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Industrie pharmaceutique : Pharma Group ambitionne de renforcer ses investissements en Algérie

Le groupe pharmaceutique Pharma Group ambitionne «de renforcer ses investissements en Algérie» à la faveur de conditions «très favorables», a indiqué, hier à Alger, le représentant du groupe, Samir Khelil.
«L’Algérie est un marché prometteur pour les sociétés de Pharma group chargées de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), d’autant que les conditions sont très favorables», a déclaré M. Khelil, à l’issue de l’audience que lui a accordée le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf. Pharma group ambitionne, pour les années à venir, «d’encourager les filiales du groupe ne disposant pas d’usines en Algérie à y investir», a-t-il ajouté. Certaines filiales de Pharma group disposent d’usines en Algérie et investissent également dans le domaine de la recherche, a indiqué M. Khelil, soulignant que «l’objectif du groupe est d’augmenter le volume de ces investissements».

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EL Moudjahid

D’importantes mesures pour booster l’investissement industriel

l L’Impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) et la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) seront révisés dans le cadre de la Loi de finances complémentaire (LFC) de 2015 au profit de l’investissement lié à la production, a annoncé, lundi à Alger, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Cette révision fiscale entre dans le cadre de «l’encouragement, le soutien et les facilitations en faveur de l’investissement productif créateur de richesses et d’emplois au détriment des activités commerciales», a souligné M. Sellal lors d’une réunion avec les cadres du secteur de l’Énergie. Le taux de l’IBS a été unifié à 23% par la Loi de finances de 2015, alors qu’il était auparavant de 19% pour les entreprises de production et de 25% pour les sociétés d’importation et de services, rappelle-t-on. Quant au taux actuel de la TAP, il est de 2%. Le Premier ministre a cité cette révision fiscale parmi d’autres mesures prévues pour la diversification de l’économie.  C’est ainsi, espère-t-on, que le pays pourra mieux changer de cap et asseoir son développement et sa croissance sur des bases plus diversifiées. L’objectif étant de soutenir les investissements dans des projets présentant un aspect innovateur et structurant pouvant favoriser la diversification dans la production de biens et services à valeur ajoutée élevée.   L’investissement est indispensable pour la création de nouveaux secteurs d’activité et le développement des activités existantes. Il convient de noter que les économies se diversifient au fur et à mesure que les investissements augmentent. Le pays a donc peu de chances de diversifier son économie s’il ne consacre pas une partie de son revenu national à l’accumulation de son stock de capital, analysent de nombreux experts. D’ailleurs, les infrastructures économiques, le développement des marchés de capitaux et le renforcement des capacités productives des entreprises sont des domaines dans lesquels l’investissement doit en priorité être mobilisé à court terme. Si les matières premières représentent une source non négligeable de revenus, l’incertitude entourant les marchés et partant les cours des matières premières, doit inciter à plus de prudence et de vision. Pour l’Algérie, donc, la diversification de son économie est vitale. Même si le pays a plutôt bien résisté à la crise financière, il n’en demeure pas moins qu’il a continué à exposer une grande dépendance à l’égard de ses exportations des hydrocarbures. Avec le ralentissement de la demande et la chute des cours du pétrole, le taux de croissance a baissé. Cette hyper dépendance à l’égard du pétrole a donc alarmé le gouvernement et rappelé ainsi la nécessité d’une plus grande diversification de l’économie, étroitement liée à la relance de l’industrie. Aussi, le gouvernement Sellal devait, dès son installation en 2012, établir un climat propice aux affaires, notamment un cadre réglementaire porteur, des mesures d’incitation pour le commerce international et une aide aux pôles économiques qui contribuent à la diversification, tant elle réapparaît comme un élément majeur de l’insertion internationale. Le secteur privé devait, pour sa part, bénéficier de l’appui des pouvoirs publics pour tirer parti des opportunités, stimuler l’innovation et élargir ses activités. L’enjeu de la mise à niveau pourra être celui d’inciter et d’accompagner les entreprises à l’exportation, de développer la sous-traitance pour favoriser l’intégration, la densification et la diversification du tissu industriel. Le gouvernement a également adopté un plan d’orientation industrielle pour favoriser la croissance des secteurs d’activité comme l’agro-alimentaire, les produits chimiques et pharmaceutiques, les textiles ou encore le tourisme. Les efforts de diversification industrielle de l’Algérie concernent aussi  l’industrie mécanique et les technologies de l’information et de la communication. Certes, le pays a fait de notables progrès ces dix dernières années, mais reste économiquement très dépendant des hydrocarbures. Et son grand défi demeure la diversification de l’économie qui passe par une relance de l’investissement industriel.
Farid B.

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EL Moudjahid

rencontre sur la “création de régions entrepreneuriales le 4 juin à Fès

Une journée d’étude sous le thème : “La création de régions entrepreneuriales : une nécessité du développement économique et social du Maroc”, aura lieu le 4 juin à Fès à l’initiative du Centre Régional d’Investissement Fès-Boulemane.
Cette manifestation tend à s’informer des projets structurants lancés au niveau de la région, du programme mis en œuvre pour améliorer le climat des affaires et des exigences d’un développement entrepreneurial.

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Maghreb Emergent

Amélioration du climat des affaires: Un programme en partenariat avec l’UE en cours d’élaboration

ALGER- Un programme dédié à l’amélioration du climat des affaires en Algérie, en partenariat avec l’Union européenne (UE), est en cours d’élaboration, a indiqué lundi le sous-directeur du partenariat avec l’UE au ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Mourad Issaad.

 

Baptisé « Programme d’appui à l’industrie et à l’environnement de l’entreprise algérienne », ce projet impliquera notamment les ministères, les banques et les organisations patronales, a expliqué M. Issaad en marge d’un séminaire sur l’intégration économique, organisé par le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care).

Financé par l’UE à hauteur de 17 millions d’euro, ce programme pourrait être lancé avant la fin de l’année en cours.

L’objectif est de trouver les meilleurs moyens pour assainir le climat des affaires en Algérie, en s’appuyant également sur les résultats des différentes actions déjà prises notamment par le ministère de l’Industrie et des mines visant à améliorer le classement de l’Algérie au rapport Doing Business, établi par la Banque mondiale.

Par ailleurs, le responsable a indiqué qu’une évaluation de l’accord d’association avec l’UE était en cours de préparation en vue de la présenter septembre prochain à l’occasion du 10e anniversaire de l’entrée en vigueur de cet accord.

Une première réunion regroupant les représentants des ministères, s’est tenue récemment afin d’organiser les auditions nécessaires des différents acteurs, y compris les institutions qui ont bénéficié de projets de jumelage en partenariat avec l’UE.

A l’issue de ces entretiens, un bilan sera établi et mettra en exergue les résultats et effets de cet accord sur l’économie nationale par rapport aux attentes et objectifs fixés à la signature.

Cette évaluation sera effectuée, pour la première fois, par la partie algérienne, souligne le responsable rappelant que le bilan algérien présenté en 2010 avait été élaboré par les européens.

L’accord d’association prévoit que les deux parties se réunissent pour évaluer son application tous les cinq ans.

Il est également prévu que la zone de libre-échange (ZLE) entre l’Algérie et l’Union européenne soit mise en place en 2020.

Les experts participant au séminaire du Care ont souligné que les ZLE ne doivent pas être perçues comme des menaces mais plutôt comme étant une opportunité pour réformer et mettre à niveau l’économie algérienne.

Ils ont appelé par contre à prendre des initiatives nouvelles en termes d’intégration économique régionale et africaine.

« Le poids écrasant de l’accord d’association avec l’UE, met en lumière, par contraste, les retards pris pour des initiatives commerciales similaires dans la région », a noté l’expert financier, Mouloud Hedir.

Toutefois, il estime qu’il était « illusoire » de parler d’intégration économique sans des « réformes structurelles audacieuses, de plus en plus urgentes ».

Selon lui, ces réformes et l’intégration économique au Maghreb et en Afrique sont les deux faces intimement liées d’un même problème.

« Face aux défis de la région, l’économie est une dimension non négligeable de solution », a indiqué M. Hedir ajoutant que « l’Algérie a tout à gagner à reprendre l’initiative sur le front de sa politique commerciale ».

De son côté, l’expert Naceur Bourenane a expliqué que l’intégration régionale doit s’appuyer sur une approche par filière pour une « intégration réfléchie et négociée et pas une intégration subie ».

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Algerie360°

Energies renouvelables, Des parcs éoliens dès 2017 en Algérie

L’Algérie affiche de grandes ambitions pour les énergies renouvelables. Outre l’installation de plusieurs centrales photovoltaïques dans les Hauts Plateaux et le Sud, des projets de parcs éoliens devront voir le jour dès 2017.

 

21 zones offrant une vitesse adéquate pour l’implantation de fermes éoliennes ont été répertoriées en prévision de l’implantation des futures fermes qui devrait s’effectuer en 2017, a indiqué aujourd’hui à l’APS le P-dg de Shariket Kahraba wa Takat Moutadjadida (Sktm, filiale de Sonelgaz), M. Chahar Boulakhras.

Pour rappel, l’Algérie avait réceptionné en 2014 la ferme éolienne pilote d’Adrar (10 MW) ainsi que la centrale solaire expérimentale de Ghardaïa (1,1 MW), réalisée pour l’expérimentation des technologies photovoltaïques.

Selon les prévisions du groupe Sonelgaz, l’apport de l’éolien atteindra à l’horizon 2024 un taux de 20% de la production énergétique de sources propres et renouvelables avec une production de 600 mégawatts.

Par ailleurs, Chahar Boulakhras a indiqué que pas moins de 23 centrales électriques photovoltaïques d’une capacité de 343 mégawatts (MW) devraient être réceptionnées d’ici à fin 2015, dont 13 centrales d’une puissance de 265 MW seront installées dans la région des Hauts Plateaux, et 10 autres dans le Grand sud pour une puissance globale de 78 MW.

Le lancement de tous ces projets, ajoute le même responsable, va coïncider avec l’entrée en service de l’usine de fabrication de modules photovoltaïques (Rouiba Eclairage) lesquels modules représentent environ 40% du coût d’un ouvrage de production.

Adopté en 2011 par le Conseil des ministres, le Programme national de développement des énergies renouvelables (PNR) vise à installer 22.000 MW d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2030. Cela représente, selon une communication du ministre de l’Energie présentée, hier dimanche, au Conseil des ministres, une économie de 63 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep) et un gain financier de 42 milliards de dollars.

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Algerie360°

Production de matériels agricoles pour le travail du sol, Création officielle de Galucho-Algérie

Abdessalem Bouchouareb, le ministre de l’Industrie et des Mines a procédé cette après-midi à la signature des statuts pour la création de la société algéro-portugaise, spécialisée dans la production de matériels agricoles pour le travail du sol « Galucho-Algérie-SPA ».

 

Lors de son intervention, le ministre de l’Industrie et des Mines a indiqué que ce genre de partenariat permettra à l’Algérie de satisfaire dans un premier temps les besoins internes en matière des équipements agricoles avant d’aller par la suite vers l’exportation.

Cette entreprise mixte permettre également de répondre aux besoins de la nouvelle gamme de tracteurs de grandes puissances fabriqués ici en Algérie depuis 2012 en partenariat avec le Groupe Américain AGCO-Massey Ferguson, en ce qui concerne tous les équipements et matériels agricoles pour le travail du sol, à l’instar des charrues à disques, charrues à dents, remorques de transport agraire, matériels spécifiques ( broyeurs, rouleaux…).

« Cela va nous permettre d’ouvrir des perspectives à l’export à l’avenir, ce d’autant la marque Massey Ferguson est très demandée en Afrique», a ajouté le ministre tout en soulignant l’ambition de l’Algérie d’aller plus loin avec ce troisième accord conclu dans la fabrication des équipements agricoles.

Galucho Algérie, est le résultat d’un partenariat tripartite entre le fabricant portugais Galucho, le Complexe de machinisme agricole (CMA) ainsi que l’entreprise privée PMAT, conformément à la 51-49% régissant l’investissement étranger en Algérie. Le capital social de l’ordre de 2 millions d’euros sera détenu à hauteur de 49% pour le partenaire portugais, 34% pour CMA et 17% pour PMAT.

L’entreprise qui sera implantée sur le site de CMA à Sidi Bel Abbès fabriquera du matériel agricole de travail du sol et de transport agraire sous label du partenaire technologique portugais Galucho S.A avec un taux d’intégration de 20%, avant de le porter à 60% d’ici 2020, prévoit un investissement spécifique de 4 millions d’euros.

Dans une déclaration à L’Econews, le Pdg de PMAT, Sallah Attouchi a indiqué que « près de 6 millions d’euros seront engagés essentiellement dans l’acquisition de l’outil de production ».

Le plan de charge de l’entreprise porte sur la production de tout genre de matériels agricoles pour le travail du sol avec une capacité minimale de produire 2500 instruments par an, a tenu à préciser le même responsable.

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Algerie360°

Sellal : l’Algérie est confrontée à une situation « délicate »

 

Le premier ministre Abdelmalek Sellal ne sait pas s’il doit rassurer ou dire la vérité à propos de la situation économique du pays. Il a alterné, aujourd’hui à Alger, les propos apaisants et alarmants lors de son intervention devant les cadres du secteur de l’Energie.

Les dépenses budgétaires de l'Etat ont baissé durant le 1er trimestre 2015 « suite aux arbitrages portant gel ou report de certaines opérations d'équipements », a indiqué Sellal, cité par APS. Autre indicateur positif, les réserves de changes ont augmenté de 1,8 milliard de dollars  sous « l'effet croisé de la baisse des flux de réserves de change et de leur  valorisation positive ».

La situation demeure « sous contrôle », assure-t-il, avant d’avouer que le pays est confronté à une situation « délicate », vu que les recettes des exportations d'hydrocarbures ont baissé  de 45% durant le 1er trimestre de 2015, soit un recul de 7,8 milliards de dollars.

Tout en rappelant les mesures d’ajustement visant, entre autres, à réduire les importations, Abdelmalek Sellal n’a pas caché sa vision de développement économique basé essentiellement sur l’exploitation des hydrocarbures. « Notre potentiel n'est pas suffisamment exploré et exploité. Nous devons  mettre en production les nouvelles découvertes. Ceci est possible et fondamental.  Il appartient à Sonatrach de s'investir davantage dans l'exploration, la production  d'hydrocarbures et leur valorisation », a-t-il insisté.

Révision de l'IBS et de la TAP dans la LFC 2015

Par ailleurs, Abdelamlek Sellal a annoncé, selon APS, que l'impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) et la  taxe sur l'activité professionnelle (TAP) seront révisés dans le cadre de la  loi de finances complémentaires (LFC) de 2015. Cette mesure concerne « l'investissement productif créateur de richesses  et d'emplois au détriment des activités commerciales ». Une manière pour le gouvernement de rectifier la mesure de la LF 2015 qui a mis sur un pied d’égalité les entreprises de production et celles opérant dans le commerce, en leur imposant un taux d’IBS de 25 %. Ce taux était auparavant de 19% pour les entreprises de production et de 25% pour les sociétés d'importation et de services. 

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EL-Watan

l’économie algérienne otage de l’instabilité politique le bricolage assombrit davantage le climat des affaires

 

Surgissant au moment où l’Algérie doit afficher une volonté politique sans faille pour faire face aux périls qui se profilent à l’horizon, c’est, bien au contraire, à une cacophonie de l’action gouvernementale que l’on assiste depuis le début du très controversé quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika.

La formation d’un nouveau gouvernement qui ne brille ni par la qualité de l’écrasante majorité de ses membres, ni par la clarté des actions dont il sera chargé conforte, de surcroît, cette fâcheuse tendance à l’improvisation qui ne convient guère à un pays qui a plus que jamais besoin de mener de profondes et courageuses réformes pour réamorcer sur de bonnes bases son développement économique et social.

A l’absence de visibilité politique et économique qui caractérise depuis plusieurs années déjà le pays, est, en effet, venu s’ajouter une série de couacs dont la conséquence la plus apparente est sans conteste le refroidissement du climat des affaires qui n’était déjà guère brillant. Les investisseurs nationaux et, sans doute encore plus les étrangers, ne feront certainement pas preuve d’enthousiasme à risquer leur argent dans une telle conjoncture faite d’incertitudes et de maladresses politiques.

C’est universellement connu, les détenteurs de capitaux ont besoin de sécurité, de stabilité et d’un Etat fort pour promouvoir des investissements productifs réputés coûteux et risqués. A défaut et quand les conditions générales le permettent, les activités de négoce (import-export) constituent des créneaux particulièrement lucratifs que ces derniers n’hésitent pas à occuper en attendant que l’environnement des affaires s’améliore.

C’est sans doute ce qui explique la présence d’environ 60 000 sociétés d’importation et l’engouement pour le négoce plutôt que pour l’investissement productif, au moment où l’Algérie est en proie à une désertification industrielle sans précédent.

Les entreprises de production restantes continuent, de surcroît, à fermer les unes après les autres sous l’effet d’une ambiance des affaires qui ne s’améliore guère et d’une action gouvernementale qui brille par son incohérence, ses volte-face et l’absence totale de signaux forts en faveur des industriels. L’édification d’une infrastructure industrielle moderne et performante requiert en effet, d’abord et avant tout, la présence d’un Etat fort qui affiche clairement ses objectifs en matière de soutien aux producteurs et aux investissements productifs, ce qui n’est, à l’évidence, pas le cas aujourd’hui.

Ce n’est effectivement pas une image de cohérence et de sérénité que renvoie la présidence de la République et le Premier ministère depuis quelques mois, avec notamment cette série d’ordres et de contre-ordres relatifs à la formation du nouveau gouvernement et à la gestion de certaines filières de l’économie qui trouble les citoyens en général et les acteurs économiques en particulier. Il faudrait, sans doute, ajouter à cette incohérence qui caractérise l’action gouvernementale les intrusions de plus en plus persistantes de certains oligarques proches du cercle présidentiel dans la haute sphère politique.

Ces derniers ont en effet pris un poids politique, notamment depuis qu’ils ont contribué financièrement à la réélection de d’Abdelaziz Bouteflika. Lorsqu’un manque de visibilité politique, comme c’est le cas actuellement, se présente, il est de tradition que les acteurs économiques et, notamment les investisseurs, mettent en veilleuse leurs projets en attendant de voir plus clair.

C’est précisément ce qui explique l’immobilisme (certains experts parlent même de panne) qui affecte notre économie en général et l’industrie en particulier. A défaut de visibilité, les détenteurs de capitaux continueront à être, chaque année, plus nombreux à rejoindre les rangs des importateurs.
Trop longtemps victimes de l’instabilité juridique et des errements des dirigeants politiques, les acteurs économiques algériens ne croient, du reste, plus à une éventuelle amélioration du climat des affaires, du moins sur le court terme.

La promesse d’une promulgation d’un nouveau Code des investissements plus incitatif et sécurisant que celui qui est actuellement en vigueur n’ayant pas été tenue, il est à l’évidence bien difficile de convaincre les opérateurs économiques concernés des bonnes intentions de nos dirigeants politiques en matière de soutien qu’ils promettent d’apporter aux investisseurs.

Les échéances politiques annoncées (révision de la Constitution) ou supposées (élection présidentielle anticipée) ne sont, par ailleurs, pas du tout de nature à estomper leurs craintes, notamment pour ceux qui envisagent de promouvoir de coûteux investissements au moyen de leurs fonds propres.

La machine économique se trouve de ce fait grippée et de plus en plus rivée sur les activités d’importation et ce n’est certainement pas la campagne médiatique pour la promotion de la production nationale en cours qui réussira à changer le cours des choses.
Bien qu’il n’ait jamais été sollicité par la classe politique et, encore moins par l’opinion publique, le dernier remaniement politique a, de surcroît, fait perdre à l’Algérie tout espoir de redressement économique et social.

Aussi bien par le choix de certains nouveaux ministres qui avaient brillé par leurs échecs aux postes qu’ils avaient occupés précédemment, que par le maintien de ministres gravement mêlés à des affaires de corruption, le nouveau gouvernement porte, en effet, en lui tous les germes d’un échec annoncé et d’une perte de temps supplémentaire dont l’Algérie n’avait nullement besoin.

L’échec est d’autant plus certain que le nouveau gouvernement ne dispose d’aucune feuille de route émanant d’un président de la République qui, bien que gravement affaibli par la maladie, continue à accaparer tous les pouvoirs de décision et à entraver la tenue des Conseils des ministres au moyen desquels il est censé transmettre ses instructions au gouvernement en place.

A ce sombre tableau des points faibles de ce nouveau gouvernement, il faudra, sans doute, ajouter la révision de la Constitution qui le fera automatiquement disparaître dès son adoption avant la fin de l’année en cours, si on s’en tient aux déclarations de certains hauts dignitaires du régime.

Faute de pouvoir redresser l’économie du pays, nos gouvernants seront très certainement enclins à dépenser le plus gros de leur énergie dans des actions de diversions (répression d’actions politiques et syndicales, manipulation de la religion et de l’islam radical, accentuation de la division dans la société, etc.), plongeant ainsi l’Algérie dans une redoutable crise morale que l’on voit du reste déjà poindre à travers certaines polémiques véhiculées par les réseaux sociaux, les émeutes et les grèves qui ponctuent l’actualité de nombreuses entreprises et localités du pays, qui se sont exacerbées ces dix derniers mois.

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EL-Watan

Investissements : Le marché algérien des énergies renouvelables de plus en plus attractif

Les mesures incitatives contenues dans le programme national actualisé des énergies renouvelables ont augmenté l’attractivité du marché algérien chez les investisseurs nationaux et étrangers, a affirmé, hier à Alger, le directeur général du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), Noureddine Yassaa. «L’intérêt, déjà important, porté au marché algérien des énergies renouvelables (solaire, éolienne et géothermique) par les opérateurs nationaux et étrangers, a augmenté depuis l’actualisation en février 2015 du programme national des énergies renouvelables, lancé en 2011», a expliqué M. Yassaa dans un entretien à l’APS.
L’actualisation de ce programme et du développement de l’efficacité énergétique qui permettra, à l’horizon 2030, un déploiement à plus grande échelle du photovoltaïque et de l’éolien, accompagné à moyen terme de la production d’énergie à partir du solaire thermique, a été approuvée lors du Conseil des ministres présidé dimanche passé par le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. A terme, les énergies renouvelables représenteront 37% de la production nationale d’électricité avec une économie de 300 milliards de m3 de gaz pour la période allant de 2021 à 2030 qui seront orientés vers l’exportation, a expliqué le communiqué du Conseil des ministres. Parmi les mesures incitatives, le DG du CDER a souligné la subvention par l’Etat du tarif de rachat de l’électricité produite à partir d’énergie solaire et éolienne, ainsi que l’augmentation de la capacité d’intégration des énergies renouvelables dans la production d’électricité dans le but de couvrir le tiers de la consommation domestique à l’horizon 2030. L’actualisation du Programme national des énergies renouvelables a permis de revoir à la hausse la capacité, ambitionnée, de production d’électricité à partir des énergies solaire et éolienne, «qui est passée de 12.000 mégawatts initialement, à 22.000 mégawatts», a ajouté M. Yassaa qui estime que «cela intéresse énormément les investisseurs notamment étrangers».

Des efforts nationaux à saluer...
 L’Algérie est intéressée, selon le même responsable, de développer des partenariats dans le secteur des énergies renouvelables en vertu de sa politique de préparation de l’après-pétrole par la promotion de l’exploitation de sources énergétiques propres et renouvelables, a-t-il soutenu. M. Yassaa a, toutefois, précisé que ces partenariats «doivent être mutuellement bénéfiques et favorables» au développement des Investissements directs étrangers (IDE) et au transfert de savoir-faire et de technologies. «Nous recevons régulièrement des propositions de projets de centrales ’’clé en main’’, mais ne nous sommes pas intéressés par ce type de partenariat qui ne comprend ni investissement sur fonds propres ni transfert de savoir-faire», a-t-il indiqué.
 Au plan national, M. Yassaa a salué les efforts d’investissements consentis par des entreprises nationales privées et publiques dans l’industrie des énergies renouvelables. «Cela a permis de développer un savoir-faire algérien considérable», s’est-il félicité. «L’importante expérience acquise, ces dernières années, par l’Algérie dans le domaine des énergies renouvelables est le fruit d’une forte volonté politique et une prise de conscience de l’importance de consommer des énergies propres adaptées à une économie durable», a-t-il expliqué. Concernant les projets nationaux existants ou programmés dans les énergies renouvelables, le premier responsable du CDER a cité, à titre d’exemple, la réalisation d’une importante station expérimentale de production d’électricité à partir d’énergie éolienne à Adrar (sud du pays).
Cette infrastructure a une capacité de 10 mégawatts. Une autre station expérimentale d’une capacité de 1,1 mégawatt a été réalisée à Ghardaïa, a-t-il relevé, annonçant que d’autres stations similaires, de capacités différentes, seront également installées dans d’autres régions des hauts plateaux et du Sud. A ce sujet, M. Yassaa a indiqué que le rôle du CDER dans la réussite de ces projets réalisés par l’Etat, «consiste notamment à vérifier la qualité des équipements utilisés et à les adapter aux conditions climatiques du pays notamment dans les régions du Sud connues pour leurs vents de sable et les chaleurs extrêmes».

Vers un CDER certificateur...
S’agissant des activités du CDER, M. Yassaa a fait savoir que cet établissement connaissait un déploiement à l’échelle nationale par l’installation de nouvelles annexes dans différentes régions du pays. Cette stratégie vise à vulgariser et à soutenir la consommation d’énergies renouvelables en Algérie. Le CDER, institué depuis 1986, s’est doté d’une filiale commerciale pour pouvoir transformer ses inventions en produits industriels commercialisables, a-t-il indiqué, évoquant, dans ce contexte, la fabrication par le personnel du centre d’un chauffe-eau alimenté par l’énergie solaire, conforme aux normes internationales. L’établissement, fort de plus de 400 chercheurs tous algériens, s’apprête, d’autre part, à recevoir une accréditation de la part d’un organisme de métrologie allemand lui permettant de certifier des équipements utilisés dans la production et la consommation d’énergies renouvelables. Le CDER se lancera également dans l’étalonnage de pyranomètres (instrument de mesure de rayonnement solaire) tant au niveau national que maghrébin, grâce à une accréditation délivrée par le même organisme allemand.
Le centre a, en outre, réalisé une cartographie identifiant les sites potentiels d’énergies éolienne, solaire et géothermale à travers le pays, a ajouté le même responsable, précisant que ce document est téléchargeable à partir du site Internet du centre (www.cder.dz). Parmi les sites d’énergies renouvelables identifiés en Algérie, M. Yassaa, a cité 240 sources géothermales, dont la température de certaines dépasse les 80 degrés C. Le CDER s’est également lancé dans la formation d’auditeurs chargés de contrôler dans l’avenir la conformité de l’origine des centrales de production d’énergies propres, en collaboration avec la Commission de régulation de l’électricité et de gaz (CREG), une structure relevant du ministère de l’Energie.

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EL-Moudjahid

Intégration économique et zone de libre-échange : Nécessité d’engager des réformes structurelles audacieuses

Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) avec le soutien de la Délégation de l’Union européenne en Algérie, a organisé, hier à l’hôtel Hilton à Alger, une rencontre débat sur le thème : «Intégration économique et zone de libre-échange, quelles opportunités, quelles menaces et quelles stratégies pour les entreprises nationales ?». Cette rencontre s’est déroulée en présence de nombreux cadres et experts venus de différents secteurs.
 Par de brillantes interventions, l’économiste Mouloud Hedir, également ancien directeur général du Commerce extérieur et M. Naceur Bourenane expert financier auprès d’institutions de financement du développement en Afrique, ont abordé cette problématique dans tous ses rapports au contexte régional.
Les deux experts ont donné des éléments d’analyses assez intéressants à ce sujet. Selon Mouloud Hedir «il est illusoire de parler d’intégration économique sans des réformes structurelles audacieuses et dont l’urgence se fait de plus en plus ressentir», car a-t-il dit «en économie ouverte, ce ne sont pas seulement les produits échangés qui sont en concurrence, ce sont aussi les environnements légaux, financiers et administratifs» et d’ajouter que «les défaillances du climat des affaires sont une sanction directe pour les performances de nos entreprises.
 Elles créent de fait une situation qui pénalise producteurs et investisseurs et contribuent à déséquilibrer la balance commerciale.» S’agissant du système de subventions à la consommation de produits importés, l’expert a indiqué que «celui-ci est assimilable, en termes économiques, à une taxation indue à l’encontre de la production locale. » Mettant l’accent sur l’Accord d’association avec l’Union européenne l’invité du CARE a souligné que «le poids écrasant de l’accord avec l’UE, qui prévoit la mise en place d’une zone de libre-échange à l’horizon 2020, met en lumière, par contraste, les retards pris pour des initiatives commerciales similaires dans la région.» Il a souligné à cet effet que «la relance de l’UMA est, dans un tel contexte, une urgence dictée par le contexte économique dans lequel les trois pays maghrébins : Algérie, Maroc et Tunisie, sont délibérément inscrits.» L’absence d’initiatives commerciales marquantes en direction des PME africaines a-t-il dit «est une vraie lacune.»
L’Algérie, qui assume une politique africaine dynamique, au plan politique, a fait savoir Mouloud Hedir «a besoin de prendre des initiatives nouvelles en termes d’intégration économique régionale et africaine, notamment sur l’intégration économique régionale qui devrait être regardée comme un moyen d’amortir le choc à venir de la zone de libre-échange avec l’Union européenne et une approche par le terrain économique parait sans doute comme la meilleure voie pour la relance du débat sur la construction de l’UMA.» Il ajoute dans cette optique qu’«une initiative à l’échelle de l’UMA devrait s’accompagner de préférence d’un élargissement en direction des pays sahéliens et frontaliers». De son côté, M. Naceur Bourenane a indiqué que «le positionnement global de l’Algérie dans l’intégration régionale et la construction communautaire est mitigé» ce qui nécessite selon lui «de mettre en place une approche stratégique, notamment par le renforcement du partenariat public-privé et la mise à niveau des entreprises.
Il regrette en conclusion le fait de ne pas accorder l’intérêt qu’il faut pour valoriser et de capitaliser les expériences accumulés par l’ensemble des institutions et des entreprises pour permettre à chaque génération de cadres et autres personnels de forger un savoir faire dans tous les domaines.
Makhlouf Ait ziane

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
EL-Moudjahid

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