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Tecalemit Aerospace Group, spécialiste français de canalisations aéronautiques, s’installera au Maroc en 2016

Le gouvernement marocain offre un cadre incitatif et attractif via le statut « Zone Franche » et des aides à l’installation à hauteur de 10% du montant total de l’investissement. Les entreprises y bénéficient (à l’export seulement) d’une exemption d’impôts sur les sociétés pendant 5 ans, puis d’un taux réduit à 8,75%, d’une exonération de TVA, ainsi que du libre rapatriement des bénéfices.

 

 

 

 

 

Le secteur aéronautique au Maroc s’enrichit d’un nouveau venu, le spécialiste français de canalisations aéronautiques Tecalemit Aerospace Group. Installé en Tunisie depuis cinq ans, ce groupe va investir dans le parc industriel de Midparc de Casablanca dans une usine de fabrication de canalisations pour l'aéronautique mi-2016, selon L’Usine Nouvelle.

« Partenaire du Gimas, de la société Midparc et de l'IMA, notre usine prévue en 2016 s'étalera sur une surface de 2.000 m² pour un investissement en machines de 2 millions d'euros et emploiera près de 40 personnes en vitesse de croisière », a déclaré à ce site internet spécialisé dans les informations industrielle Thierry Colcombet, président de Tecalemit Aerospace, rencontré lors du Salon du Bourget.

Que ce soit dans l'aviation civile et militaire, l’aviation générale, les hélicoptères, les missiles ou les lanceurs spatiaux, le groupe français propose ses canalisations souples et rigides pour l'ensemble des donneurs d'ordre de l'aéronautique à l’instar de Safran, Airbus, Eurocopter, Dassault aviation MBDA ou Liebherr. « Nous avons la chance d'avoir un portefeuille clients diversifié et assez bien équilibré dans tous les métiers de l'aéronautique » fait remarquer Thierry Colcombet à l’Usine nouvelle.
Selon L’Usine nouvelle, en Tunisie, Tecalemit Aerospace effectue de l'usinage de pièces qui sont assemblées en France. Au Maroc, il compte fabriquer des pièces finies en canalisations rigides qui seront livrées depuis le site de Midparc, soit directement dans le tissu aéronautique local marocain, soit en France pour y être assemblées dans des systèmes complets, précise encore Thierry Colcombet. 

 

Un cadre réglementaire incitatif 

 

Tecalemit Aerospace rejoint dans la zone franche à vocation aéronautique Midparc d’autres acteurs du secteur à l’image de Bombardier, Eaton, NSE, Innovelec, Ateliers de Haute Garonne et Goam. Le taux de remplissage du Midparc est aujourd’hui de 28%. Il devrait passer à 50% à la fin 2015, 60%, fin 2016 et 70% fin 2017, selon Aref Hassani directeur général du Midparc, et ce, au fur et à mesure de la concrétisation des contacts avec des entreprises désireuses de s’y installer. 
Le gouvernement marocain offre un cadre incitatif et attractif via le statut « Zone Franche » et des aides à l’installation à hauteur de 10% du montant total de l’investissement. Les entreprises y bénéficient (à l’export seulement) d’une exemption d’impôts sur les sociétés pendant 5 ans, puis d’un taux réduit à 8,75%, d’une exonération de TVA, ainsi que du libre rapatriement des bénéfices. Les activités réalisées sur le marché marocain sont, elles, soumises à la fiscalité de droit commun.
 

200 millions de dollars pour le canadien Bombardier

Le canadien Bombardier a, à titre d’exemple, installé une usine de composants aéronautiques située sur la zone franche Midparc en octobre 2014. Son site de production s’étend sur 9.000 m² et selon L’Usine Nouvelle, il dispose d’un second terrain viabilisé mitoyen, dans la perspective prochaine de deux extensions.

Au total, Bombardier a acheté 55.000 m² de terrains industriels au sein de la zone franche d'exportation Midparc. Bombardier Aéronautique a annoncé vouloir y investir quelque 200 millions de dollars en matériel, en immeubles et en coûts de démarrage à l’horizon 2020.

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Maghreb emergent

La hausse de l'activité agricole dope le PIB au 1er trimestre 2015

L'activité agricole a enregistré une évolution de 4,1%, relève le Haut Commissariat au Plan. Le secteur industriel a connu, quant à lui, un fléchissement de son rythme de croissance, avec une progression modeste de 1,1% contre 2,3% à la même période en 2014.

 

 

 

 

 

Dans une note d'information sur la situation économique au Maroc pour le 1er trimestre 2015, le Haut commissariat au Plan (HCP) a annoncé que le Produit intérieur brut (PIB) en volume s'est accru de 4,1% durant cette période, contre seulement 2,8% durant la même période en 2014.

Le HCP explique cette hausse par une amélioration de l'activité agricole et le rythme d'accroissement modéré des activités non agricoles. En outre, la hausse de la fiscalité sur les produits nets des subventions (13 % au lieu de 8,1 %) a également favorisé, selon lui, la bonne performance du PIB au 1er trimestre 2015. Le PIB, à prix courants, a augmenté de 5,9%, contre 2,2% en 2014, provoquant une hausse du niveau général des prix de 1,8%, contre une baisse de 0,6% une année auparavant.

Par ailleurs, la valeur ajoutée globale réalisée par l'ensemble des activités économiques s'est établie en hausse de 3,1%, contre 2,3 % à la même période en 2014. Ainsi, la valeur ajoutée en volume du secteur agricole, corrigée des variations saisonnières, a enregistré une augmentation de 12,9%, contre une baisse de 2,5% durant la même période l’année dernière.

Le HCP souligne que cette évolution est le résultat de la hausse de 12% de l'activité agricole contre une baisse de 1,6% au 1er trimestre 2014, ainsi que d’une forte augmentation de celle de la pêche de 24% contre un recul de 15 % au 1er trimestre 2014.

Bon an, mal an, le secteur agricole contribue au PIB marocain à hauteur de 19%, partagés entre agriculture (15%) et agro-industrie (4%). Le secteur emploie plus de 4 millions de personnes dont environ 100.000 dans l'agro-industrie.

 

L'industrie en berne

 

Le secteur industriel a enregistré, quant à lui, un fléchissement de son rythme de croissance au 1er trimestre 2015, avec une croissance modeste de 1,1% de la valeur ajoutée contre 2,3% à la même période en 2014. En revanche, les Services sont en forme au Maroc, avec une croissance au 1er trimestre dernier de 3,1% contre 2,1% durant la même période en 2014. Toutes les filières du secteur sont dans le vert, avec des taux de croissance importants hormis les ''hôtels et restaurants'', qui ont enregistré une baisse de leur valeur ajoutée de 1% contre une hausse de 4,8% en 2014.

La loi de finances 2015 du Maroc table sur une croissance de 4,4% et un déficit budgétaire stabilisé à 4,3% du PIB contre 4,9% en 2014.

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Maghreb emergent

La formation et des services de haut niveau pour le développement du tourisme

Le ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, Amar Ghoul, a insisté, dimanche à Alger, sur l’importance de la formation et l’offre de services de haut niveau pour le développement du tourisme et d’une économie hors hydrocarbure.

 

Lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la journée nationale du tourisme (25 juin), le ministre a rappelé la nécessité de la formation du personnel travaillant dans le secteur du tourisme, l’amélioration des services offerts afin de rehausser un secteur susceptible de substituer à l’économie basée sur la rente pétrolière.

Autre condition sur laquelle repose le développement du tourisme en Algérie qui dispose d’un important potentiel touristique, est, selon lui, la vulgarisation des espaces touristiques, tout en veillant à l’exploitation des produits disponibles.

Ceci nécessite d’abord, a-t-il noté, l’adoption d’une nouvelle mentalité et la conjugaison des efforts de tous les services représentant les secteurs dans l’administration locale, des élus et des citoyens pour la promotion de la  » destination Algérie ».

L’institutionnalisation de la Journée nationale du tourisme est inscrite, rappelle t-on, dans le cadre des actions prioritaires visant au développement du secteur, en application des recommandations formulées lors de la journée d’études sur le développement du tourisme local, tenue en Décembre 2011 à Alger.

Le premier responsable du secteur a annoncé, à l’occasion, la création de l’association nationale des médias spécialisés dans le tourisme (plumes touristiques).

Le but principal de cette nouvelle association est de renforcer le rôle des journalistes algériens dans la promotion du pays sur le plan touristique, accompagner l’élan du développement de ce secteur, et de faire connaître la destination Algérie.

L’association se veut également un cadre de réflexion et de propositions pour aller au-delà des constats.

Un prix national  » plumes touristiques » sera décerné chaque année le 22 octobre à l’occasion de la  journée nationale de la presse, au meilleur travail journalistique.

La célébration de la journée nationale du tourisme était aussi une occasion pour honorer plusieurs personnalités à leur tête le président de la République, Abdelaziz Bouteflika pour tous les efforts qu’il a fournis pour la promotion et le développement du secteur du tourisme.

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Algerie 360°

Algérie Telecom a déployé « plus de 64 000 km de fibre optique à travers le pays en 25 ans »

Dans l’édition de Report Algéria, consacrée au dixième anniversaire du cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG) en Algérie, Azouaou Mehmel, le président directeur général du groupe Algérie Telecom, a déclaré que l’entreprise a déployé plus de 64 000 km de fibre optique à travers depuis la fin des année 1980. Dans l’interview qu’il consacre à la publication, le patron de l’opérateur historique des télécoms indique que cet investissement massif dans la fibre optique constitue l’une des priorités des plans nationaux pour la modernisation et l’extension de l’infrastructure des télécommunications de l’Algérie.

 

Azouaou Mehmel explique que l’objectif, derrière ce déploiement massif de la fibre optique à travers le territoire national, c’est la préparation du terrain pour l’arrivée de la fibre optique à domicile et l’amélioration de la qualité du service afin de répondre à la demande croissante du marché. Et pour atteindre cet objectif, Algérie Telecom « espère installer 10 000 à 15 000 km de câbles à fibre optique par an», révèle son Pdg.

Au-delà de la fibre optique, la modernisation des infrastructures télécoms du pays par Algérie Telecom a également été initiée à travers plusieurs autres technologies, notamment la MSAN (Multi Service Access Node) dont l’installation est en cours, et la 4G LTE.

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Algerie 360°

Abdelkader Ouali poursuit son marathon pour relancer les chantiers routiers et autoroutiers

Depuis qu’il a pris en mains les destinées des Travaux publics, Abdelkader Ouali, poursuit son marathon des wilayas pour s’enquérir des travaux en cours ou pour relancer des chantiers à l’abandon ou bien encore pour en lancer d’autres. C’est dire que depuis son arrivée au ministère, le secteur laissé comateux par ses prédécesseurs, s’est réveillé brusquement par la volonté du nouveau ministre qui a impulsé une nouvelle et salutaire dynamique en bousculant la monotonie ambiante en inspectant au pas de course les innombrables chantiers à travers tout le territoire national. En l’espace de d’un mois, le ministre a visité Blida, Ain Defla, Chlef, Constantine, Relizane, Mostaganem, Bejaia, la wilaya d’Alger etc…

 

Autoroute est-ouest achevée fin 2015

Abdelkader Ouali a promis que l’autoroute est-ouest sera définitivement achevée d’ici à la fin de l’année en cours, « date butoir » pour les travaux engagés sur plusieurs tronçons autoroutiers, le contournement de Djebel Ouahch, Constantine-Annaba, à El-Achir (Bordj Bou-Arréridj), El-Affroun (Blida), Bouira et Khemis-Miliana (Aïn Defla). Le ministre a donné des instructions fermes pour «débarrasser l’autoroute Est-Ouest de ces chantiers afin de permettre aux responsables concernés de se consacrer à sa gestion».

Devant les faux fuyants des responsables concernés, le ministre n’est parti par quatre chemins «Je me suis réuni avec les responsables des entreprises concernées, et nous sommes convenus d’un rythme de travail quotidien de deux fois 10 heures. La crédibilité de l’État est engagée, et si les choses restent en l’état, je procéderai à des changements au sein des structures concernées. Des hauts responsables de l’État ont été trompés par les chiffres, et les délais annoncés n’ont jamais été respectés ».

Aujourd’hui à Blida, le ministre a annoncé la création, en octobre prochain, d’unités de contrôle et d’entretien des routes, à travers les wilayas, dont la mission consistera en l’entretien du réseau routier et des ouvrages d’art. « Une opération pilote a été lancée, à cet effet, à Alger », a indiqué M.Ouali, en marge de l’inspection de nombreux projets de son secteur dans la partie- Ouest de Blida. Il a estimé que les routes nécessitent une réhabilitation et un entretien, tous les cinq (5) ans, au vu de l’impact des facteurs naturels et des poids lourds, entre autres.

« Dégagez la voie, on en a assez des travaux sur l’autoroute »

Le ministre a particulièrement insisté sur l’ « entretien des routes communales et des chemins de wilayas », précisant que cette tache est du « ressort des directions des travaux publics ». Aussi, il a fermement instruit les responsables chargés de la réhabilitation de l’axe de l’autoroute reliant El Afroune (Blida) et Hussseinia (Ain Defla), sur la « l’importance du parachèvement des travaux, au plus tard, à fin juillet prochain ».

« Dégagez la voie, on en a assez des travaux sur l’autoroute », a insisté M.Ouali, rappelant la mise à disposition des entreprises de tout le « matériel et moyens nécessaires pour qu’elles libèrent la route des différents travaux qui l’ encombrent, à l’échelle nationale ». Il a, à cet effet, relevé que l’opération a déjà porté ses fruits dans plusieurs régions du pays, ajoutant que cette opération se poursuit toujours, dans la partie nord-est du pays, à l’instar du Djebel El Ouahch, El Hachimia, El Yachir, et Lakhdaria.

Gestion, formation et recyclage des cadres

« Après cela, les efforts seront axés sur la gestion, puis la formation et le recyclage des cadres du secteur autour des techniques de restauration et des programmes de réhabilitation des entreprises, pour les mettre au diapason des normes internationales en vigueur « , a fait savoir M.Ouali. Le ministre des Travaux publics a inspecté les travaux de réalisation d’une aire de services, sur une assiette de sept (7) ha de Timezguida, prévue à la réception en juin 2016.

Il a exhorté l’entreprise réalisatrice Naftal, également chargée de toutes les aires de repos à l’échelle nationale, à faire impérativement de ces espaces « des lieux de repos pour les familles, en y réunissant toute les conditions nécessaires ». Il a notamment mis en exergue la nécessité de respecter les normes de l’ « hygiène et de la bonne gestion de ces lieux ». Sur le chantier du projet de raccordement du pole universitaire d’El Afroune à l’autoroute Est-Ouest, le ministre a souligné l’impératif du « parachèvement des travaux dans les délais contractuels ».

Article MEDAFCO: 
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Algerie 360°

Introduction du système LMD en Algérie Produire des compétences ou des diplômés ?

Abdelhamid Temmar

 

En mettant en œuvre en 2005 le système Licence-master-doctorat (LMD), l’Algérie aurait-elle été contrainte de se soumettre à une clause «concomitante» à l’accord d’association avec l’UE, où ce système était en vigueur bien des années auparavant ? Ou bien cherchait-on à satisfaire les caprices de Abdelhamid Temmar, alors ministre des Participations et de la Promotion des investissements, qui jurait ses grands dieux qu’il pouvait sauver d’un effondrement certain l’industrie algérienne ? L’heure des bilans a sonné. Des universitaires et spécialistes en parlent. 

Censé réunir un ensemble d’écosystèmes favorisant l’innovation et un haut niveau de créativité, donc reposant essentiellement sur le triptyque «universités-laboratoires de recherche-entreprise», le LMD avait en réalité été introduit dans notre pays pour «répondre à la politique de ré-industrialisation de Abdelhamid Temmar, basée sur les clusters, tirés de l’expérience sud-coréenne. L’enjeu pour Temmar était de sauver le tissu industriel algérien.

L’université avait alors commencé à implanter le LMD et l’industrie n’a malheureusement pas pu redémarrer», explique d’emblée Abdellah M., professeur de finances à la faculté des sciences économiques (Université Badji Mokhtar de Annaba). Pour lui, le climat n’était pas propice à l’introduction d’un nouveau système, qui plus est inadaptable au contexte socio-économique algérien car «basé sur trois piliers : l’Université comme institution de recherche, l’Entreprise comme partenaire (lieux de création de richesses) et l’Etat comme régulateur».

Mieux, conformément au modèle anglo-saxon sur lequel a été calqué le système gradué, post-gradué et doctorat «made in algeria», la pratique économique a pour assise les clusters, cet ensemble d’entreprises, de groupes structurés, qui ont besoin de recherche, «la survie des clusters tient à l’innovation et la recherche. C’est pourquoi ils sont obligés de financer des recherches avec les universités. La finalité étant la création d’une élite capable de créer des idées nouvelles», explique l’économiste.

D’où l’adoption d’une approche par compétence aux fins d’aboutir à une formation qualifiante, au lieu de celle diplômante qui était assurée par le système classique. «Il devrait se construire une relation étroite entre l’université et les clusters, aussi bien dans la conception des programmes de formation, dans les stages pratiques ou les profils de poste, soit l’implication de l’entreprise qui est partie prenante dans la formation. L’étudiant, au terme de ses études, doit être opérationnel au premier jour. Aujourd’hui, l’université américaine produit des compétences et non plus des diplômés. Croire que tout ceci était ou est transposable au contexte algérien relèverait de l’ineptie», juge le professeur.

Pis, l’investissement dans ce concept de l’éducation supérieure n’a pas porté ses fruits car incapable de générer des capacités de recherche-développement conséquentes, ajoute-il. Et les rares initiatives de RD sont restées «étrangères à la pratique industrielle du fait de l’absence de ciblage des politiques éducatives sur les besoins, mais également de l’absence de liens interactifs entre les institutions d’enseignement supérieur et l’industrie, c’est-à-dire l’entreprise». L’échec est donc total, martèlera-t-il.

Déconnexion

«Avec le système LMD, l’université s’est transformée en une usine à fabriquer des diplômés et non pas des compétences. Le LMD version algérienne offre une formation totalement déconnectée de la réalité et des enjeux socio-économiques du pays», ajoutera notre interlocuteur. Son collègue de la même faculté, le professeur d’université et maître de recherche Nadji Khaoua, parle lui aussi d’un système qui a montré ses limites car ayant été imposé pour des considérations politiciennes : «Ce système étranger qui n’est pas du tout adapté au cas d’un pays en construction tel que le nôtre a été imposé par le pouvoir politique aux universités algériennes. Il ne résulte pas d’un débat préalable des universitaires algériens. C’est une raison essentielle de son échec en Algérie.

Cet échec est amplifié par la situation générale de crise structurelle dans laquelle l’on s’enlise depuis  les années 1980, et ce, à plusieurs niveaux de l’enseignement universitaire.» A ses yeux, plus d’un indicateur témoignent de la dimension de cette crise, surtout depuis l’imposition par le pouvoir politique du système LMD : «La gestion administrative des structures universitaires ne met pas en avant les compétences et le mérite, mais l’allégeance, les réseaux informels liés au pouvoir et le populisme.

Exemple parmi beaucoup d’autres : les responsables à tous les niveaux sont cooptés, désignés de manière opaque et ne sont jamais redevables d’un bilan publié lorsqu’ils sont déchargés de leurs postes de responsabilité. Ainsi, des doyens et des recteurs restent en poste partout en Algérie plus d’une dizaine, parfois plus d’une vingtaine (oui, je dis bien vingtaine) d’années. Cela n’existe pas ailleurs et surtout pas là où le système LMD a été créé et appliqué».

Le représentant de l’Algérie au Forum euro-méditerranéen des instituts en sciences économiques (Femise) estime qu’en agissant de la sorte avec l’université algérienne, ce pouvoir politique a peut-être ses raisons. Cependant, poursuit-il, «ces raisons politiciennes et populistes ne peuvent pas développer le système d’enseignement universitaire en Algérie en vue de construire une économie productive et moderne et un Etat moderne et pérenne. La responsabilité des enseignants et chercheurs universitaires est certaine dans la perpétuation paroxystique de cette situation.»

Naima Benouaret

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EL Watan

La semaine éco : Abdelmalek Sellal, un accélérateur stoïque de la dégradation de la note Algérie

- La conjoncture algérienne est devenue plus claire en s’assombrissant cette semaine.  Le déficit externe 2015 sera très lourd. La seule balance commerciale a donc enregistré un déficit de 6,38 milliards de dollars aux 5 premiers mois de l’année. A fin 2015, le solde de la balance des paiements – services et compte capital compris –  pourrait valoir plus du triple de ce chiffre. La fonte des réserves de change prend donc un sérieux coup d’accélérateur.

Et l’urgence déclarée dans le plan de Nabni l’autre semaine se pare des chiffres assortis. Plus de 40% de baisse des revenus des exportations sur la période de janvier à mai. Le solde sur les 12 mois pourrait se diviser par deux pour les recettes énergétiques. Que faut-il retenir de ce qui arrive ? D’abord que le gouvernement est en retard. Ensuite qu’il tente d’agir en ordre dispersé. Enfin qu’il ne travaille que sur le court terme. Bien sûr, soyons clair, ce chiffre de 6,38 milliards de dollars de déficit n’aurait sans doute pas été évité complètement même dans le cas d’un train de bonnes réformes dès le second semestre 2014, lorsque le marché pétrolier s’est retourné.

Par contre, son impact sur le budget de l’Etat, oui.  Car l’autre déficit qui pointe derrière celui de la balance des paiements est celui du solde budgétaire qui va siphonner le Fonds de régulation des recettes (FRR) à une allure astronomique. Comment ce déficit aurait-il pu être contenu ? En réduisant les gaspillages et en améliorant la collecte de l’impôt.  Sur le front des recettes, la Banque d’Algérie a choisi le recours classique. Celui du sauvetage de la fiscalité pétrolière par la manipulation de la paire dinar-dollar.

Le raffermissement du dollar face à l’euro a été intégralement transféré dans sa parité face au dinar. Conséquence, en 2015 chaque milliard de dollars de recettes énergétiques fiscalisés rapporte, traduit en dinars, en moyenne plus de 15% de revenus au Trésor par rapport à la même période en 2014. En dehors de cet artifice transversal dont l’incidence additionnelle demeure contenue en dessous des 7 % à 8% du budget de l’Etat, un théâtre d’ombres pour réduire le choc budgétaire qui couve en 2015.

C’est la valse-hésitation sur tous les fronts pour rester à l’intérieur des lignes rouges du statu quo présidentiel : subventions, prix énergétiques intérieurs, taxe foncière, etc. Pourtant, l’équation de 2015 est plus précise depuis ce déficit annoncé de la balance des paiements. Il va manquer une vingtaine de milliards de dollars d’assiette fiscale au budget de l’Etat à la fin de l’année. Il n’est pas question de les compenser entièrement avec le FRR, au risque de ne plus pouvoir y recourir dès 2017. Mais alors, que faire ?

- Chaque semaine qui passe montre que l’animation de l’exécutif par Abdelmalek Sellal est une dégradation personnifiée du risque Algérie.Bien sûr, le verrou contre la réforme se situe au-dessus du Premier ministre, chez un président impotent à qui tout le monde continue d’obéir par Saïd interposé. Mais compte tenu de la vitesse de la dégradation, le rôle du Premier ministre devient crucial pour prolonger ou pas l’illusion du temps qui reste.

Sur ce plan, Abdelmalek Sellal est le Abdelhamid Brahimi du XXIe siècle, la science en moins. Comme lui il a soutenu une politique de redistribution de la rente irréaliste compte tenu de l’endettement de l’Algérie au début des années 1980. Comme lui il s’est dissous dans l’irrésolution lorsque le prix du pétrole a chuté en décembre 1985. Mais Abdelhamid Brahimi avait encore son mot à dire. Abdelmalek Sellal, démuni, lui, accepte une gouvernance directe par la présidence du dossier de l’urgence économique. Et regarde ses ministres déployer, chacun dans son département, des solutions pour répondre aux injonctions présidentielles : baisser les importations coûte que coûte. Ainsi, les importateurs étrangers – un héritage discutable des années Zeroual – voient depuis plus de deux mois leurs produits bloqués aux frontières.

Consigne non écrite du ministre du Commerce, traîner le plus possible dans la livraison des certificats du service des fraudes. Barrière non tarifaire ? En fait chicane algérienne qui va dégrader un peu plus le classement du pays au climat des affaires pour un résultat en économie d’importation qu’il serait bon de quantifier pour l’opinion. De même pour le carburant. Le ministre de l’Energie, Mohamed Khebri, se dépatouille seul avec une solution pour tenter d’en réduire le gaspillage. Il en est né l’idée risible du double prix. Celui à l’intérieur du quota autorisé de consommation, et celui au-delà du quota.

Sans que le Premier ministre ne soit capable d’éviter une telle bouffonnerie à un moment aussi critique de la conjoncture. L’escrime sur l’existence ou pas d’un projet industriel Peugeot en Algérie entre les deux ministres, Benyounes et Bouchouareb, finit de caricaturer le rôle du Premier ministre. Le premier doute de l’existence de ce projet, le second le décrit par le menu dès le lendemain. Le pilotage de l’action du gouvernement s’est permis être bancal à l’ère des excédents astronomiques de 2005-2008. L’issue est l’impréparation à cette conjoncture mondiale du pétrole abondant.

Le paramètre Bouteflika restant pour l’heure inchangé, la qualité et la responsabilité de l’animation de l’action du gouvernement sont devenus critiques depuis la dernière rentrée sociale. Dans un cas idéal, l’Algérie organise – comme la Grèce – une élection libre pour amener un gouvernement responsable soutenu par sa majorité parlementaire. Dans le cas du 4e mandat, elle devra se contenter d’en finir avec le non-Premier ministre Sellal, pour un autre qui limiterait un peu l’entropie qui s’est emparé de l’action publique. En attendant le choc.

- La situation algérienne est plus dangereuse que celle de 1985. Le constat a été encore précisé par l’ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour. A cela plusieurs raisons. L’une d’entre elles a été évoquée dans cette chronique. Le duo Bouteflika-Sellal est mortel pour la réforme. L’autre raison est encore plus tragique. Il n’y a pas de nouveau Hassi Berkine en vue dans les prochaines années. Le rebond algérien des années 2000 a été possible grâce à un nouvel âge pétrolier.

Préparé par la loi sur le partage de production de… 1986, élargie au gaz naturel en 1991. Quelle sont les lois qui amèneront l’équivalent non-pétrolier d’un Hassi Berkine dans le budget de l’Etat les années prochaines ? Tout le monde le sait. Tout le monde sait aussi qu’elles ne seront pas engagées à l’ère de Bouteflika. Sauf s’il est encore là lorsque la rente aura disparu.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
ELWatan

Consommation d’électricité au 1er trimestre 2015 : Une hausse de 7,5%

Les principaux indicateurs de la consommation d’énergie établis par le secteur au premier trimestre 2015 font ressortir une nette évolution des niveaux de la consommation nationale par rapport au premier trimestre 2014, soit un volume global de 11%, soit, 14% pour le gaz naturel, 7,5% pour l’électricité alors que les produits pétroliers ont enregistré une moyenne d’augmentation évaluée à 4,9%. La consommation totale a atteint ainsi 15,4% millions de tonnes équivalant pétrole (TEP). Les mêmes données indiquent que, la production de l’électricité a été marquée par une forte croissance de l’ordre de (+8%) au cours de ce trimestre par rapport à la même période de l’année précédente, soit, 16 000 Gwh. Pour ce qui est du marché intérieur de l’énergie, quelque 15,4%  millions de tonnes équivalant pétrole (TEP) ont été distribués au cours de cette période, ce qui représente 11% de plus par rapport au 1er trimestre 2014. Cette  importante hausse a concerné le gaz naturel avec (+14%) et dont la part représente 70% du total de la consommation énergétique et les produits pétroliers avec (+44%). Le bilan précise que  « la consommation nationale de gaz naturel tirée par les besoins croissants des unités pétrochimiques (montée en cadence de la production des nouveaux complexes), de la génération électrique et des ménages, a atteint 11,3 milliards de m3 durant ce trimestre pour un total d’abonnés de 4,4 millions. » Suivant cette cadence en matière de croissance, la consommation de l’électricité a atteint près de 13 000 Gwh pour un nombre de clients estimés à 8,2 millions d’abonnés à fin mars 2015. Le secteur de l’énergie qui consent d’importants investissements pour sécuriser les approvisionnements nationaux en énergie, a mobilisé durant ce trimestre un montant de 327 milliards de DA, en hausse de 19% par rapport à la même période de l’année précédente, soit 3,6 milliards de dollars. Dans ce sens, les efforts déployés par Sonelgaz ont permis d’optimiser les moyens d’accès à l’électricité et au gaz naturel, le pays étant électrifié à 99%, le taux de pénétration du gaz ayant atteint 52%, selon les dernières statistiques. Aussi, la démarche de la société tend à rationaliser la consommation de l’énergie dont la production demeure très coûteuse. C’est dans cette optique que s’inscrit d’ailleurs l’objectif du programme de l’efficacité énergétique qui vise une économie d’énergie cumulée de l’ordre de 90 millions de Tep, dont 60 millions sur la période 2015-2030 et 30 millions de Tep, au-delà de 2030. Il s’agira de réduire  la demande en énergie d’environ 10% en 2030. A cette même échéance, 37% de la capacité installée et 27% de la production d’électricité, seront d’origine renouvelable.

Source: 
EL Moudjahid

Remise dU prix au lauréat du concours « Industrie et développement de l’entreprenariat en Algérie » : Création industrielle et savoir-faire local en fusion

Le groupe de production et de distribution d’électricité et de gaz, Sonelgaz, et la firme américaine General Electric viennent de récompenser le lauréat algérien du concours «Industrie et développement de l’entreprenariat en Algérie» (IDEA).

Ce concours a été lancé en 2014 pour identifier les start-up dans le domaine de l’innovation énergétique. Le prix de la deuxième édition de ce concours a été décerné, cette année, au chercheur Adel Boughedah, lors de la cérémonie qui a eu lieu, dimanche soir, en présence du PDG de Sonelgaz, M. Noureddine Boutarfa, et du PDG de GE Power and Water, M. Steve Bolze.
Ce concours a été initié par ces deux groupes énergétiques algérien et américain pour réunir des fournisseurs et des start-up autour du projet de l’usine de production de turbines à gaz à Batna où les deux compagnies sont associées. Au départ, six gagnants ont été retenus pour la première phase de cette compétition. Ils ont reçu un prix d’une valeur de 808.400 DA chacun et ils ont été admis à concourir pour cette dernière phase de la compétition à l’issue de laquelle le lauréat recevra un prix d’une valeur de 2,021 millions de dinars chacun. Après cette ultime étape, cette somme est donc revenue à M. Adel Boughedah, elle lui a été remise par M. Boutarfa. Ce concours porte sur un programme d’innovation pluriannuel visant à identifier et à accompagner des fournisseurs, des start-up et des entrepreneurs algériens en mesure d’assurer des métiers industriels dans le secteur de l’énergie. Le programme vise également à bâtir une chaîne d’approvisionnement pour l’une des plus importantes initiatives industrielles du pays, en l’occurrence le projet du complexe industriel de production de turbines à gaz de Batna, détenu en partenariat entre Sonelgaz et le géant américain GE.
Le concours s’adresse aux fournisseurs et start-up ainsi qu’à des étudiants ayant les capacités de produire des pièces en acier inoxydable utilisées dans les systèmes de combustion de turbines à gaz. Intervenant lors de cette cérémonie, M. Boutarfa a relevé la nécessité de « combiner entre la création industrielle et le développement du génie local », ajoutant que la stratégie industrielle de Sonelgaz est bâtie sur la nécessité de libérer les initiatives et de permettre à la jeunesse algérienne de s’accomplir dans la création de richesses. Selon lui, cette initiative représente un autre jalon de partenariat à long terme avec General Electric dans le secteur énergétique, en affichant toutefois, les capacités de la Sonelgaz de généraliser cette production pour contenir d’autres projets de complexes énergétiques prévus. « Il faudrait bien que les sous-traitants existent. Si le complexe de Batna pouvait innover lui-même, cette grande structure deviendrait un élément de base  pour général Electric », souligne-t-il en ajoutant que « notre ambition ne s’arrêtera pas ici. Les prochains projets que nous ferons avec le secteur public donneront beaucoup d’opportunités au programme énergétique qui permettra à son tour au programme de croissance national de se développer », précise-t-il en déclarant que le programme de 2017 verra le démarrage de tous les projets, où « l’offre accompagnera la demande ».
Sonelgaz et GE sont associés dans l’usine d’Aïn Yagout (Batna) qui entamera sa production à partir de 2017 avec une capacité annuelle  entre six et dix turbines à gaz, soit une capacité globale de 2.000 MW par an. Détenue à hauteur de 51% par Sonelgaz et de 49% par GE Industrial France (filiale du groupe GE), cette usine va générer la création de 1.000 emplois dont 400 emplois directs.
Un partenariat qui a fait dire aux responsables du secteur leur volonté d’« acquérir la technologie nécessaire pour accélérer son développement dans un contexte international marqué par un bouleversement de l’industrie pétrolière et gazière. » Il s’inscrit également dans les efforts de diversification de l’économie nationale puisqu’il constitue une opportunité pour les entreprises algériennes de se développer à travers la sous-traitance.
Kafia Ait Allouache

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
EL Moudjahid

200 milliards de DA sont prévus pour le futur port du centre, situé entre Cherchell et Ténès

Selon les prévisions du secteur, le volume du trafic dans cette région du pays devrait atteindre, à cet horizon, 35 millions de tonnes de marchandises/an et deux (2) millions de conteneurs de 20 pieds annuellement contre 30% de ce volume traité actuellement par les ports d'Alger et de Ténès, soit près de 10,5 millions de tonnes actuellement.

 

 

 

 

 

Le futur port commercial de la région centre, prévu entre les villes de Cherchell (Tipaza) et de Ténès (Chlef), nécessite un investissement de près de 200 milliards de DA, a indiqué à l'APS le ministre des Transports, Boudjema Talai.

Les financements pour la réalisation de cette infrastructure d'envergure, qui devra être réalisée en 3 étapes dans un délai de 10 ans, ne seront pas supportés par l'Etat, précise le ministre qui ajoute que la finalisation des études de réalisation est toujours en cours. Mais pour financer ce projet, le ministère des Transports étudie actuellement les modes de financement possibles sans pour autant recourir au Trésor public.

"Concernant le financement des travaux, nous étudions d'autres modes compte tenu du caractère économique de l'activité portuaire largement créatrice de croissance. Mon département ministériel écarte, pour le moment, d'aller vers les financements publics", avance-t-il.

M. Talai considère la réalisation de ce port comme une "urgence" pour augmenter les capacités portuaires actuelles de la région centre qui ne seront pas en mesure de faire face à la croissance du trafic prévu à l'horizon 2050.

Selon les prévisions du secteur, le volume du trafic dans cette région du pays devrait atteindre, à cet horizon, 35 millions de tonnes de marchandises/an et deux (2) millions de conteneurs de 20 pieds annuellement contre 30% de ce volume traité actuellement par les ports d'Alger et de Ténès, soit près de 10,5 millions de tonnes actuellement.

 

Une superficie de 1.000 ha.

 

Le nouveau port du centre, qui devrait s'étendre sur une superficie de plus de 1.000 hectares, sera accompagné d'une zone logistique s'étalant sur 300 hectares pour traiter les activités maritimes.

Une fois ce port réalisé, il est prévu de transférer progressivement certaines activités du port d’Alger vers cette nouvelle place portuaire.

Interrogé sur la position du gouvernement quant au souhait d'organisations patronales d'ouvrir le marché du transport maritime aux sociétés algériennes privées, M. Talai explique que cette activité pourrait faire l'objet d'une concession à travers un dispositif réglementaire qui régit cette procédure.

Mais l'octroi de ces concessions, ajoute le ministre, est gelé par le gouvernement depuis 2009 dans le cadre de "directives prudentielles" ayant conduit au gel des demandes d'investissement dans ce domaine.

"L'octroi des concessions reste toujours gelé et la levée du gel relève des prérogatives du gouvernement et non pas de celles du ministère des Transports", affirme-t-il.

Concernant le projet d'extension de la gare maritime du port d'Alger, dont les travaux ont été lancés depuis une année, sa réception est prévue pour la fin du 1er semestre 2016.

La surface de cette gare passera de 8.250 m2 à 23.500 m2, alors que l'espace réservé aux véhicules et aux passagers passera de 29.000m2 à 51.000 m2.

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
Maghreb emergent

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