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Bien que limitée à des données techniques sur les méthodes et moyens de développer la production de la tomate industrielle en 2010, la journée d'information organisée jeudi 4 février par la Chambre d'agriculture d'Annaba a été très instructive. Elle a réuni les agriculteurs et producteurs de la tomate industrielle et les transformateurs des quatre wilayas d'Annaba, Skikda, Guelma et El Tarf, qui représentent 90% de la production nationale de la tomate industrielle et du concentré de tomate. Au cours des débats, il a été précisé que cette production devrait atteindre les 700 quintaux par hectare. Jusqu'à 2008, elle atteignait difficilement les 250 quintaux par hectare. En 2009, plusieurs producteurs de tomate industrielle, notamment ceux d'El Tarf, ont frôlé la barre des 700 quintaux par hectare. L'important excédent ainsi généré a dépassé les capacités de transformation des six conserveries en activité dans les quatre wilayas de l'Est du pays.
Les 22 unités de transformation de tomate industrielle à travers le pays dont 19 sont situées dans les wilayas d'Annaba, Skikda, Guelma et Tarf forment une capacité de production de 130.000 tonnes de concentré de tomate. Six seulement, dont trois à El Tarf et les autres à Annaba, Guelma et Skikda sont en activités, les treize autres sont fermées pour diverses raisons. « La relance de la filière tomate est un dossier pris en charge par le gouvernement. Les treize conserveries fermées depuis des années sur les vingt-deux existantes sur le territoire national vont rouvrir cette année. Outre la satisfaction de 70% des besoins du marché national en concentré de tomate, il y a également la création de postes d'emplois permanents et saisonniers. Avec l'ensemble de ses moyens de production agricole et de transformation, notre filière est à même de créer 130.000 emplois», a affirmé Faouzi Hanafi un des plus importants transformateurs de tomate et membre de l'Association des Conserveurs de Tomate (ACTOM).
Lors de cette journée d'information d'Annaba, les intervenants ont affiché beaucoup d'optimisme quant à l'avenir de leurs activités. Ils ont souligné que l'amélioration du rendement à l'hectare de la tomate industrielle est en partie le fruit des facilitations accordées par l'Etat et de l'effacement de la dette des agriculteurs. Ces facilitations portent notamment sur l'obligation faite aux transformateurs de payer les agriculteurs dans les 7 jours qui suivent la réception de l'équivalent de 40% du montant de la quantité fournie. Et aussi, de la subvention de 2 dinars le kilogramme allouée par l'Etat aux agriculteurs producteurs et celle de 1,50 DA/kg au bénéfice des transformateurs, de la disponibilité à des prix abordables des produits phytosanitaires et autres intrants et de l'engagement contractuel des conserveurs d'acquérir la totalité de la production de la tomate industrielle à 10 DA le kilogramme.(Toutr sur l'Algérie)
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