Économie Une nouvelle garantie financière dédiée aux petites entreprises

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Sont concernés par cette action d’explication les représentants des agences et des directions régionales du Crédit populaire algérien (CPA) de l’ouest du pays et la banque partenaire de la CGCI, concernée par la délégation des décisions pour faciliter l’accès aux avantages de la caisse.

Le choix du CPA n’est pas fortuit, car, déjà en ce qui concerne la PME, cette banque a enregistré 40% des engagements de crédits. Cependant, pour ce cas précis, depuis son lancement, les statistiques indiquent que seulement 2800 dossiers ont été soumis à garantie pour une croissance annuelle de 10% (environ 300 dossiers par an).

Ce qui est considéré comme étant très peu. Ammar Daoudi, directeur général de la caisse, qui, dans son allocution d’ouverture, a donné les grandes lignes de cette opération pilote à l’ouest du pays, a précisé en plus que seulement 1900 dossiers ont été acceptés. Les détails du projet ont été présentés par M. Rabia, à qui est revenue la tâche de développer les objectifs de ce partenariat entre la CGCI et le CPA et qui cible la TPE. Selon les statistiques émanant du ministère de l’Industrie et de l’ONS, il ressort que la TPE (moins de 10 salariés) représente près de 97% du tissu global de la PME nationale, dont le nombre est estimé à 1 million en 2016. La moyenne entreprise (ME), c’est-à-dire celle qui emploie entre 50 et 249 salariés, ne représente que 0,31%, contre 2,57% pour la petite entreprise (PE), qui emploie entre 10 et 49 salariés.

Le constat qui a motivé l’intérêt qu’on accorde aujourd’hui à la TPE, c’est que cette dernière échappe presque entièrement au circuit bancaire, autant dans son activité que dans son recours au financement. La bancarisation et l’inclusion financière ressortent donc comme les objectifs principaux de cette opération qui vise ce segment de l’activité économique du pays. «Moins de 5% ont recours au financement bancaire et ceci est un vrai problème, notamment dans la conjoncture actuelle», s’exclame-t-on à ce sujet. Les initiateurs de cette opération sont conscients des difficultés qu’il y aura à surmonter au démarrage, mais se donnent un délai de 6 mois à un an pour monter en cadence.

 

Hormis l’ambition de sortir graduellement de l’informel, l’intérêt qu’il y a à intégrer le circuit bancaire et à chercher des sources de financement réside aussi dans la possibilité offerte aux TPE d’évoluer progressivement vers la PE, et, à terme, vers la ME. Représentant le CPA, Mme Larbi, de la DCIS, a considéré que cette façon de faire, c’est-à-dire la délégation de la décision, permet d’éviter le cheminement fastidieux et lent pratiqué auparavant. Cette action de la garantie déléguée est considérée comme pilote, mais elle est similaire à ce qui a été entrepris dans le secteur agricole avec le fonds de gestion agricole et l’implication d’un partenaire bancaire qu’est la BADR. Celle-ci a fait ses preuves car la caisse garantit 14000 financements par an et 72000 financements ont déjà été garantis par le FGA. Sinon, si le CPA a déjà signé un contrat avec la Banque mondiale, de son côté, la CGCI a recouru à l’expertise de BpiFrance pour sa mise à niveau. En théorie, il n’y a donc aucune raison que cette opération ne réussisse pas tel que fortement suggéré par les initiateurs qui comptent également sur l’implication des autres intervenants indirects que sont les pouvoirs publics locaux.  
 

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Djamel Benachour

Article MEDAFCO: 
Non
Source: 
el watan