sera aussi celle du monde financier et du marché boursier. L’échec de l’introduction en Bourse de la cimenterie d’Ain El Kebira, il y a une année, n’a pas laissé insensible la Commission de surveillance des opérations de Bourse (COSOB). Cette dernière prévoit d’organiser un séminaire le 27 septembre prochain, pour évoquer entre autres, les modalités de redynamisation de la Bourse d’Alger.

Cette quête fait suite aux recommandations faites dans son rapport d’activité de 2016 qui a fait état des solutions possibles pour éviter de rééditer cet échec à l’avenir.

L’annonce faite sur le site web de la COSOB fait référence à une activité de son conseil scientifique ; le programme détaillé n’a pas encore été rendu public. Néanmoins, les leçons de l’échec de l’introduction en Bourse de la cimenterie d’Ain El Kebira ne manqueront pas d’être évoquées, surtout que la Bourse ne fonctionne actuellement qu’avec cinq entreprises et les titres du Trésor.

Les entreprises cotées à la Bourse d’Alger vacillent entre bonnes et mauvaises séances de cotation. La séance de mercredi a révélé que l’entreprise pharmaceutique Biopharm est en baisse de 0,44 alors que Rouiba (boissons) enregistre une baisse de 1,54. Alliance Assurance, l’hôtel Aurassi et l’entreprise pharmaceutique Saidal n’ont pas connu d’échange de titres. C’est le mal qui ronge la Bourse et qui avait conduit au retrait définitif d’Eriad Sétif.

Pour que ces situations d’échec d’introduction ne se renouvellent pas fréquemment, la COSOB a déjà donné un avant-goût des thèmes qui pourraient animer les débats en septembre prochain. La rencontre prévue intervient après que la COSOB a préconisé au début de l’année, le passage par un fonds d’investissement des entreprises qui souhaitent s’introduire en Bourse.

« L’infructuosité de l’offre publique de vente (OPV) de la cimenterie d’Ain El Kebira est révélatrice d’une sensibilité du marché et d’une nécessaire professionnalisation des acteurs », a commenté le président de la COSOB Abdelhakim Berrah, dans son préambule au rapport d’activité.

Selon lui, un autre schéma précédant l’introduction en Bourse est nécessaire : « Le schéma qui semble le plus approprié est le passage de l’entreprise qui souhaite s’introduire en Bourse par l’étape d’un fonds d’investissement ». Il explique cette démarche par la nécessité d’une préparation tant interne qu’externe pour améliorer la gouvernance et l’organisation interne.

C’est là un rôle d’accompagner de ces entreprises tout au long de ce processus, qui est voulu par la COSOB. Son président l’avait promis. « En 2017, la COSOB restera à l’écoute des entreprises et des acteurs du marché », avait-il déclaré. La chose sera vérifiée en septembre pour savoir si ces propositions seront suffisantes pour redynamiser la Bourse d’Alger.

Le directeur général de la Bourse d’Alger, Yazid Benmouhoub, avait estimé en 2016, qu’avec 4 ou 5 titres seulement, il n’est pas possible d’avoir une véritable animation du marché : « Il n’y a pas suffisamment d’ordres d’achat et de vente. Nous enregistrons à peine une vingtaine d’ordres par mois », avait-il déploré.

A souligner que la capitalisation boursière est passée de 15.429.078.190 DA en 2015 à 45.778.197.740 DA en 2016, soit un évolutif de 30.349.119.550 DA.

 

 

 

 

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
maghrebemergent

La tomate industrielle à Chlef : surplus de production et manque d’unités de transformation

CHLEF - La filière de la tomate industrielle à Chlef a enregistré, durant cette saison, un bond considérable dans sa production dû à une hausse du rendement à l’hectare estimé entre 850 et 900 qx, ainsi qu'une augmentation de la surface exploitée de 600 ha à 1.076 ha actuellement.

Face à cette production en hausse, la wilaya de Chlef ne compte qu'une seule unité de transformation privée, qui peine à gérer le surplus de production provoquant le mécontentement des agriculteurs, irrités devant les longues files d’attente et inquiets des dégâts occasionnés à leur production, a-t-on constaté.

Cependant des efforts sont consentis par la direction des services agricoles (DSA) de la wilaya, selon le responsable du secteur, Mokhtar Belaid, afin de promouvoir une industrie de transformation et agroalimentaire dans cette région, dont la production prévisionnelle de tomate industrielle, pour la présente campagne, est estimée à 807.000 qx, au vue des conditions climatiques régnantes et de la hausse constatée au volet rendement, a-t-il affirmé.

Après s'être félicité des indices de production positifs de la filière, il a déploré le problème de transformation posé dans la wilaya, qui ne compte en tout et pour tout qu’une seule unité, accueillant en plus de la production de Chlef, celles d’Ain Defla et de Relizane.

Pour ce responsable, la tension enregistrée sur l’unique unité de transformation de la wilaya est due "à un murissement précoce de la récolte de tomate industrielle, dont le volume de production a dépassé toutes les prévisions, grâce notamment à l’usage des techniques du goûte à goûte et des engrais, conjuguées aux bonnes conditions climatiques", a-t-il expliqué.

Il a annoncé, en outre, une action de la DSA visant l’organisation de la récolte, ainsi que le recensement des pertes déclarées par les agriculteurs.

Selon le chargé du service commercial, Sadek Meriem Khorafa, l’unité de transformation en question a procédé au relèvement de ses capacités par la création d’une deuxième chaine de production, lui permettant ainsi l’accueil de 1.300 tonnes de tomates/jour, sachant que cette unité a conclu des contrats avec 198 agriculteurs de Chlef, Ain Defla et Relizane.

"Pour éviter un tassement de la production, un programme spécial a été fixé afin de permettre aux Fellahs de récolter leurs productions suivant les capacités de transformation de l’usine, les deux s’étant accordé sur une récolte de 12 qx/ha/J", a-t-il fait savoir.

Néanmoins, les agriculteurs, rencontrés par l’APS dans les files d’attente formées devant l’unité de transformation, ont exprimé leur mécontentement à l’égard de leurs pertes, estimant la tomate non récoltée à 60%.

Ils ont également évoqué les désagréments causés aux gros tonnages, dont l’attente dans les files peut aller jusqu’a 48h. Une durée qu'ils assurent suffisante au pourrissement des tomates. "De grandes quantités sont jetées dans les Oueds au vu des chaleurs régnantes", ont-ils déploré.

 

Vers la création d’une coopérative des producteurs de la tomate industrielle

 

Selon le président de l’Association de la tomate rouge, des producteurs de la tomate industrielle, Mohamed Benyamina, des mesures ont été prises afin de gérer cette crise et préserver l’intérêt des producteurs de la filière, par la création notamment d’une coopérative des producteurs de la tomate industrielle, qui aura pour mission la gestion de ce type de problèmes ainsi que la défense des droits des agriculteurs.

Cette même coopérative se chargera, également, a-t-il ajouté, de fixer un programme pour la culture de la tomate de façon à ce que sa récolte ne se fasse pas dans la même période, et ce dans un souci de réduction des files d’attente devant l’unité de transformation. Il s'agira également d'œuvrer à l'encadrement des contrats signés avec les unités de transformation et le développement de la filière en général.

S’exprimant sur le surplus de production enregistré et le rejet de grandes quantités de tomates dans les Oueds, M. Benyamina, a évoqué "la faiblesse de la capacité d’accueil de l’unité de transformation, qui devait, selon lui, entamer l’accueil du produit depuis juin dernier, afin de réduire les pertes des agriculteurs, qui ont dû abandonner 60 % de leurs récoltes".

"Des sorties sur terrain sont actuellement effectuées par la DSA au niveau des exploitations agricoles touchées afin de constater de visu les dégâts occasionnés aux "Fellahs", et élaborer un rapport qui sera soumis au ministère de tutelle", a encore fait savoir le responsable du secteur, Mokhtar Belaid, qui a appelé chaque partie à assumer ses responsabilités.

La culture de la tomate industrielle à Chlef est essentiellement concentrée dans les régions d’Ouled Ben Abdelkader, Ouled fares, El Karimia et Oued Fodda, avec une surface globale estimée à près de 1.076 ha, dont la production a atteint durant la campagne 2015-2016, 475.000 qx.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
Aps

EL-OUED : PréservatIon de la phoeniciculture

Plus de 1,2 million de palmiers-dattiers   productifs des palmeraies de la wilaya d’El-Oued ont bénéficié, à titre préventif, durant l’année en cours, d’un traitement phytosanitaire contre les parasites du Boufaroua et du myelois, a-t-on appris de la direction des services agricoles.      Cette opération s’inscrit dans le cadre d’un programme préventif, initié par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, visant à protéger le palmier-dattier des maladies et parasites nuisibles, et préserver cette richesse phoenicicole des régions dans le sud du pays, a indiqué le responsable par intérim du secteur de l’agriculture, Abdelali Faleh.  

La première phase de cette action préventive a permis le traitement de   quelque 601.000 palmiers-dattiers contre le Boufaroua, alors qu’un nombre similaire de palmiers sera également ciblé contre le myelois, au titre de la deuxième phase devant être lancée avant la fin de cette semaine, a-t-il ajouté.
Les interventions de traitement contre ces parasites destructeurs des palmiers- dattiers ont été menées par les services de l’Institut national de protection des végétaux (INPV) et 12 entreprises sous-traitantes sélectionnées suite à un appel d’offres, a indiqué M. Faleh, ajoutant que des agriculteurs ont traité, pour leur part, quelque 111.000 palmiers productifs.  
Cette opération préventive est supervisée par l’Institut national de protection des végétaux, en collaboration avec la direction des services agricoles de la wilaya d’El-Oued. Des moyens logistiques et des camions dotés de techniques modernes   destinés à ce genre de traitement de parasites ont été mobilisés par   l’INPV. (APS)

Article MEDAFCO: 
Non
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ElMoudjahid

L’Algérie, la guerre économique et l’intelligence économique (1re partie)

Mohamed Faouzi Boucheloukh

La montée en force des TIC dont la révolution du digitale au cours des vingt dernières années, la montée en puissance des pays émergents et l’affirmation d’une économie de la connaissance se sont traduites par une modification de la nature des affrontements concurrentiels. La concurrence s’est fortement intensifiée à l’échelle mondiale, la déréglementation et la globalisation financière en ont été de puissants accélérateurs. Aujourd’hui, la puissance rime avant tout pour un Etat à sa capacité à modifier les conditions de la concurrence, à transformer le contexte économique à son profit afin de conserver des emplois, à s’assurer de sa domination technologique, commerciale, économique et, par conséquent, politique.

Ainsi, on parle de guerre économique (GE) car la compétition économique est devenue le principal terrain d’affrontement dans la recherche de puissance. En se focalisant sur certains aspects économiques de la mondialisation, cette compétition tend à en masquer ou à tout le moins à en renvoyer à l’arrière-plan le versant politique.

La GE peut se définir comme étant la stratégie et le comportement économique agressif, essentiellement en temps de paix, d’une entreprise, d’un Etat, d’une ONG ou de tout groupement humain pour atteindre un objectif : conquérir ou protéger des parts de marché, et ce, dans une dynamique de recherche, de préservation et d’accroissement de la puissance. Les acteurs principaux de cette nouvelle forme de guerre sont les Etats en tant qu’acteurs politiques et économiques naturels et légitimes, les entreprises en tant qu’actrices majeures, et enfin la société civile et les ONGs, tant l’information joue un rôle croissant dans notre société. Dans cette nouvelle forme d’expression de la rivalité, l’objectif de conquête des marchés s’est substitué à celui de la conquête des territoires. Désormais, ce ne sont plus les stocks d’armements et les idéologies qui jouent un rôle déterminant, mais la lutte pour l’accroissement des parts des marchés extérieurs et la progression au sein de la hiérarchie économique mondiale.

Quelles sont les armes de la GE ?

Avant de parler des armes de la GE, il est important de citer les conditions de leur utilisation. La condition principale est la capacité d’appliquer la stratégie à moyen et long termes et de généraliser cette pratique au niveau des entreprises grandes ou petites et les institutions. La deuxième condition est la capacité à créer une stratégie d’accroissement de puissance dans le domaine économique. La troisième condition est la nécessité de changer l’état d’esprit des cadres afin de les amener à l’affrontement pour l’économie de leur pays. Si ces trois conditions ne sont pas remplies, les armes (culture de l’information anticipative, généralisation des pratiques de l’Intelligence économique (IE) et de ses dispositifs et outils) seront utilisées de manière dispersée et seront donc en général non efficaces. La négation de la GE est une erreur majeure dans la mesure où elle polarise l’attention des acteurs sur le très court terme et minorise la dimension de l’affrontement.

Ce décalage est très pénalisant pour les entreprises pour lesquelles le développement n’est possible que si elles sortent victorieuses des différents types d’affrontement (concurrentiel, géoéconomique,…) auxquels elles doivent faire face. Enfin, l’IE est un outil de poids en mesure d’aider les différents acteurs dans cette GE. L’IE est la maîtrise de l’information dans le but de connaître son environnement extérieur et par conséquent s’adapter par avance à sa conduite. Elle permet d’identifier les opportunités et les déterminants du succès, d’anticiper les menaces, de prévenir les risques, de se sécuriser, d’agir et d’influencer son monde extérieur dans une optique de compétitivité internationale. L’IE permet de mieux connaître ses concurrents, les donneurs d’ordres, les règles et les normes qui peuvent influencer son activité et donc d’agir sur son environnement au lieu de le subir. Cette activité est déontologique et loin des pratiques d’espionnage, de vol et de trafic d’influence. Si l’on couple les activités propres à l’IE (veille, protection et influence) aux formes de la GE, on s’aperçoit que c’est une véritable arme pour les entreprises et les Etats.

IE : qu’est-ce que cela veut dire en 2017 ?

Toute information possède un réel potentiel. Si cette dernière est délivrée au bon moment, à la bonne personne, par le bon moyen, elle permet à l’entreprise d’acquérir un avantage compétitif durable. L’IE permet aux entreprises de bâtir leur stratégie et les aider dans leur processus décisionnel. C’est une pratique managériale qui permet à l’entreprise et à l’Etat de capter les signaux faibles en vue de s’assurer des avantages concurrentiels, décisifs et durables. Ces signaux faibles sont des pépites informationnelles qu’on ne peut pas apercevoir d’une façon claire et automatique. Il n’y a que les personnes qui sont préparées, formées, sensibilisées, avec des yeux préparés et des oreilles aguerries qui peuvent les capter. Ces signaux faibles ne viennent pas seuls, il faut aller les chercher et les actionner. De plus, ils ne viennent pas avec un grand bruit, tout le monde ne les entend pas.

Quand il s’agit de signaux faibles portant sur des marchés à grand potentiel par exemple, certains les prennent à temps et quand les autres viennent, il est déjà trop tard. Certains ratent de telles opportunités car ils ne les ont pas vues au bon moment.

Quand il y a des signaux faibles portant sur des menaces, certains les évitent à temps car ils sont préparés et d’autres en payent les conséquences. L’importance de l’IE pour les entreprises et pour les Etats est capitale, et ce, surtout pour ne pas se laisser surprendre. La mondialisation des échanges, la globalisation des marchés et l’innovation technologique constituent des facteurs de multiplication des risques qui rendent la position des entreprises de plus en plus difficile à une échelle économique mondiale. Pour entreprendre, ces entreprises ont besoin de plus en plus d’une information d’anticipation fiable, complète et exploitable. Sous l’effet de la mondialisation et de l’explosion des TIC, leur environnement a complètement changé. Il leur est donc nécessaire d’appliquer les méthodes d’IE.

Une grande gagnante de la GE : La Turquie

Pendant 14 ans, la Turquie avec son boom économique sans précédent a fait figure de modèle aux yeux de nombreux pays européens. Un régime modéré, respectueux des électeurs et assis sur une économie dynamique. Grâce à une croissance annuelle régulière de 5,2%, le PIB du pays a triplé et de nouveaux emplois ont été créés pour des millions de personnes. Selon la Banque mondiale, le progrès économique a profité à toutes les couches de la société. La pauvreté extrême qui affligeait 30% des Turcs en 2001 ne touche plus que 1,6% de la population actuellement. Ce business model qui suscite l’inspiration est parvenu à faire émerger une nouvelle classe moyenne férue de consommation, biberonnée aux séries télévisées turques qui séduisent du Moyen-Orient jusqu’en Amérique latine. Cette classe moyenne qui représentait 21% de la population est désormais de 41%.

C’est l’ouverture du marché turc avec un contrôle rigoureux qui a permis cela, mais ce n’était pas facile et ce business model y est parvenu. Ce business model a fait décoller l’économie turque, pourtant au bord de la banqueroute, en s’appuyant sur les «tigres anatoliens», ces petites entreprises familiales de l’est du pays dédiées à l’électroménager ou au BTP, qui exportent au Moyen-Orient et dans le Caucase. Il a bâti des succès internationaux, comme celui de la Turkish Airlines, et se lance dans une politique de grands travaux en se dotant d’infrastructures modernes qui font la fierté du gouvernement : un nouveau pont à Istanbul, une mosquée gigantesque,

un troisième aéroport, le plus grand du monde, modernisation des services publics,... La Turquie sert également de centre régional de gestion pour plusieurs entreprises et organisations multinationales. Cet excellent exemple ou miracle économique est à citer aux plus pessimistes des managers algériens. Cet exemple est surtout évoqué pour explorer la trousse d’outils modernes et le couteau suisse qui ont été déployés dans la nouvelle vision et dans le nouveau business model turc pour atteindre les formidables performances et les succès importants connus. Dans cette exploration, il faut chercher comment ce business model a capté, exploité et capitalisé les armes les plus performantes de la GE pour en sortir grand gagnant. En effet, à l’élection de l’architecte de ce miracle économique, le maire de la municipalité d’Istanbul en 1994, celle-ci avait 4 milliards de dollars de déficit et à sa sortie, quatre ans après, elle avait un excédent de 4 milliards de dollars avec à la clé 4 milliards de dollars d’Investissements directs étrangers (IDE) (pour plus de détail, voir mon article «Crise en Algérie, miser sur la résilience et l’IE» dansr El Watan des 19 & 20 octobre 2017). La plus vraie des sagesses est une détermination ferme.

En effet, avec une trousse d’outils modernes composée de 300 projets élaborés par deux équipes d’académiciens, ce leader a permis à la Turquie de décoller en 2001 avec un prêt de la Banque mondiale de 14 milliards de dollars seulement. Ces projets sont la base des réformes qui ont certainement facilité un changement sociétal durable et rapide. Même si les fractures profondes de la société turque remontent aux dernières décennies de l’Empire ottoman, la dynamique économique et aussi politique a aujourd’hui changé du fait de ces réformes. Sur la chaîne Al Jazeera, le 6 novembre 2005, soit après 3 ans à la tête du gouvernement et après avoir baissé l’inflation de 43 à 8% entre autres performances réalisées, Erdogan a répondu ceci à une question du journaliste Ahmed Mansour qui lui demandait qu’elle a été la stratégie utilisée pour la réalisation de ces performances : «Une bonne gouvernance des ressources humaines, une bonne gestion des informations (notamment anticipatives de l’IE) et une bonne gestion des finances.»

La Turquie grande gagnante de la GE

Voilà ce que dit un simple citoyen turc pour résumer l’état de la Turquie avant le boom économique : «J’étais le barbier du Reis (Erdogan) quand il habitait ici, confie-t-il. Il a fait tellement en quinze ans. Avant, les infrastructures étaient laissées à l’abandon. Si vous étiez pauvre et que vous tombiez malade, vous ne pouviez que prier pour votre guérison. Maintenant, toutes les rues sont en bon état et vous avez droit à des consultations immédiates et gratuites chez le médecin.» Dans le business model turc, on a bien compris à cette époque que la santé devait prendre son envol dans la mondialisation et que par son dynamisme, le système de santé est générateur d’emplois, de devises et source d’effets d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. Aussi, le tourisme représente la première activité de service dans le monde (un salarié sur 11 dans le monde entier fait partie directement ou indirectement du domaine du tourisme), avec plus du tiers du marché mondial des services. Le tourisme médical peut donc s’inscrire dans une relation duale avec le tourisme.

Le tourisme médical est le processus de quitter «la maison» pour des traitements et des soins à l’étranger. Donc, dans son développement, de nouveaux piliers économiques et secteurs à fort potentiel de croissance, la Turquie s’est découvert une nouvelle branche d’activité éminemment lucrative : le tourisme médical. Les chiffres de ce secteur qui se mondialise sont éloquents. La demande grandit en partie à cause du vieillissement de la population, mais aussi à cause d’une classe moyenne croissante dans le monde entier, qui est, par internet, informée qu’il y a des traitements ailleurs pour eux. En outre, la dépense d’un touriste médical est en général très supérieure à celle d’un touriste «normal». La dépense moyenne d’un touriste est de 600 dollars, alors que la dépense moyenne d’un touriste dans le secteur médical est de 5000 dollars. Le système d’IE du gouvernement turc après avoir capté cette formidable opportunité a installé un «conseil de développement du tourisme de la santé».

Ce Conseil a déployé les meilleurs dispositifs d’IE afin propulser ce domaine et les accomplissements n’ont pas tardé, en voici quelques-uns : bien que le secteur du tourisme continue sa chute avec une régression estimée à 11%, le tourisme médical demeure une constante avec une augmentation de 12% en 2016.

Les prix abordables et la qualité des soins sont les motivations qui ont attiré des patients de 60 pays étrangers l’année dernière. A titre d’exemple, avec 300 établissements spécialisés dans la greffe de cheveux, Istanbul est devenue une plaque tournante de l’industrie capillaire en pleine croissance, attirant des patients du monde entier, en particulier du Moyen-Orient. Celle-ci avec 500 000 patients a rapporté près d’un milliard de dollars en 2014 à la Turquie (selon un rapport du Washington Post) qui en est devenue leader mondial. Si le tourisme médical s’est ainsi développé en Turquie, c’est aussi le fruit d’un intense travail de promotion de la compétence turque. Plusieurs congrès (dont l’Hestourex) sont organisés chaque année à Istanbul pour réunir les acteurs internationaux du secteur. Et même dans les airs, les voyageurs de Turkish Airlines ont le droit à une brochure éditée par l’agence Healthcare Tour. La compagnie aérienne nationale est prête à offrir 10% de réduction aux étrangers qui se rendent en Turquie pour des raisons médicales. Eh oui, pour «pour bâtir haut, il faut creuser profond». La Turquie a compris que le capital ou actif immatériel est le meilleur levier de création de valeur dans les organisations et les entreprises et que la santé en est le premier.

Un bon élève de la GE : le Maroc

Le Maroc a déployé très tôt une politique d’IE pour s’implanter partout en Afrique. En 2014, l’une des principales opportunités à saisir avant les autres était le vide laissé par El Gueddafi qu’il fallait et qu’il faut remplir en Afrique. Cette place à prendre a poussé les politiciens et les industriels de notre voisin à lancer une offensive diplomatique et surtout économique durant 3 ans. Le pays et tout l’appareil économique furent engagés à la conquête de nouveaux marchés, car on a compris très tôt que l’arme économique est la plus efficace des armes actuelles dans cette «guerre économique». Avec ses 50 ans de partenariat avec l’UE, le Maroc a compris que son avenir n’est plus en Europe qui est surtout frappé par la crise ces dernières années et que la seule voie qui lui reste est de s’étendre vers le Sud. Ces 50 ans de partenariat lui ont permis certes de créer des richesses, mais pas d’ouverture de marchés, ô combien nécessaire pour maintenir une bonne croissance. Pour cette ouverture, il faut que ses entreprises s’internationalisent et donc il leur faut impérativement des marchés.

Ces marchés sont plutôt en Afrique noire où tout est à construire : écoles, logements, hôpitaux, assurance, finances, bâtiment,… et en plus la population est jeune. Il est clair que désormais l’Afrique, notre patrie naturelle, est son nouvel horizon. Les entreprises marocaines, avec une croissance continue pendant plus de 10 ans, ont créé de la richesse car les entreprises étrangères qui se sont installées au Maroc les ont accompagnées et aidées à accroître leurs capacités ; elles peuvent donc se déployer sur d’autres marchés. Elles ont réussi à se positionner et également à avoir un avantage concurrentiel durable sur le continent africain, sachant que ce pays est parti de rien. On peut citer quelques accomplissements : plus de 500 accords commerciaux ont été signés, y compris avec la très jeune république du Soudan du Sud.

Cette offensive vise à mettre à leur disposition un cadre juridique et réglementaire leur permettant une percée vers l’Afrique à travers le renforcement des parts de marché acquises et la diversification des débouchés extérieurs. Dans certains pays, certes il n’y a absolument rien aujourd’hui, mais il va y avoir certainement quelque chose à prendre demain. En usant de l’influence économique, les entreprises marocaines ont offert au Soudan du Sud un hôpital de campagne avec affectation des médecins et des infirmiers. Avec ce pays, 9 accords économiques ont été déjà signés car on se prépare pour demain : il y a un sous-sol très riche dans ce petit et très pauvre pays et presque neuf. Par ailleurs, à l’ère de la connaissance et du savoir, 7500 étudiants de l’Afrique noire sont inscrits dans les universités marocaines, dont 68% sont boursiers de l’Etat marocain.

Ces élites sont utilisées pour le renseignement économique aujourd’hui ou demain, car en Afrique on n’a pas des traditions écrites, pas de Big data et pas de Cloud et tout s’obtient à travers les relations humaines, seule voie pour obtenir des renseignements sûrs. Autrement dit, la puissance repose sur une nouvelle dynamique d’information communément surnommée «Soft power». Il est clair ici qu’on ne débourse pas de l’argent (rien n’est gratuit), mais on déploie cet outil de l’IE en tant que nouvelle arme de la GE.

L’IE leur a permis de faire de l’Afrique une zone d’accueil importante pour les investissements marocains (2e investisseur africain sur le continent, après l’Afrique du Sud, et le 1er en Afrique de l’Ouest). A titre d’exemple, la principale banque du pays, ainsi qu’une partie de la Société nationale d’investissement (SNI), qui compte 7,4 millions de clients et plus de 16 000 employés, interviennent dans 10 pays d’Afrique. Un autre groupe bancaire est présent dans 18 pays africains. Les entreprises marocaines se sont également lancées dans l’assurance, où depuis 2010 un groupe d’assurance a des activités dans plus de 10 pays africains. La compagnie Maroc Telecom a des activités dans 11 pays africains. Les investissements marocains en Afrique s’orientent vers ces secteurs par des prises de participation au capital des entreprises locales ou bien par montage de filiales. Il n’y a plus de chasses gardées en Afrique ; par exemple, en 2015, la France, partenaire économique historique de la Côte d’Ivoire, a été détrônée par le Maroc. Ce dernier représentait 22% des entreprises agréées par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire, guichet unique de l’investissement direct dans ce pays, contre seulement 16% pour les opérateurs français. Mais en 2016, GE oblige, les rôles se sont inversés et la France a repris sa place de 1er investisseur privé en Côte d’Ivoire.

 

Le Maroc est en train de capter tout ce qu’on peut appeler sous-traitance en matière d’industrie de pointe. Il est un point d’entrée en Afrique pour Boeing, Bombardier et d’autres grands constructeurs internationaux pour les pièces d’avion aujourd’hui et certainement pour autre chose plus stratégique demain.

Source: 
EL Watan
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