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ALINOV: appel aux entrepreneurs maghrébins, africains et européens

ALINOV : appel aux entrepreneurs africains et européens 

Jeunes chefs d'entreprises, vous souhaitez développer votre entreprise sur les marchés maghrébins, africains et européens ; inscrivez-vous avant le 28 février 2017 pour bénéficier gracieusement des services suivants offerts, durant une année, par l’Académie de Leadership et d'Innovation "ALINOV" en partenariat avec Africa Business Builders Academy et le Foreign and Commonwealth Office:

1. Un cycle de formation comprenant quatre bootcamps internationaux, soit un bootcamp chaque trimestre, pour vous permettre de maturer votre stratégie de développement international, mieux connaitre le climat des affaires des pays ciblés et renforcer vos compétences managériales dans un context multiculturel. 

2. Des services de mentorat et des services de conseil/ expertise notamment dans les domaines juridique, financier, marketing, RH, et intelligence économique, pour soutenir la mise en oeuvre de votre stratégie de développement sur les marchés ciblés.

3. Service de promotion de votre entreprise et de mise en relation d'affaires avec de potentiels clients, fournisseurs et / ou sous-traitants, dans les pays ciblés.

35 entreprises issues du Maghreb, d'Afrique et d'Europe seront sélectionnées pour bénéficier, durant une année, des services susmentionnées.

Conditions de participation

Les conditions suivantes sont nécessaires pour bénéficier du programme ALINOV : 

1. Etre âgé de moins de 45 ans 

2. Diriger une entreprise ayant un fort potentiel de développement sur les marchés africains et/ ou européens 

3. Parler couramment le français et / ou l'anglais. La maitrise d'une autre langue utilisée dans le monde des affaires sera fortement appréciée (notamment l'arabe, l'espagnol, etc.)

Le programme privilégie les entreprises proposant des technologies et/ ou des services dans les domaines suivants :

1- Technologies de l'information et de la communication (web développement, logiciel informatique, applications mobiles, etc.)

2- Agricultures / agro-alimentaire

3- Smart building / travaux publics

4- Energies propres / économie d'énergie

5- Education/ formation

6- Santé/ sport/ bien-être

7- Récupération et traitement des déchets

8- Services et / ou technologies pour résoudre les problèmes et des fléaux sociaux tels que le chômage des jeunes, l’accès à l'éducation pour les enfants pauvres, l'accès à la santé dans les régions rurales, réinsertion sociale des jeunes délinquants, etc. 

Date limite de réception des candidatures

Les candidatures sont ouvertes jusqu'au mardi 28 février 2017.

Inscription

Pour vous inscrire, il suffit de renseigner le formulaire sur ce lien en joignant votre CV et la plaquette commerciale de votre entreprise 

Contact

Pour tout besoin d'information et/ ou d'assistance au renseignement des documents de candidature veuillez nous contacter par email : candidature.alinov@medafco.com

 

Article MEDAFCO: 
Article MEDAFCO
Source: 
MEDAFCO

les pharmaciens en conclave à Guelma Un web logiciel pour débusquer les fraudeurs

 

C’est sous le thème «Déontologie, réglementation et le pharmacien» qu’une journée de formation, organisée par la section ordinale régionale des pharmaciens (SORP) de Annaba, délégation de Guelma, a réuni, hier, à l’hôtel Mermoura, les pharmaciens d’officine et certains du secteur public de la wilaya de Guelma.

Au-delà de son aspect communicatif basique, des problèmes sérieux, touchant à la profession de pharmacien, ont été évoqués. «L’inscription au conseil de l’Ordre des pharmaciens est obligatoire, que l’on soit du secteur privé ou du public, comme le stipule clairement le code de déontologie médicale algérien, paru au Journal officiel, en ses articles 204, 205, 206, 207, 208 et 209 chapitre 5. La non-inscription du pharmacien au tableau de l’Ordre rend illicite son exercice, à l’exception de ceux qui travaillent dans le secteur de l’armée», déclare à El Watan le docteur Bouhalite Bourahla, délégué de la wilaya de Guelma auprès de la SORP de Annaba, en marge de cette journée. Et de poursuivre : «Beaucoup de nos confrères, notamment ceux du secteur public et même du privé, ne sont toujours pas inscrits au tableau de l’Ordre.

Ce qui rend leur activité illégale aux yeux de la loi.» En clair, sur les 35 pharmaciens du secteur public exerçant, entre autres, dans les hôpitaux et policliniques de la wilaya «la plupart ne sont pas inscrits!», confirme notre interlocuteur. Pire encore, ceux qui sont supposés appliquer la réglementation dans ce volet, en l’occurrence des inspecteurs pharmaciens du secteur public, sont eux-mêmes «hors-la-loi !» Pour parer à ce désordre, le Conseil national de déontologie a lancé, il y a une année, un vaste chantier pour doter les 12 sections ordinales régionales du territoire national et leurs délégations, d’un web logiciel pour «débusquer les fraudeurs», d’autant que l’administration de la santé ne semble pas «prête» à une telle initiative.

«Ce web logiciel est opérationnel ! Sauf que nous n’avons pas dépassé les 50% d’inscriptions de pharmaciens en activité», révèle un membre du SORP. Et pourtant, la cotisation à l’inscription au tableau de l’Ordre des pharmaciens, bien qu’elle soit payante, n’a rien d’extravagant, «2000 dinars par an pour les pharmaciens du secteur public et 5000 dinars pour le privé», rappelle le docteur Bouhalite Bourahla. Quoi qu’il en soit, si la réglementation en vigueur venait à être appliquée, beaucoup de pharmaciens seront en porte-à-faux avec la justice si celle-ci est saisie en cas de plainte de patients, d’autant que la première pièce exigible par un magistrat est l’inscription au tableau de l’Ordre.

Karim Dadci

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ELWATAN

Ligne ferroviaire Oran-Béchar : Une deuxième desserte sera lancée le 1er mai

 

Une deuxième desserte par train sera lancée sur la ligne Oran-Béchar à partir du 1er mai prochain, selon un communiqué de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF).

 

La SNTF mettra en marche ce train qui sera réservé exclusivement aux non-fumeurs tous les dimanches, mardis et jeudis, au départ de Béchar, et les samedis, lundis et mercredis au départ d’Oran. Le départ d’Oran est prévu à 22h40 et l’arrivée à Béchar à 8h15 et le départ de Béchar est prévu à 22h et l’arrivée à Oran à 07h25, selon le communiqué. Toujours dans le cadre de l’amélioration de la qualité de service, l’ancien train couchette sur la ligne Oran–Béchar   verra aussi ses horaires aménagés selon le programme suivant : départ d’Oran à 19h40 au lieu de 20h30 et arrivée à Béchar à 05h et départ de Béchar à 19h au lieu de 20h et arrivée à Oran à 05h. Cette ligne sera aussi renforcée par un autre train prochainement. Le directeur général de la SNTF a annoncé, en mars dernier, qu’un train moderne sera mis en service en juillet prochain au profit des voyageurs de la ligne Béchar-Oran.
L’acquisition du nouveau train à moteur diesel et électrique de grande vitesse auprès d’un constructeur français vise comme objectif d’offrir aux voyageurs des conditions de voyage agréables.  

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ELWATAN

Condor part à la conquête de la Tunisie/ Retour en images sur l’installation du fabricant algérien à Tunis

 

Le fabricant algérien Condor vient de faire un bon coup en Tunisie. A Tunis, il ouvre son troisième showroom en dehors des frontières algériennes. 

Condor Tunisie, fondée par Monsieur Mohamed Ali Bahi, cadre tunisien ayant travaillé durant plus de dix ans en Algérie dans différentes entreprises dont Condor, sera le distributeur exclusif du leader des produits électroniques, électroménagers et Multimédias.

A cet effet, Condor Electronics a formé pour son nouveau distributeur plus de vingt employés spécialisés dans le volet commercial mais également le service après-vente. En investissant dans les ressources humaines, Condor Tunisie veut se rapprocher encore plus du consommateur tunisien en offrant les meilleures prestations tant au niveau commercial qu’au niveau technique. Les techniciens formés, prendront notamment en charge toutes les réclamations des clients grâce à un réseau de service après-vente mis en place.

Pour M. Reda Hamai, Directeur Général Adjoint chargé du développement à l’International : “Condor a de grandes ambitions pour l’export. Nous visons un fort déploiement à l’international et notamment sur le continent africain, au moyen orient et en Europe à l’horizon 2020. Tous nos produits sont à la pointe de la technologie et sont certifiés aux normes européennes CE, une place de choix s’offre à Condor grâce à la qualité, la diversité et la compétitivité de nos produits sur le marché international “. Retour en images sur cet événement important pour le “Made In Algeria”.

Le fabricant algérien Condor vient de faire un bon coup en Tunisie. A Tunis, il ouvre son troisième showroom en dehors des frontières algériennes. 

Condor Tunisie, fondée par Monsieur Mohamed Ali Bahi, cadre tunisien ayant travaillé durant plus de dix ans en Algérie dans différentes entreprises dont Condor, sera le distributeur exclusif du leader des produits électroniques, électroménagers et Multimédias.

A cet effet, Condor Electronics a formé pour son nouveau distributeur plus de vingt employés spécialisés dans le volet commercial mais également le service après-vente. En investissant dans les ressources humaines, Condor Tunisie veut se rapprocher encore plus du consommateur tunisien en offrant les meilleures prestations tant au niveau commercial qu’au niveau technique. Les techniciens formés, prendront notamment en charge toutes les réclamations des clients grâce à un réseau de service après-vente mis en place.

Pour M. Reda Hamai, Directeur Général Adjoint chargé du développement à l’International : “Condor a de grandes ambitions pour l’export. Nous visons un fort déploiement à l’international et notamment sur le continent africain, au moyen orient et en Europe à l’horizon 2020. Tous nos produits sont à la pointe de la technologie et sont certifiés aux normes européennes CE, une place de choix s’offre à Condor grâce à la qualité, la diversité et la compétitivité de nos produits sur le marché international “. Retour en images sur cet événement important pour le “Made In Algeria”.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
algerie-focus

Les prévisions du FMI et de la BM sur la croissance en Algérie « ne sont pas très réalistes »

Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, a indiqué dimanche à Washington que les récentes prévisions du FMI et de la Banque mondiale sur la croissance de l’économie algérienne « ne sont pas très réalistes ».

« Les prévisions du FMI et de la BM ne sont pas très réalistes parce qu’elles ne tiennent pas compte de l’ensemble de la réalité économique du pays », a déclaré M. Baba Ammi à l’APS à l’issue de sa participation aux réunions de printemps de ces deux institutions financières multilatérales.

 

 

Le premier argentier du pays a expliqué que ces prévisions étaient basées sur une réduction des dépenses d’équipements, un des moteurs de la croissance de l’économie en Algérie, alors que le niveau de ces dépenses va se maintenir à un niveau élevé en 2017 et pour les trois années qui vont s’en suivre.

Chiffres à l’appui, le ministre a précisé que les dépenses d’équipements ont augmenté de 2.500 milliards de dinars (mds DA) en 2014 à 3.100 mds DA en 2015 et ont légèrement reculé à 2.800 mds DA en 2016.

Il est aussi important de souligner, a poursuivi le ministre, que les effets des dépenses de 2016 en termes de croissance devraient se poursuivre en 2017, en ajoutant que ce niveau élevé de dépenses donnait aux entreprises un plan de charge suffisant qui leur permettra de continuer à travailler et à créer de la richesse.

 

 

En conséquence, la commande publique va rester à un niveau élevé de 2.300 mds DA pour les trois prochaines années, a-t-il relevé.

Le ministre a indiqué avoir discuté à Washington de ses prévisions avec les spécialistes de la BM qui ont confirmé qu’effectivement, « l’effet des dépenses d’équipements consentis en 2016 va se poursuivre cette année ».

Le ministre a tenu à préciser, à ce titre, que « la dépense publique est un moteur de croissance mais il n’est pas le seul » en Algérie où le financement bancaire contribue également à la croissance de l’économie.

M. Baba Ammi a noté que les crédits à l’économie, dont 70% sont des financements destinés à l’investissement, ont augmenté de 16% en 2016.

Il n’a pas écarté une baisse de la croissance du fait de l’ajustement budgétaire opéré à moyen terme mais « pas autant » que ce que prédisent les deux institutions de Bretton Woods.

Le FMI a récemment abaissé ses prévisions de croissance pour l’Algérie à 1,4% en 2017 et à 0,6% en 2018 après un rebond de 4,2% en 2016, alors que la BM a tablé sur des projections de 1,5% en 2017 et 0,6% en 2018.

Le ministre a tenu à expliquer que les réductions du déficit public attendues à moyen terme sont aussi le résultat d’une nouvelle réorientation des ressources financières sur le marché qui va permettre aux entreprises de capter plus de financements bancaires pour leur développement.

Il s’agit de réduire l’intervention du Trésor Public sur le marché en laissant plus de ressources financières aux entreprises, a-t-il expliqué.

« C’est en droite ligne avec le nouveau modèle de croissance qui va permettre aux entreprises de prendre le relais de la croissance, en leur donnant les moyens de leur développement. Il ne faut pas que l’Etat prenne une grande partie du financement bancaire », a-t-il dit.

La réduction de l’intervention du Trésor public sur le marché devrait se traduire, par ailleurs, par une diminution de la dette interne, un autre point positif des nouvelles mesures mises en œuvre par le gouvernement dans le cadre de l’ajustement économique opéré après la chute des cours de pétrole.

La BM tout comme le FMI ont estimé que l’Algérie était en mesure de réaliser des taux de croissance élevés pour peu qu’elle ne réduise pas beaucoup ses dépenses budgétaires et qu’elle s’oriente à l’endettement extérieur en cas de manque de ressources.

Un avis qui n’est pas partagé par M. Baba Ammi qui a expliqué que la politique du gouvernement consistait à adapter le budget de l’Etat en fonction des ressources disponibles sur le marché sans recourir à l’endettement.

Etant donné que le marché est limité, l’Etat réduira l’intervention du Trésor public pour laisser plus de ressources aux entreprises.

A ce propos, le ministre a fait savoir que l’autorisation accordée à Sonatrach et à Sonelgaz de lever des fonds à l’international pour financer leurs projets d’investissements était  » toujours valable ».

Il a ajouté que cette option pourrait être envisagée pour les projets futurs des deux groupes énergétiques mais les autorisations de financement à l’international seront étudiées au cas par cas par le gouvernement.

Actuellement, les deux groupes parviennent à faire face aux besoins de financements de leurs vastes programmes d’investissements.

Le ministère des Finances avait expliqué en début 2016 qu’il s’agissait de financements préférentiels à l’international ciblant des projets menés avec des partenaires étrangers et qui sont en mesure de générer leurs propres liquidités une fois mis en exploitation.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
Algerie 360

Le chiffre du jour : Le numéro vert "1020"

Les services de contrôle des pratiques  commerciales, de lutte contre la spéculation, de contrôle de la conformité des marchandises et de répression de fraudes relevant du ministère du Commerce ont reçu 38 appels téléphoniques sur le numéro vert « 1020 », lancé dimanche   dernier.
 

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ElMoudjahid

Les 6 Syndromes Phobiques de l’Economie Algérienne et comment en Guérir

slim othmani

Lors de son passage à l'émission "l'invité du direct" de Radio, M.Slim Othmani a les évoqué six syndromes phobiques de l'économie algérienne. Dans cet article, il détaille et explique ces syndromes et... comment les guérir. 

 

 

 

 

 Force est de constater que l’économie Algérienne des trente dernières années vit au rythme d’évènements aux traces indélébiles sur l’inconscient de nos décideurs, en façonnant leur idéologie, voir même en influençant le mode de pensée de nos élites. Humblement je les ai classés dans la catégorie de syndromes et j’en ai recensé six dont l’impact sur les prises de décisions, sur l’état d’esprit qui prévaut ainsi que sur le cadre juridique et fiscal de l’environnement des affaires, est avéré. Voici ces six syndromes sur fond d’histoire coloniale, d’un contexte géopolitique régional trouble et incertain, d’une explosion démographique et d’une pyramide des âges inquiétants à plus d’un titre, d’une explosion de la demande interne en énergie, d’un déclin du potentiel énergie fossile de l’Algérie et d’une transition politique nationale sans visibilité.

 

  • La crise de la dette de la décennie 80/90

Elle eut pour conséquence un désendettement total dès que l’Algérie en a eu la possibilité suite à l’explosion des cours du pétrole au début des années 2000. Associé au discours triomphaliste d’une souveraineté retrouvée au lendemain de la décennie noire, cette décision a induit un formatage de la population autour d’un étrange dogme à savoir le « non endettement »mais aussiet par un étrange jeu de vases communicants, celui du refus d’aborder la question de la convertibilité du dinar et de l’assouplissement du contrôle des changes en général.

 

  • L’affaire Khalifa Bank

Cette affaire est venue rappeler à la population une croyance profondément ancrée dans l’inconscient collectif Algérien qui fut un temps oublié durant les dix années de terrorisme à savoir, le mal que représente le secteur privé. Un retour aux années 70 tant voulu par les nostalgiques d’un socialisme pur et dur. Cela a aussi ouvert les yeux des décideurs sur l’impact d’un secteur privé fort sur la redistribution des cartes du pouvoir. La sanction fut immédiate : L’exclusion du secteur privé de secteurs jugés stratégiques.  Les secteurs de la Banque et du transport Aérien furent les premiers ciblés, piétinant au passage la liberté d’entreprendre consacrés par la constitution de 1996. Le plus étrange est que l’on interdit aux Algériens ce que l’on autorise aux étrangers.

 

  • Le cas Orascom (Lafarge, Djezzy)

L’ouverture de l’économie Algérienne aux IDE (investissements directs étrangers) ne fut pas du goût de tous. L’affaire Orascom offrait une occasion unique aux tenants d’une ligne dure vis-à-vis des IDE.  La cession opérée par le groupe international Orascom construction de son activité ciment (cotée à la bourse du Caire) par un mécanisme de swap d’actions fut perçue comme une trahison. Le cimentier Lafarge sorti par la petite porte (de la cimenterie de Meftah) lors des nationalisations des années 70 est de retour par la fenêtre, selon l’expression populaire consacrée. De plus le vendeur à qui l’Algérie avait déroulé le tapis rouge engrangeait une belle plus-value de cession dont ne pouvait bénéficier le fisc Algérien. Le couperet tombe. Toutes les activités du groupe Orascom en Algérie sont sous surveillance. La machine à broyer de l’administration s’est mise en branle plus rien ne l’arrêtera. La révision du cadre juridique et fiscal règlementant les IDE est consacrée rendant par la même occasion effectif le caractère non attractif de la destination Algérie. La LFC 2009 et les multiples amendements au code des investissements en sont la parfaite illustration. L’apothéose de l’absurde fût atteinte lors du rachat des 51% de Djezzy. L’histoire nous le dira.

 

  • Le cas Cevital

Si l’affaire Khalifa a exclu le secteur privé Algérien des secteurs stratégiques, l’affaire Cevital quant à elle, est venue introduire la notion de taille à ne pas dépasser en termes de chiffre d’affaire et d’impact sur la sphère économique. Et ce contrairement à ce que nous aurions pu penser puisque pour une fois un acteur privé Algérien se distinguait et commençait à avoir une visibilité intéressante à l’échelle internationale.

 En effet Il est utile de rappeler au lecteur que CEVITAL n’a pas cherché à se retrouver en position monopolistique. C’est le fait d’une administration non attentive et d’un état oubliant de jouer son rôle de régulateur et de stratège qui ont conduit à l’incroyable imbroglio CEVITAL. La décision de pousser des investisseurs à investir le secteur du sucre est une aberration en soi aux conséquences désastreuses prévisibles.

 Au lieu de réguler l’État a concentré toute son énergie à l’affaiblissement de Cevital bafouant au passage les lois qui régissent le cadre de l’investissement. Oubliant aussi que sa taille, la nature de son secteur d’activité et la position géographique qu’elle occupe, imposent à Cevital de s’internationaliser, ce que rejettent catégoriquement les pouvoirs publics.

 

  • La crise financière de 2008

 

Le discours triomphaliste du non arrimage de l’économie Algérienne à l’économie mondiale résonne encore dans nos oreilles. « … Nous n’avons pas été contaminés par la crise financière mondiale… » n’a cessé de marteler le gouvernement de l’époque. Le choix de la déconnexion est consacré comme étant un choix averti. Il sera érigé en dogme. A ce jour aucun arrimage aux chaines de valeurs internationales ne figure dans les stratégies à moyen et long terme proposées par le gouvernement Algérien. De plus aucun autre usage ne sera fait des réserves de change que celui déjà en vigueur en l’occurrence des placements à très faibles rendement. Tout ceci sans compter les décisions inconséquentes qui ont impacté toute l’économie Algérienne et qui ont généré des pertes incalculables. Qui blâmer ?

 

  • L’effondrement des cours pétroliers de 2014

 

Dernier en date des syndromes, il a la particularité d’intervenir dans un contexte de crise économique mondiale ou la tentation protectionniste est devenue réalité avec l’avènement de Donald Trump à la tête des USA. Le gouvernement Algérien s’est refusé à admettre la réalité du marché mondial des hydrocarbures attendant désespérément, la nouvelle d’une remontée des cours qui tardait à se matérialiser.

Les appels, aux réformes économiques urgentes et à la diversification de l’économie, n’ayant pas été entendus, les réserves de change et le fond de régulation des recettes ont fondu comme neige. Prétexte tout trouvé pour une reprise en main autoritaire de l’économie et l’instauration d’une forme de patriotisme économique sans vision aucune.

 Ces six syndromes phobiques, ne sont probablement pas les seuls et d’autres pourraient trouver leur place dans cette liste non exhaustive. Ce qui importe c’est la forme impulsive et souvent non réfléchie des décisions induites par ces syndromes. La gestion par scénario, par simulation ainsi que les mesures d’impact semblent avoir été négligés. J’en veux pour exemple criant l’instauration d’un mode de paiement unique (la lettre de crédit) qui a entrainé des pertes sèches pour l’Algérie qui se chiffrent en milliards de dollars.

 C’est à l’aune d’une gestion populiste et autoritaire des affaires économiques du pays, que l’on mesure le mal induit par ces six syndromes sur la croissance, le déficit de la balance des paiements et sur le déficit budgétaire. Un observateur averti de la vie socio-économique Algérienne a illustré ce constat par cette formule « … vous interdisez massivement pour pouvoir punir sélectivement … ». Mais Qu’en est-il au juste ?

 Notre cher et regretté Pr Abdelmadjid Bouzidi nous avait gratifiés d’une conférence au cours de laquelle il parlait des moteurs de la croissance. Il n’est malheureusement plus de ce monde pour accepter ma proposition d’enrichir et compléter son exposé. Mais surtout pour me conforter dans mon analyse sur l’état actuel de dysfonctionnement des six moteurs (4 de feu Abdelmadjid Bouzidi et 2 que je me propose de rajouter).

 

Moteur 1. L’Investissement

 

Qu’il soit national ou IDE, l’investissement reste fortement contraint et les discours des pouvoirs publics sont souvent contredits par des lois coercitives et un système fiscal incohérent. Outre ces lois il est à noter au passage que le stock de capital disponible (public ou privé) en Algérie ne permet pas d’impulser une réelle dynamique d’investissement à la hauteur des opportunités offerte dans tous les secteurs (agricultures, Industrie, Services). Le système financier est à court de liquidité et seules les entreprises ou leurs dirigeants, ayant déjà fait leur preuve arrivent à durement décrocher des crédits.

 

Moteur 2. La Consommation

Impacté par la dévaluation du dinar qui a induit une inflation des prix au détail compte tenu du caractère extraverti de notre économie, la consommation s’est effondrée pour beaucoup de secteurs d’activité. Après l’euphorie de la surconsommation voici le temps de la rigueur budgétaire des ménages. S’y sont-ils préparés ?

 

Moteur 3. Les Exportations

Elles sont en déclin pour ce qui est des hydrocarbures, insignifiantes et sans croissance réelle pour le reste des produits. Les hésitations et tergiversations en matière de soutien aux exportations et le manque de vision ont largement contribué à cet état de fait. On reviendra sur ce point lors de l’analyse des pistes de résorption du déficit de la balance des paiements.

 

Moteur 4. La Dépense publique

 

Adossée à la fiscalité pétrolière celle-ci a été réduite compte tenu des contraintes budgétaires, au détriment du programme d’investissement en infrastructure indispensable au soutien de la croissance. Se désintoxiquer est un choix difficile auquel les pouvoirs publics ont du mal à se résigner.

 

Moteur 5. L’Economie Fondée sur la Connaissance (EFC)

 

Nous n’en sommes qu’aux balbutiements de l’EFC. Nous sommes encore loin d’une conception, des stratégies de développement, dans laquelle les politiques concernant la connaissance et l’innovation jouent un rôle central. Le nationalisme économique systématiquement brandi par nos décideurs ne peut en aucun cas être un substitut à la construction de la compétitivité des travailleurs et cadres Algériens. La connaissance, le savoir des mots qui sonnent encore trop creux dans notre société.  Sans compter le fait que l’industrie des services, parent pauvre de notre économie continue à être marginalisée et ne figure aucunement dans les discours officiels. Nous en sommes encore à l’ère du palpable, du matériel alors que le monde devient de plus en plus immatériel.

 

Moteur 6. La Numérisation (Digitalisation) de l’Economie

De lourds retards ont été accumulés dans ce domaine et le rattrapage sera coûteux et laborieux. Les crispations sécuritaires, la paranoïa et le besoin maladif de contrôle y sont pour beaucoup. Des discours et des avancées timides. Saluons au passage la finalisation de carte d’identité biométrique et la numérisation du fichier d’état civil national outil indispensable au développement du secteur financier. Nous avons trop tardé à le comprendre.

 

Ce bref diagnostic, certes sans complaisance, nous rappelle cruellement que les moteurs de notre croissance tournent au ralenti et certains sont déjà en panne.

 L’espoir n’est pas perdu puisqu’il y a encore du carburant dans le moteur de l’avion matérialisé par des réserves de changes certes mais aussi et surtout par des Femmes et des Hommes ambitieux et compétents, par un marché captif et par d’incroyables opportunités à portée de main qui ne demandent qu’à être saisies.

 Face à un déficit de la balance des paiements alarmant et à un déficit budgétaire tout aussi inquiétant, l’Algérie n’a d’autres choix que d’explorer les pistes longtemps ignorées et longtemps rejetées. Tous les experts le confirmeront, les pistes de sortie de crises sont plus que connues mais elles restent inopérantes sans un consensus autour des prérequis à leur mise en œuvre.

 

Pour ma part j’en vois de prime-abord, cinq que je ne développerai pas tant ils sont évidents :

 

Þ    Le Leadership politique

Þ    La Communication vis-à-vis de la société

Þ    La Participation des acteurs du changement (confiance & inclusion)

Þ    La Mise au placard des dogmatismes

Þ    L’Engagement des pouvoirs publics à une stabilité juridique dans le monde des affaires

 

Pour ce qui est du déficit de la balance des paiements, nous recensons cinq grandes sources de revenus :

 

Source $ 1: Les Investissements Directs Etrangers (IDE)

Le Stock d’IDE se situe à un niveau inférieur à 12% du PIB (moins que la Libye qui se situe à 19%) et le flux d’IDE a été négatif de l’ordre de 1,5 Mds d’US$ au moment où la balance des paiements en a le plus besoin.

 

On a vraiment le sentiment que le discours politique à l’attention des IDE est contredit par une multitude d’obstacles bureaucratiques. Et les médias n’ont toujours pas reçu de signal politique fort allant dans le sens de l’apaisement et de l’attractivité de cette catégorie d’investisseurs. La règle 49/51 et les pressions exercées par certains milieux d’affaires influents pour freiner l’arrivée d’investisseurs internationaux ont fini par tarir le flux d’IDE. Pourtant leur effet immédiat sur la balance des paiements n’est plus à démontrer. Sans compter le fait qu’un climat des affaires attractif et serein les aurait incités à davantage de réinvestissements s’éloignant de la logique du rapatriement de 100% des dividendes. Leur apport à l’élévation du niveau de compétence des ressources humaines devrait représenter une réelle motivation pour les pouvoirs publics et la société Algérienne en général.

 

Je rappelle au passage que les régimes concessionnaires sont une forme d’IDE et la mise ne concession de l’autoroute est/ouest aurait pu garantir la préservation de cet actif tout en générant de revenus conséquents pour l’État (On le verra plus loin dans l’exposé).

 Je suis surpris de constater que les médias nationaux emboitent le pas aux détracteurs des IDE quand il s’agit de vendre l’idée qu’un investisseur étranger ne devrait pas solliciter de crédits bancaires locaux pour réaliser son investissement. Une absurdité de plus, largement véhiculée et instrumentalisée dès qu’il s’agit de désigner un investisseur à la vindicte populaire.

 

Source $ 2: La Diaspora

Son apport n’est plus à démontrer. Elle a de l’argent, des réseaux, du savoir-faire et une réelle motivation pour s’inscrire dans le projet du renouveau de l’Algérie. Malheureusement On gardera longtemps en mémoire cette tripartite au cours de laquelle le club CARE réclamait un traitement approprié à cette diaspora longtemps oubliée. La réponse fut sans appel. « … c’est des Algériens comme les autres. S’ils veulent venir qu’ils soient les bienvenus sinon qu’ils restent là où ils sont. Nous n’avons pas à leur dérouler le tapis rouge comme le font tous les autres pays du monde … ».  

 

Depuis les choses ont empiré puisque la constitution est venue quasiment les exclure de la vie de la cité. Je rappelle au passage que loi 49/51 n’a pas toujours pas été amendé et un investisseur Algérien résident à l’étranger continue à être obligé de s’associer à un Algérien pour investir en Algérie. Plus absurde encore, un Algérien résident à l’étranger ne peut acquérir d’actions à la bourse d’Alger.

 

 

Source $ 3: Les Investissements et placements internationaux

La gestion active des réserves de changes, en consacrant une partie des montants à un fond d’investissement souverain, aurait pu être une source de revenus non négligeable. Malheureusement l’absence de confiance qui prévaut au sein de la société et au sein des tenants du pouvoir ont largement contribué à ignorer cette piste. A ce jour et selon les dernières déclarations du Premier Ministre, nous disposons de 100 Mds US$ de réserve.

 

A qui est adressé ce message ? Aux experts qui comprennent l’inutilité d’une telle accumulation à un moment ou l’Algérie a besoin de soutenir le développement de son infrastructure et de diversifier son économie. Ou bien à la population pour la rassurer sur la poursuite d’une politique de redistribution généreuse ?

 

Quel gaspillage que d’ignorer l’effet de levier que pourrait générer ces 100 Mds de US$ ?

 

Source $ 4:   Les Exportations

Un des moteurs de la croissance, les exportations même encouragées ne pourraient avoir d’impact sur le court terme. Les appels à conquérir l’Afrique ne peuvent concerner qu’un groupe d’acteurs se comptant sur les doigts d’une main dont l’impact sur la balance est insignifiant et pour qui le succès de l’aventure à l’export passe par des dépenses non négligeables en devises.

 

Ceux qui prônent cette orientation oublient simplement qu’une stratégie d’exportation ne s’improvise pas, qu’elle passe d’abord par l’investissement et le développement de réseaux de banque et de transport. L’Afrique étant un continent aujourd’hui en pleine mutation et qu’il n’est surtout pas à considérer comme un déversoir pour des pays en mal de gouvernance ; à ceux-là, il faut juste poser la question suivante : depuis quand un haut responsable algérien n’a pas fait de tournée dans les pays africains pour prendre le pouls de leurs besoins et de leurs état d’esprit ? 

 

Source $ 5: La Dette

Sujet tabou par excellence l’Algérie s’est emmêlé dans un discours populiste qui l’enferme dans un schéma relevant de l’absurde. Evidement qu’il ne s’agit pas de s’endetter pour payer les salaires des fonctionnaires. Les conditions institutionnelles ne sont probablement plus réunies pour l’instant.

 

Mais on ne peut que rappeler que l’endettement est un ingrédient indispensable sans lequel il n’y a pas d’économie moderne. S’endetter dans de bonnes conditions pour des projets créateurs de richesses est non seulement recommandé, c’est une valeur ajoutée apportée à ces projets et une garantie de leur bonne conception et de leur bonne gestion dans le futur

 

Source $ 6:  La Réduction des importations

C’est l’instrument privilégiée de l’État. Il est le seul des leviers à avoir été actionné. Tel qu’appliqué actuellement cette réduction des importations devient la pire des options pour réduire le déséquilibre de la balance des paiements puisqu’elle déstabilise la société dans son ensemble en générant de l’inflation, du chômage, de l’informel et surtout de la corruption.

 

Mais surtout ce levier a été actionné sans réformes de structure, sans s’attaquer à tous ces freins qui pénalisent investisseurs et producteurs et sans redéfinir en profondeur les axes de la politique économique extérieure du pays, c’est envoyer au monde un message négatif. Un message qui signifie, en substance : on se recroqueville sur nous-même, on s’enferme davantage, jusqu’au retour providentiel de l’embellie sur les marchés pétroliers. Quant à la stabilité juridique elle n’est pas objet de préoccupation pour nous !

 Clairement l’État a manqué de créativité et de leadership. Les solutions sont à portée de main mais les syndromes phobiques ont la vie dure et rien ne semble pouvoir en atténuer les effets. Voyons à présent comment s’exerce leur influence sur le déficit budgétaire.

 Pour ce qui est du déficit budgétaire nous recensons sept sources visibles de revenus et d’économies que pourraient réaliser les pouvoirs publics.

 

Source DZD 1.    La Dévaluation de la monnaie

Sans être un spécialiste de la question, les divers commentaires glanés ici et là me font dire que la banque centrale a rempli une partie de sa mission en procédant à une dévaluation tout en préservant la paix sociale. Certes la dévaluation ne fut pas à la hauteur des recommandations des institutions internationales et des experts mais le processus est engagé et il faut s’attendre à une autre vague de dévaluation dans les prochains mois. En tout état de cause, pour gérer un déséquilibre de balance des paiements, ajuster la valeur de la monnaie est le mécanisme le plus démocratique, le plus transparent et celui qui ne crée pas de rentes indues supplémentaires, sur un marché qui n’en as pas besoin.

 

Source DZD 2.          La Réduction du train de vie de l’état

De timides efforts sont entrepris cependant la période électorale n’est absolument pas propice à de tels engagements. Nous sommes plutôt dans une logique visant à rassurer sur l’absence d’austérité. Pas de « ... TAKACHOF… ».

 

Pourtant aussi bien le train de vie de l’état que le ratio du nombre de fonctionnaires par habitants qui ne cesse de croitre (hormis le personnel des entreprises publiques), sont là pour nous rappeler que la question n’est pas prise à bras-le-corps. 

 

Source DZD 3.         La Réduction des subventions

Avec plus de 30% du PIB toutes subventions incluses ce poste budgétaire traduit l’incroyable générosité des pouvoirs publics. La brutale chute des prix du pétrole a sonné le glas de cette gestion en « mauvais père de famille ». Pour diverses raisons inexpliquées, les autorités ont mis du temps à saisir l’ampleur du problème et à prendre des décisions malgré les appels des experts nationaux et internationaux. Les prix des carburants à la pompe furent relevés de plus de 30%.

 

Le prix du carburant, pourtant importé, était l’un des plus bas du monde. Cette mesure, de par sa timidité, visait plus à tester la réaction de l’opinion publique que de réduire le déficit budgétaire. La réaction de la rue aurait dû inciter à plus de courage. Au-delà du seul prix de l’énergie c’est tout le système des subventions qui tarde à être remis à plat pourtant une multitude d’expériences internationales sont là pour justifier le bien-fondé d’une telle action. Est-ce encore la perspective des élections législatives en 2017 et présidentielles en 2019 qui font craindre le pire et qui retardent l’échéance autour de la question des subventions et des réformes économiques en général ? Ou bien est-ce un agenda caché du pouvoir ?

 

Source DZD 4.        La Réduction des niches fiscales

Avouons que l’état a généreusement distribué une partie des revenus du pétrole entre les subventions, les niches fiscales et autres avantages. Un début de remise en ordre des niches fiscales est amorcé sans s’inscrire dans une quelconque vision sans recueillir l’avis du monde l’entreprise. Les dernières listes négatives des secteurs exclus des avantages, même si justifiée, vient rappeler la gestion autoritaire et non concertée de l’économie nationale

 

Source DZD 5.      L’Elargissement de l’assiette fiscale

L’incivisme fiscal est largement encouragé par plusieurs facteurs qu’il serait trop long à énumérer et expliciter.  Les conséquences sont énormes puisque l’informel représente selon les dernières estimations près de 50% du PIB et à ce jour aucune mesure sérieuse n’est envisagée. Bien au contraire on s’acharne sur les contribuables identifiés et sur les investisseurs étrangers oubliant au passage d’entreprendre les véritables réformes fiscales qui seraient à même de réduire le poids de l’informel dans une démarche non répressive.

 

Source DZD 6.       L’Elargissement de l’assiette des cotisations sociales

Une piste en voie d’exploration par les pouvoirs publics puisqu’on entend ici et là la croissance observée dans le taux de recouvrement des cotisations sociales.  Cependant il suffit d’analyser les chiffres d’acteurs d’un même secteur d’activité pour mesurer le poids des non déclarations ou sous déclarations des cotisations sociales.

 

Source DZD 7.      La Rentabilisation du secteur marchand de l’État (Plus d’autonomie, PPP, privatisation)

Dernière piste et non des moindres celle de l’accroissement des revenus générés par les entreprises publiques. Ces dernières, à quelques rares exceptions près, affichent des déficits chroniques et parfois abyssaux. Leurs dirigeants n’ont toujours pas été débarrassés de la pénalisation de l’acte de gestion et leurs conseils d’administration sont essentiellement constitués d’administrateurs figurants, ayant eu généralement accès à cette responsabilité moins pour leur compétence que pour les services rendus. Les injonctions des ministères de tutelles ont fini par sonner le glas de leur hypothétique compétitivité.

 Il s’agira donc comme première solution de consacrer leur autonomie en libérant leurs premiers dirigeants des contraintes pénales et des injonctions politiques, tout en reconfigurant leurs conseils d’administration par l’admission d’administrateurs indépendants voir même de chefs d’entreprise aguerris. La notion de ministère de tutelle devant être abolie.

 Dans cet esprit, ce n’est pas aux ministères à négocier des partenariats. C’est le rôle des entreprises et de leurs conseils d’administration, qu’elles soient publiques ou privées. Les ministères devraient se contenter d’afficher des politiques publiques et des systèmes d’incitation. Leur implication dans les transactions internationales ne peut qu’être sujette à question. A la limite, l’État (et pas le ministre) pourrait s’impliquer dans le cadre d’un projet d’envergure pour des investissements structurants de 2-3 Mds de $US et plus, si cela est nécessaire, pour les rendre attractifs à des investisseurs internationaux. Mais s’impliquer dans des projets de petite taille ou de taille tout à fait moyenne, où l’essentiel des risques sont à la charge de l’Algérie, ce n’est pas la bonne démarche, et c’est le moins qu’on puisse dire. Là encore, le développement de partenariat public privé (PPP) comme autre solution, ne saurait exprimer son plein potentiel que s’il est débarrassé de la contrainte pénale et des injonctions politiques.

 La relance du processus de privatisation demeure de mon point de vue une des pistes à effet quasi immédiat à condition que ce dogme soit remis en question. Tant que le secteur privé algérien ne sera pas complètement impliqué et encouragé, l’économie algérienne continuera de végéter.

Le débat est ouvert

 Slim Othmani

Président du CARE

Source: 
EL Watan

Rencontres BtoB Maroco-Algériennes pour le Secteur des Technologies de l'Information et de la Communication (Alger: 02 Mai 2017)

Lieu: 
à l'hôtel Sofitel Hamma Garden
Date: 
02/05/2017 - 04/05/2017

Dans le cadre de la consolidation des relations économiques et commerciales entre le Maroc et l'Algérie, j'ai le plaisir de porter à votre connaissance que Maroc Export, Etablissement Public sous tutelle du Ministère du Commerce Extérieur du Marocain, organise du 02 au 04 Mai 2017 des Rencontres BtoB Maroco-Algériennes pour le Secteur des Technologies de l'Information et de la Communication (et des visites sur sites d'Entreprises, d'Usines et d'Institutions)  dédiées au secteur des Technologies de l'Information et de la Communication.

 

Cette mission, verra la participation d'une dizaine entreprises marocaines opérant dans les secteurs des Technologies de l'Information et de la Communication, et a pour objectif le renforcement des échanges commerciaux et du savoir-faire entre nos deux pays d’une part, et d’autre part, le développement d’un partenariat gagnant-gagnant basé sur les complémentarités entre les sociétés marocaines et leurs homologues algériennes.

 

+ Le programme de la journée du Mardi 02 Mai 2017 sera consacré aux rencontres B to B à l'hôtel Sofitel Hamma Garden et se déroulera comme suit :

08h30 - 09h00 : Accueil et inscription des participants marocains et algériens

09h00 - 10h00: Brèves allocutions d’ouverture et présentations des secteurs des Technologies de l'Information et de la Communication marocain et algérien

10h00-13h00 : Rencontres BtoB avec Pause –café permanente

 

13h00- 14h30 : Déjeuner à l'honneur des participants marocains et algériens

 14h30- 17h00 : Suite des Rencontres BtoB et clôture de la Journée

+ Le programme des  journée du Mercredi 03 et Jeudi 04 Mai 2017 seront consacrées à des visites sur sites d'Entreprises, d'Usines et d'Institutions...

 

A cet effet, et pour vous inscrire, je vous prie de bien vouloir remplir le formulaire en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous 

Cliquez ici : Formulaire d'inscription

 

 

 

ou nous faire parvenir par email, le bulletin d'inscription, ci-joint, dûment rempli, et ce dans les plus brefs délais afin de nous permettre d'établir les plannings des rencontres à l'avance

Vous trouverez à cet effet, ci-joint, un fichier comprenant la liste des participants marocains à cet événement, le bulletin d'inscription à remplir et le programme de la délégation marocaine.

Dans l'attente de vous lire et en restant à votre disposition pour toute information complémentaire, veuillez agréer,  Madame, Monsieur, l'expression de mes sincères salutations.

Hassan NASR

Maroc Export

Chef du Département Afrique et Pays Arabes

Tél en Algérie: 0553 23 20 78

Wattsap: 00 212 661 55 39 69

Email: nacer@marocexport.gov.ma

Le marché informel de la devise a toujours été considéré comme un marché secondaire indirect

Souhil Meddah

Lors d’une séance plénière tenue au Conseil de la nation il y a de cela une semaine, le gouverneur de la Banque d’Algérie a opposé à nouveau son veto à une ouverture de bureaux de change privés, prétextant que la conjoncture serait peu propice à une libéralisation du marché. Quelle lecture pouvez-vous en faire ?

La principale logique inquiétante avancée par la Banque d’Algérie est celle qui concerne la cadence de l’usure des stocks des réserves de change, sous prétexte qu’une ouverture massive des bureaux de change causera probablement et de facto une hausse de la demande en sollicitant une plus grande participation de l’épargne nationale externe vis-à-vis des citoyens ou acteurs demandeurs.

Car, il s’agit plus spécialement du rôle de cette épargne qui prendra le relais pour assurer une offre permanente et consistante dans sa phase demande et comptant sur un champ très restreint de ressources dans sa phase offre. Les bureaux de change doivent au fur et à mesure fonctionner comme un simple marché, en s’appuyant sur une offre très diversifiée pour son approvisionnement et une demande stable et à des fins réelles pour l’écoulement.

Par ailleurs, il existe un autre facteur important, qui concerne le volume de l’activité touristique dans le pays qui, par son niveau, ne contribue pas au développement d’une demande importante sur le dinar. Et c’est de ce fait que le gap qui pourra éventuellement exister sur le circuit officiel entre la demande probable sur le dinar contre les autres devises et de la demande des autres devises par rapport au dinar qui causera des fluctuations moins favorables du cours de change, et en alimentant aussi un effet inflationniste dû aux variations rapides des monnaies d’importation.

De prime abord, le statu quo sera entretenu en matière d’offre en devises et le marché informel, de surcroît illégal, continuera à jouer un rôle primordial sur ce terrain. Serait-ce un quitus donné aux cambistes des «bourses» informelles de devises ?

Le marché informel de la devise a toujours été considéré comme un marché secondaire indirect chargé de compenser les demandes des citoyens et divers acteurs qui ne trouvent pas une couverture totale de leurs besoins dans le circuit officiel. Ce marché informel bénéficie d’une gamme très large de ressources en s’appuyant sur des offreurs importants qui éviteront par tous les moyens de passer par le circuit formel et assure aussi une grande flexibilité dans ses transactions.

Ce qui fait que le marché informel de la devise doit exister car l’enjeu entre ce marché et le circuit officiel résidera principalement sur les questions de l’alimentation et l’utilisation des stocks disponibles, face aux soucis qui concernent le niveau des réserves de change et l’existence d’un espace informel qui joue le rôle de compensateur sur le marché réel.

Mohamed Loukal a indiqué à la même occasion que l’éradication du marché informel nécessitait plutôt la coordination des efforts entre les différentes administrations notamment fiscale et commerciale. Pensez-vous que ces institutions n’en font pas assez pour être ainsi pointées du doigt ?

En effet, la coordination est plus que nécessaire et elle existe, mais doit aussi s’adapter à tous les cas de figure possibles et imaginaires dans ce type de question. Par exemple, une entité personnelle ou une entreprise, qui existe sur le plan légal, demande des avantages et des financements, mais sur les autres plans (fiscaux et parafiscaux …) se déclare en état de déficit ou en arrêt d’activité, ou après avoir bénéficié des avantages à l’investissement et à l’exploitation peut replonger dans l’informel dans toutes ces natures (activités, emplois, fiscalité…). Ces cas de figure ne peuvent pas tenir au fil du temps. Le processus de lutte contre l’informel avance à partir de détails autres qu’officiels, et non à partir des données administratives ou déclaratives.  

 

Ali Titouche

Source: 
EL Watan

L’adhésion de l’Algérie à l’OMC est inévitable, selon Amara Benyounès

Le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a considéré samedi, à Relizane, que l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce est inévitable.

Lors de son meeting animé à Relizane, au 14ème jour de la campagne électorale des législatives, Amara Benyounès a expliqué que l’économie nationale nécessite plus de liberté et d’initiative, tout en s’interrogeant sur les causes de la non-adhésion à ce jour de l’Algérie à l’OMC, une organisation mondiale qui compte 164 pays et à travers laquelle se font plus de 97% des échanges commerciaux mondiaux.

Le président du MPA a appelé les algériens à travailler et produire davantage pour le bien du pays, tout en défendant les principes de la justice sociale et de la lutte contre la corruption.

Par ailleurs, M. Benyounès a insisté sur l’importance des prochaines élections et mis en exergue la nécessité d’une large participation des algériens à ce scrutin pour donner des leçons à ceux qui sèment le doute et le désespoir et démontrer que le peuple tout en entier se regroupe des institutions étatiques, du gouvernement et du président de la république.

Enfin, M. Benyounes a salué tous les corps de sécurité qui ont fait des sacrifices pour protéger le pays contre la violence durant les années 1990.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
Algerie 360

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