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Il est destiné aux investisseurs,KPMG publie le Guide des banques en Algérie

KPMG Algérie vient de compléter sa gamme de guides destinés aux investisseurs potentiels par une nouvelle publication.

Le Guide des banques et établissements financiers en Algérie vient enrichir une série de quatre ouvrages : le Guide investir en Algérie, le Guide des hydrocarbures, le Guide des assurances, sans oublier le Guide des expatriés. Bien que censé accompagner d’hypothétiques projets d’investissement, grâce aux liquidités importantes dont il dispose, le secteur bancaire algérien demeure largement méconnu des investisseurs étrangers.

C’est pour remédier à cela que le cabinet conseil a décidé de présenter ce guide pratique qui reprend l’essentiel des spécificités techniques et juridiques de la place bancaire et du marché financier en Algérie. De la création de la Banque centrale d’Algérie à l’ouverture du secteur et à l’instauration de nouvelles conditions de partenariat à l’ombre de la règle des 51/49%, KPMG revisite la composition, l’organisation et le fonctionnement du marché bancaire algérien. On a d’ailleurs droit à la présentation de la macrostructure de la place, laquelle compte 20 banques, dont 6 publiques et 14 privées ainsi que 7 établissements financiers, sans oublier les bureaux de représentation, les institutions financières hors loi bancaire ainsi que les organismes para-bancaires comme la Satim et les instruments de paiement. Côté chiffres, KPMG rappelle que la place reste dominée par les banques publiques qui contrôlent 89% des actifs du secteur et 83% du réseau.

Toutefois, le marché présente un ratio de rentabilité résultats/fonds propres très élevé à 22,7% en 2010 dans le public et à 16,79% dans le privé. Le guide KPMG dresse aussi un tableau des conditions générales d’exercice et d’implantation des banques et établissements financiers. Il explicite aussi l’ensemble des règles prudentielles régissant le secteur, les opérations bancaires, la comptabilité et la fiscalité des banques ainsi que le fonctionnement du marché monétaire, interbancaire et des changes.
 

Source: 
El Watan

Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC),Un colloque sur les relations entre le Maghreb et l’Amérique du Nord

Lieu: 
à Alger
Date: 
27/03/2012

La Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC) organisera le 27 mars prochain à Alger un colloque sur les relations entre le Maghreb et l’Amérique du Nord. Ambassadeurs, universitaires, experts et P-DG d’entreprise… prendront part à cette rencontre. Des thèmes intéressants seront abordés au cours de cette journée. Après l’allocution d’ouverture réservée à Karim Mahmoudi, président de la CCFC, un bilan des relations Maghreb-Amérique du Nord sera établi à travers les communications de leurs Excellences, ambassadeurs du Canada et des USA. Les initiateurs de cette conférence ont également jugé utile de débattre de la lancinante question de la circulation des biens, des  personnes et des idées. Est-ce  “une nécessité, un objectif ou une utopie ?” s’interrogent-ils. Au moins cinq conférenciers présenteront leurs exposés à ce propos. L’on cite Me Tarek Sbaï, président de l’instance marocaine pour la défense des fonds publics, Nacer Kettane, P-DG du groupe Beur TV et Robert P. Parks, Ph. D. en sciences politiques et directeur du (CEMA) centre d’études maghrébines, université d’Oran Es-Sénia. La mission de modérateur pour ce sujet a été confiée à Outoudert Abrous, directeur de la publication du quotidien Liberté. Les partenariats et autres complémentarités attendus des relations entre les deux régions résument l’autre point de discussions inscrit au programme. 
Les travaux de ce colloque s’achèveront par la lecture des recommandations notamment les perspectives prévues à l’avenir pour les relations entre le Maghreb et l’Amérique du Nord.

Inauguration du salon national de l'Emploi à la Safex 61 111 microentreprises créées en 2011

Le secteur des BTP reste le plus grand pourvoyeur de postes d'emploi. Pas moins de 212 022 jeunes ont été recrutés grâce aux dispositifs d'aide à l'emploi en 2011.

“Le décret exécutif obligeant les autorités locales à céder 20% des marchés aux microentreprises créées dans le cadre des dispositifs d'aide à l'emploi (Cnac et Ansej) n'est pas appliqué dans certaines localités. Je veillerai à ce que cela change”, a averti hier Tayeb Louh, ministre du travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, lors de l'inauguration du Salon national de l'emploi qui s'étalera jusqu'au 26 février au Palais des expositions des Pins-Maritimes. 
Une rencontre d'envergure qui permettra de vulgariser les différents dispositifs d'emploi et de création de microentreprises (Ansej, Cnac, Anem, Angem) et susciter l'intérêt des jeunes visiteurs pour la création de leur propre microentreprise. “Nous devons œuvrer pour diminuer les importations et produire davantage par nous-mêmes”, a indiqué le ministre, plaidant pour le changement des mentalités auprès des jeunes qui, selon lui, doivent compter sur eux-mêmes et faire preuve de créativité au lieu d'emprunter toujours le chemin classique de l'emploi. Les différents dispositifs d'aide à l'emploi semblent donner d'ailleurs des résultats encourageants au regard des chiffres avancés par Tayeb Louh. “Nous avons enregistré, en 2011, la création de 61 111 microentreprises en comparaison aux 31 000 créées en 2010”, notera-t-il, confirmant ainsi une courbe ascendante qui devrait se maintenir cette année encore avec les 64 000 autres. L’année 2011 a été celle qui a enregistré pas moins de 212 022 recrutements grâce aux différents dispositifs d’aide à l’emploi. 
L’on citera en exemple 24 188 opportunités offertes via le Contrat du travail aidé (CTA) ou encore les 181 000 emplois fournis par d'autres dispositifs. “Le secteur du BTP reste le plus grand pourvoyeur d'opportunités d'emploi”, a assuré le ministre. Ceci explique, d'ailleurs, la présence à ses côtés de Nourredine Moussa, ministre de l'Habitat, ou encore Amar Ghoul, ministre des Travaux publics. D'autres représentants du gouvernement avec à leur tête Belkhadem, en sa qualité de représentant de la Présidence, ont été également de la partie pour traduire tout l'intérêt consacré par les pouvoirs publics à la problématique de l'emploi. 
450 microentreprises créées dans le cadre de l'Ansej (250), la Cnac 100 et l’Angem (100) sont présentes au salon, aux côtés des institutions chargées de la mise en œuvre des programmes d'emploi, des banques, des chambres professionnelles ainsi que ATM Mobilis, seul opérateur de téléphonie mobile d'ailleurs à accompagner ce salon.

Source: 
Liberté

Algérie - le Plan de sauvegarde de la Casbah d’Alger adopté par le gouvernement (Ongebc)

Le décret exécutif pour la sauvegarde de la Casbah d’Alger a été adopté en réunion du gouvernement après réalisation en janvier dernier de l’enquête d’utilité publique, a affirmé mercredi le directeur général de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels (Ongebc).
Intervenant au cours d’une conférence de presse organisée par la fondation Casbah au forum d’El-Moudjahid à l’occasion de la journée nationale de la Casbah, Abdelouahab Zekagh, a expliqué que le retard enregistré dans l’adoption du décret d’exécution, "prévue initialement pour novembre 2011", était "dû au report de l’enquête d’utilité publique qui n’a eu lieu qu’en janvier 2012".
"Le dossier remis en mai 2010 a été approuvé en 2011 par l’APW d’Alger", a encore expliqué M. Zekagh, également et chef de projet du plan permanent de sauvegarde de la Casbah d’Alger.
Unanimement salué, le décret exécutif portant adoption finale du plan permanent du secteur sauvegardé Casbah d’Alger doit être appliqué par l’Agence nationale des secteurs sauvegardés dont le directeur n’a pas encore été nommé, a dit M. Zekagh. "Le fonctionnement de cette agence va changer le sort de tous les secteurs sauvegardés d’Algérie", ont souligné les représentants de la fondation Casbah et M. Zekagh.
Durant les trois ans demi qu’a duré l’étude "des mesures d’urgence ont été prises par Ongebc pour sauver 394 bâtisses menaçant de s’écrouler. Ces mesures doivent bénéficier à 323 autres maisons dès le mois prochain", ont-ils rappelé.
Le plan de sauvegarde de la Casbah d’Alger, élaboré par l’Onbgec concerne 1816 maisons sur une superficie de 105 hectares", a par ailleurs dit M. Zekagh. (APS)

Source: 
maghrebemergent

Les réserves de change de l'Algérie à 182,22 milliards de dollars

 

Le solde de la balance des paiements de l’Algérie est bouclé à 19,91 milliards de dollars en 2001. Un excédent qui renforce les réserves de change désormais à 182,22 milliards de dollars. Le gouverneur de la banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, qui commentait ce jeudi la conjoncture du second semestre 2011, a répété la même chose au sujet des placements internationaux de l’Algérie dominés par le papier souverain : « ce sont les plus sûrs ».

 

Les excédents de réserve de change algériens placés en bons de trésor  aux USA et en Europe sont en sécurité a affirmé aujourd’hui le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci.

La crise des dettes souveraines en Europe n’a rien à avoir avec nos placements, a assuré Mohamed Laksaci qui assure que « les titres souverains placés en Europe sont les moins risqués ».

Le gouverneur de la banque d’Algérie qui n’a pas voulu donné le montant des bons de trésor souscrits en Europe et en Euros. Il dira qu’il n’ya pas de souci à se faire car l’argent mis dans des placements actifs est en sécurité.

Le gouverneur de la banque d’Algérie est revenu par ailleurs sur les recettes d’exportation des hydrocarbures qui  ont atteint, selon lui, 71,44 milliards de dollars en 2011, dont 49,55% au titre du second semestre.

« Cela correspond à une progression de l’ordre de 27,30% par rapport à l’année précédente (56,12 milliards de dollars) » a fait savoir Mohamed Laksaci, à l’occasion de la présentation des tendances monétaires et financières de l’Algérie arrêtées au deuxième semestre de l’année écoulée.

Grace à ces recettes, les réserves de change du pays ont atteint à la fin de l’année 2011, quelques 182,22 milliards de dollars contre 162,22 milliards de dollars en 2010, a encore ajouté le gouverneur de la banque d’Algérie, qui a réuni ce jeudi, ses collaborateurs ainsi que les responsables des banques Algériennes.

« La position financière extérieure de l’Algérie est ainsi consolidée, d’autant plus que la dette extérieure totale a baissé à 4,405 milliards de dollars à la fin décembre 2011 contre 5,681 milliards de dollars à fin décembre 2010 » a déclaré Mohamed Laksaci. Ce dernier,  a assuré en outre que les exportations hors hydrocarbures ont connu une nette progression l’année dernière avec une hausse de 25,77% enregistrée en 2011. Les exportations hors hydrocarbures ont ainsi atteint un niveau de 1,22 milliards de dollars, contre 0,97 milliards de dollars en 2010, s’est félicité Laksaci qui souligne que la performance en la matière a été meilleure au second trimestre de l’année 2011 avec 0,66 milliards de dollars.

« La persistance de la faiblesse structurelle des exportations hors hydrocarbures confirme les faibles diversification et compétitivité externe tandis que l’année 2011 est marquée par une forte augmentation des importations » a toutefois tempéré le gouverneur de la banque d’Algérie. Ce dernier explique que les importations de biens ont connu également une augmentation de 13,63% en 2011, atteignant 44,19 milliards de dollars (21,10 milliards au second trimestre) contre 38,89 milliards de dollars en 2010.

Avec 21,09 milliards de dollars en 2011, l’excédent de la balance courante extérieure est appréciable, se réjouit par ailleurs Mohamed Laksaci qui précise que le deuxième semestre a enregistré une « performance particulière » avec 11,43 milliards de dollars, soit un montant très proche du surplus courant extérieur de toute l’année précédente.

Pour ce qui est du solde global de la balance des paiements, il est estimé par le responsable de la banque d’Algérie à 19,91 milliards de dollars en 2011, dont 10,93 milliards au titre du dernier semestre.

Source: 
maghrebemergent

Algérie- L’UDTS produit des plaques de silicium à faible rendement et à coûts élevés.

 

 

Les Algériens se sont lancés dans la fabrication des modules photovoltaïques en intégrant le processus depuis les plaques de silicium, mais le compte n’y est pas encore.  Ces  modules sont en dessous des normes internationales en matière de rendement mais aussi de coût, prévient le directeur général de l’UDTS (Unité de développement de la technologie  du silicium (UDTS).  A cause d’équipements inadaptés qui date de la fin des années 80.

 

Les initiateurs du programme algérien de développement des énergies nouvelles et renouvelables ont placé la barre très haute. Produire 40 % des besoins du pays en électricité à base des énergies renouvelables, à l’horizon 2030, serait un objectif « trop ambitieux » eu égard à l’état d’actuel de développement de la technologie en Algérie.  Un avis qui avait été exprimé d’ailleurs par plusieurs « observateurs avertis », a souligné le DG de l’UDTS, Messaoud Boumaaour, ce jeudi sur les ondes de la radio chaine III. « L’Algérie n’est pas la Malaisie. Nous espérons déjà arriver à avoir une masse critique de compétence ». Il a signalé des insuffisances en matière d’ « environnement matériel » qui constitue un motif de retard par rapport au niveau technologique atteint à l’échelle internationale.

Pour commencer, il a révélé que l’UDTS travaille aujourd’hui avec des équipements qui datent des années 1988/1989. Cette insuffisance a fait que les modules photovoltaïques (PV) fabriqués en Algérie ont un rendement de 12 % seulement alors que la norme internationale est de 15 %. Ce problème a été « circonscris » du point de vue maitrise technologique mais sa résolution reste tributaire de l’engagement d’un programme d’investissement pour l’acquisition d’équipements adaptés. « Les intrants métalliques qui rentrent dans la ligne de production doivent  obtenir des temps de passages de quelques secondes. Nous essayons maintenant d’acquérir de nouveaux équipements pour faire ce saut qualitatif », explique le DG de l’UDTS.

Le défi du coût et encore le Credoc.

Deux équipes de chercheurs travaillent pour réduire les couts de production en ramenant l’épaisseur des plaquettes de silicium à 180 microns au lieu de 300 microns actuellement. Il est recommandé aussi de  développer la possibilité d’intégration des matériaux qui puissent contribuer à la réduction des couts de fabrications des plaques métalliques. Un kilo de plaques d’argent et d’aluminium coûte actuellement à Sonelgaz quelques  500 000  mille dinars.

Le développement des énergies renouvelables est contrarié par des obstacles d’ordre bureaucratiques.  Pour acquérir des équipements ou du consommable, les fournisseurs demandent des paiements à l’avance qui sont interdits par la réglementation algérienne qui exige de passer par la lettre de crédit. Boumaaour s’est plaint, aussi, des retards dus aux contrôles « très lents », appliqués aux produits sensibles. La réception d’une commande d’acide fluorhydrique pourrait durer jusqu’à 6 mois.

Le directeur général de l’UDTS a indiqué, par ailleurs, que l’Algérie dispose d’importants gisements de silicium à El-Aouana (Jijel), à Tigzirt (Tizi-Ouzou), à Tamanrasset ainsi qu’à l’extrême ouest du pays.  Cette disponibilité évitera des problèmes d’approvisionnement qui serait préjudiciable à l’avenir de l’industrie des énergies renouvelables en Algérie.

Une plateforme technologique sera réalisée à El-Harrach

Le silicium purifié qui représente 40 % des matériaux nécessaires à la fabrication d’une cellule solaire, coute actuellement 60 dollars le kilo. M Boumaaour avait annoncé, en janvier dernier, la réalisation d’une usine de silicium en partenariat avec Sonatrach. Ce projet qui devra être lancé en 2013 nécessite des investissements de plus de 200 millions d’euros.

L’UDTS a signé deux conventions avec le groupe Sonelgaz. La première porte sur un accompagnement « de bout en bout » dans la mise en place d’une industrie de PV à Rouïba d’une capacité de 116 mégawatts.  L’usine de Rouïba éclairage est en cours de lancement avec un partenaire allemand. La deuxième concerne le contrôle de qualité des technologies utilisées dans ce domaine.

Les deux parties prévoient de signer une troisième convention pour former les ingénieurs de Sonelgaz dans les technologies du silicium. La quatrième convention, « la plus importante » aux yeux Messaoud Boumaaour, concerne la R&D. Il a annoncé la réalisation d’une plateforme technologique dédiée aux EnR à créer à El-Harrach, dans la banlieue Est d’Alger. L’objectif de cette plateforme est de produire des modules de petites séries (50 à 100 kilowatts), avec les procédés développés à l’UDTS et de mesurer, ensuite, leur impact économique. Le dossier de ce projet est au niveau de la direction générale de la recherche scientifique du groupe Sonelgaz.

 

Source: 
maghrebemergent

Algérie - inauguration du centre de développement des satellites d’Oran

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a inauguré, jeudi à Oran, le Centre de développement des satellites (CDS) relevant de l’Agence spatiale algérienne (ASAL).
Après la présentation du programme spatial national qui lui a été faite par le Directeur général de l’ASAL, le président Bouteflika a insisté sur la nécessité de réaliser et de lancer "avant l’échéance 2014" le satellite de télécommunication "Alcomsat 1" pour assurer, a-t-il indiqué, l’autonomie nationale dans ce domaine.
Des échantillons d’images transmises par le deuxième satellite "Alsat2" ont été présentées au chef de l’Etat.
Le responsable de l’ASAL a précisé que ce satellite, lancé en juillet 2010, a transmis plus de 23.000 images à haute résolution. Le Centre, dont les travaux ont été entamés en 2008, a été réalisé sur une assiette foncière de plus de quatre (4) hectares. Il comporte notamment un bâtiment destiné à l’intégration des satellites en salle blanche et un autre réservé aux essais d’environnement, permettant des intégrations et des essais sur des satellites pesant jusqu’à 1.000 kg.
L’établissement dispose également de nombreuses salles et équipements pour le stockage des composants, leur nettoyage, l’inspection, les tests thermiques ainsi que des laboratoires mécaniques, électriques, électroniques et optiques. D’autres bâtiments sont spécialisés en télédétection, en géodésie, en géomantique et des technologies spatiales.
La réalisation de cette importante infrastructure a nécessité une enveloppe de 5.5 milliards de dinars. (APS)

Source: 
maghrebemergent

Port d’Oran – 4,5 milliards de dinars pour gagner en performance, les opérateurs sceptiques

 

 

Avec 4,5 milliards de dinars d’investissement, l’Entreprise portuaire d’Oran (EPO) s’est dotée de nouveaux équipements devant améliorer sa performance. Pour les responsables de l’EPO, c’est déjà le cas et la perspective d’une reprise de l’enlèvement des marchandises par voie ferrée devrait permettre une fluidité encore plus grande du port. Les opérateurs économiques, eux, soulignent que les entraves bureaucratiques persistent.

 

 

Plus personne ne parle du projet de TCB SL, la société de gestion des terminaux à conteneurs de Barcelone, de prendre en gestion le port d’Oran. Une idée formulée en 2009 restée sans réponse de la part des autorités algériennes. TCB SL ne semble pas, en temps de crise, tenté de relancer sa proposition. L’option Dubaï Port était exclue depuis longtemps, le port d’Oran a cessé d’attendre une solution par le partenariat extérieur pour relever le défi d’une amélioration de ses prestations dont la qualité était fortement pointée du doigt par les opérateurs économiques. Ces derniers mettaient en exergue la faiblesse de ses moyens matériels ainsi qu’un fonctionnement bureaucratique rédhibitoire. La réponse est venue par un gros effort d’investissement pour le renforcement de la flotte et moderniser les équipements. Le port d’Oran cherche à changer de cap tout en faisant de la sécurité de ses activités une obligation et une priorité. Ce sont 4,5 milliards de dinars qui ont été investi entre 2010 et 2011 par l’entreprise portuaire d’Oran (EPO) pour se doter d’un équipement moderne qui, selon ses responsables, lui a fait gagner du temps et de l’espace. L’investissement lui permet d’accroitre sensiblement ses capacités de traitement mais certains opérateurs économiques disent ne pas le ressentir réellement en en termes d’embarquement et de débarquement des marchandises.

 

Des bâtons dans les roues

 

Certains de ces opérateurs nous ont, une fois de plus, exprimé leur mécontentement et leur frustration.  « Nous sommes toujours confrontés à la bureaucratie et à des lenteurs, qui restent inexpliquées, pour le contrôle de la marchandise. Nous attendons 15 à 20 jours avant de pouvoir retirer la marchandise. Ceci dans les meilleurs des cas et… avec les interventions », nous confie un opérateur économique spécialisé dans l’importation de produits médicaux. Selon lui, si l’entreprise portuaire d’Oran a fait des acquisitions de matériels pour améliorer les prestations, cela « n’est pas palpable sur le terrain. En tant qu’opérateurs économiques nous continuons à subir les conséquences d’une mauvaise organisation ». D’autres concèdent, à l’image d’un représentant d’une société de transit, que « des améliorations sont constatées au niveau du port d’Oran ». Mais, ajoute-t-il, « on continue toujours de mettre les bâtons dans les roues des opérateurs économiques juste pour leur créer des problèmes ».

 

Au niveau de l’Entreprise portuaire d’Oran, on estime ces jugements trop injustes alors que, selon ses responsables, un grand effort a été déployé pour aller dans le sens de la fluidité de l’activité portuaire. L’EPO a acquis deux remorqueurs,  « Ahmed Zabana I » et « Ahmed Zabana II »pour apporter assistance aux navires de gros tonnage. Elle a également  investi dans l’achat de 4 cavaliers gerbeurs. Ces engins ont permis une meilleure rationalisation de  l’espace et le dégagement de zones pour la livraison de la marchandise. Ces cavaliers gerbeurs sont gérés par un logiciel qui peut repérer l’emplacement du conteneur par cellule et par ligne. Toujours dans le cadre du renforcement de sa flotte, l’entreprise portuaire a acquis trois nouveaux ponts bascule, utilisées pour le pesage en plus de 4 grues de quai, des grues automobiles, une nouvelle pilotine (bateau pilote) de troisième génération et 5 portiques à grains d’une capacité de 1.000 tonnes par heure chacune, soit 12.000 tonnes par jours. Le directeur général adjoint, M. Djamel-Eddine Taleb,  souligne que l’EPO va acquérir 4 scanners pour les opérations de contrôle et d’expertise des conteneurs et des véhicules. Il sera aussi procédé, selon ce responsable, au déplacement du scanner des services de douanes pour l’installer derrière l’unité Naftal. Sur le segment « passagers », l’EPO compte réaliser une nouvelle salle d’attente et renouveler la sécurité incendie.

 

Vers le retour du transport ferroviaire

 

Reste, cependant, la réalisation du projet de l’extension vers l’est du port. Un projet dont l’étude a été finalisée en 2006, explique M. Djamel-Eddine Taleb, mais qui reste en veilleuse en attendant l’aval des autorités concernées. Par ailleurs, le port d’Oran veut renouer avec la voie ferrée pour le transport de marchandises après plusieurs années d’interruption. Une expérience timide a été menée l’année dernière. Selon le directeur général adjoint de l’entreprise portuaire d’Oran, elle sera relancée prochainement et elle devrait fortement contribuer, une fois rodée, à la décongestion du trafic au sein du port d’Oran. L’option du chemin de fer fait partie d’un programme du ministère des transports visant à réhabiliter le transport de marchandise par voie ferrée qui ne représente actuellement en Algérie que 1%. Considéré comme le plus grand port dans la région ouest et  2ème au niveau national, le port d’Oran  a enregistré en 2011 un trafic global de 5,48 millions de tonnes de marchandises dont 2 millions de tonnes en vrac solide,  181.062 tonnes en vrac liquide et 2.857.000 tonnes en marchandises diverses.

Source: 
MAGHREBEMERGENT

AXA Algérie au seuil d’un secteur des assurances au bord de la crise

 

 

Les résultats sur 9 mois publié pour le secteur de l’assurance présentent quelques anomalies qui trahissent une compétition mortelle public-privé. Conséquence : la pratique de la ristourne et du paiement différé pour capter des clients s’est dangereusement élargie dans un métier où les bons risques sont «monopolisés » par le secteur public. Axa Algérie arrive sans s’ajuster à cette réalité «critique ». Analyse d’un spécialiste du secteur.

 

 

 

AXA Algérie a lancé la semaine dernière une nouvelle gamme de produits avec grand renfort de communication. Elle concerne les deux filiales dommages (IARD) et Assurance des personnes. Dans l’assurance dommage, le corporate, gisement d’affaires sous-assuré en Algérie, Axa Algérie se tourne vers les professionnels avec une offre « assurance multirisque professionnel permettant de bien protéger l’activité» des entreprises. Le leader français de l’assurance, associé à la BEA et au FNI (fonds national d’investissement) en Algérie, «compte sortir au plus vite du piège de l’assurance automobile dans lequel les autres assureurs privés ont été confiné au bout du compte » explique un spécialiste du secteur.  Le pronostic est cependant réservé sur la percée des produits AXA sur le marché de  l’assurance dommage. «Le marché est miné. Les assureurs publics sont assis sur un monopole de fait des bons risques. Les grands comptes publics sont assurés chez les compagnies publiques qui peuvent se permettre de casser les tarifs des primes sur les autres produits, notamment l’assurance automobile ». Axa Algérie qui arrive  avec des modèles marketing standards « va découvrir à ses dépens le fonctionnement délétère du secteur ». La guerre des tarifs dans l’assurance automobile conduite par la SAA, la CAAR et la CAAT « a propagé des pratiques nouvelles ces dernières années dans le secteur : l’assurance à découvert. Près de 50% du chiffre d’affaires de certaines compagnies est réalisé sur des primes à paiement différé, notamment dans le secteur professionnel. Cela conduit souvent à des litiges, à des frais financiers et à l’obligation de faire des provisions pour couvrir des risques d’impayés ». Axa Algérie n’a pas prévu de s’aligner sur ses pratiques « endogènes » et va souffrir « bien au-delà que prévu » pour se faire une place dans l’assurance dommage, estime le spécialiste. Le secteur est d’ailleurs dans l’attente de la publication des premiers chiffres d’exploitation de  « l’ogre AXA » à la fin du premier semestre 2012. Le développement de l’assurance des personnes, sur lequel mise AXA Algérie à travers sa nouvelle gamme d’offres, nécessite un délai de maturation. Il ne peut pas tirer la croissance de l’activité dans le terme des cinq prochaines années »

 

Des résultats du secteur jugés avec « circonspection »

 

 

Cette précarité du secteur de l’assurance dans lequel se déploie l’acteur AXA Algérie ne transparait pourtant pas au prime abord dans la publication des comptes du secteur pour 2011. Le chiffre d'affaires du secteur des assurances a augmenté de 8,6% à 67 milliards de DA à fin septembre 2011 par rapport à la même période de 2010,  selon le Conseil national des assurances (CNA).  Le chiffre d'affaires du secteur atteindrait les 86,3 milliards (mds) de DA à 2011, en hausse de 7% par rapport à 2010, selon les prévisions de clôture du CNA. La branche automobile, qui génère plus de la moitié des rendements du secteur, a progressé de 7,8% par rapport aux trois premiers trimestres de 2011 avec un CA de 33,7 mds DA, selon le CNA.  Il reste que les compagnies publiques d’assurance affichent un montant des indemnités payées au titre de l’assurance automobile en baisse par rapport à 2010. Ce qui est une anomalie comptable qui laisse les observateurs du secteur circonspects au sujet de la profitabilité de l’activité. « Les garanties émises sont elles réellement couvertes ? Telle est finalement la vraie question de la solvabilité de l’assurance. Elle ne se pose pas seulement pour les assureurs publics, mais pour tous les acteurs du secteur. Même la CCR, le réassureur public des compagnies d’assurance fait désormais problème dans le contexte de défiance qui monte dans la filière. La CCR n’a pas de garantie de l’Etat ont constaté des assureurs privés lors d’une réunion du secteur. « Il existe un vrai risque système dans un tel contexte. L’état n’est pas garant en dernière instance des couvertures émises par le secteur et pour la garantie desquels ils engagent d’importants frais de réassurance auprès de la CCR ». Les prévisions de clôture du CNA situent la production des sociétés de dommages à 8%, alors que l’assurance des personnes qui a avancé de 26% en 2010 devrait reculer de 1,5% en 2011(6,9 mds de DA de primes) à cause de la séparation obligatoire d’avec l’IARD.Le marché algérien des assurances est aujourd'hui composé de vingt compagnies.

 

Source: 
maghrebemergent

Algérie-UE : Vers un accord global final en mars pour le report du démantèlement tarifaire

Entamées il y a un peu plus deux ans, les négociations algéro-européennes pour le report de la date butoir du calendrier du démantèlement tarifaire devraient aboutir prochainement "à un compromis acceptable pour les deux parties", selon le porte parole du ministère algérien des affaires étrangères, M. Amar Belani.

 

 

L'Algérie avait demandé de reporter la date butoir du démantèlement des tarifs douaniers des produits agricoles et industriels de 2017 à 2020. Officiellement, l'Algérie avait motivé cette demande de report pour permettre à son industrie de se mettre à niveau par rapport aux produits communautaires, qui devaient entrer sur le marché algérien à partir de 2017.

Officieusement, les autorités algériennes en charge du commerce, craignent une invasion de produits européens, plus compétitifs que la production locale, ce qui équivaut à une ''mort certaines et rapide'' de l'industrie locale, selon des économistes algériens.

Selon le porte parole du ministère algérien des affaires étrangères, M. Amar Belani, les discussions entre Alger et Bruxelles sur le report de la date du démantèlement tarifaire, engagées fin 2010, devraient aboutir prochainement ''à un compromis acceptable'' pour les deux parties. La dernière session qui s'est tenu jeudi à Alger, menée côté européen par le directeur général du commerce Ignacio Garcia Bercero, a  été ''productive'', a indiqué M. Belani cité par l’APS. Cette rencontre "a permis aux deux parties d'affiner leurs positions respectives et d'échanger des propositions constructives''.

 

Un deal global en mars ?

 

M. Belani a en outre annoncé que ces propositions "devraient aboutir  en principe, d'ici quelques semaines, à un compromis acceptable dans le cadre d'un accord global final".

Ce "package deal final devrait permettre à l'Algérie d'assurer la protection de plusieurs contingents agricoles et filières industrielles, tout en restant dans le cadre du respect de l'accord d'association avec l'Union européenne", a-t-il affirmé.

A l'issue des discussions jeudi à Alger, les deux parties ont convenu de se rencontrer au mois de mars prochain à Bruxelles, éventuellement pour finaliser un pré-accord sur une liste définitive de produits industriels et agricoles à retirer du "panier" des produits éligibles au démantèlement tarifaire dès 2017. Les discussions de l'Algérie avec l’UE ont surtout porté sur l’introduction d’une liste négative de 1.740 produits industriels. C’est ce qui explique un peu la complexité de ces discussions, car la demande algérienne avait quelque peu surpris les négociateurs européens. D'où cette crispation de Bruxelles qui aurait voulu en contrepartie que les verrous sautent en ce qui concerne, notamment, le principe du "51/49%" introduit par la loi de finance complémentaire de 2009 pour les investissements étrangers.

Cinq années après l'entrée en vigueur de l'accord d'association avec l’Union Européenne, l’Algérie avait demandé, sur la base de la clause dite de "Rendez-vous", une révision du calendrier du démantèlement de certaines positions tarifaires et douanières prévues dans cet accord, qui devait ouvrir la voie en 2017 à une zone de libre échange. L'Algérie est, par ailleurs, le seul pays maghrébin, et méditerranéen, à avoir demandé une révision du calendrier du démantèlement tarifaire avec l'UE.

Source: 
MAGHREBEMERGENT
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