Inscrits au programme de 2002 : 400 souscripteurs AADL attendent leur logement Alger

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Selon des citoyens, l'administration de l'AADL s'est engagée à livrer ces logements au plus tard en mai 2011. Jusqu'à présent, seuls 145 unités ont été réceptionnées.
Quelque 400 souscripteurs inscrits en 2002 dans le cadre du programme du logement AADL attendent toujours la réception de leur logement au site de Draria.«Nous nous sommes acquittés de toutes les charges, notamment le payement de la première tranche. N'empêche, nous n'avons à ce jour pas réceptionné notre logement», déplore un souscripteur, avant d'ajouter : «Il y a des demandeurs qui se sont inscrits bien après nous et qui ont réceptionné leur logement par on ne sait quel miracle, si ce n'est celui du piston et des connaissances.»
Les inscrits dans le cadre du programme de 2002 affirment également que la direction de l'AADL ne maîtrise pas la situation, tantôt il est question de réaliser 1200 logements, tantôt 1825 et ainsi de suite «cela démontre que la gestion au sein de cette administration est hasardeuse, anarchique et sans fondement aucun», regrettent ces citoyens.
Faute d'interlocuteur devant prendre en charge les doléances de ces demandeurs, ces derniers ont eu recours aux démonstrations de rue afin de faire aboutir leur droit au logement. «Lors des rassemblements que nous avons organisés devant le siège de l'AADL, il nous a été demandé de créer une association qui sera seule habilitée à nous représenter. En dépit de cette démarche prometteuse, nous n'avons eu aucune suite à nos doléances. Pis encore, les portes se sont refermées», affirment les citoyens frondeurs, qui n'ont pas manqué de rappeler les engagements de l'administration de l'AADL à remettre les logements au plus tard en mai 2011, en vain, car seuls 295 logements ont été livrés.
Une première liste de 63 bénéficiaires a été alors confectionnée, s'ensuit une deuxième liste de 82 bénéficiaires, ce qui fait un total de 145 logements remis à leurs propriétaires. Il a été convenu, pour compléter la suite, d'établir une troisième liste qui n'a, d'après les souscripteurs, jamais vu le jour : «Nous devrons attendre encore des années avant de voir nos logements prêts, ce qui est en soi un fait méprisant, car les gestionnaires de l'AADL ne se soucient guère de ce que nous subissons, étant donné que la majeure partie d'entre nous sommes issus de la classe moyenne. On ne peut ni prétendre au logement social ni à l'achat d'appartements», soutiennent ces citoyens dont la plupart sont des pères de famille accablés par les charges locatives.
Selon ces mêmes citoyens, il serait question de réaffecter les personnes qui n'ont, jusqu'à présent, pas réceptionné leurs logements AADL, au site de Draria, dans un autre site : «Nous avons entendu parler de réaffectation dans des communes périphériques, ce qui est inacceptable pour nous, car nous sommes prioritaires», assurent les inscrits. Ces quelque 400 familles inscrites dans le cadre du programme 2002 sont rentrées dans une interminable expectative qui dure depuis 11 ans. Elles sollicitent l'intervention des pouvoirs publics afin qu'elles puissent recouvrer leurs «droits spoliés». Nos multiples tentatives pour contacter le chargé de la communication sont restées sans suite. Saci Kheireddine

Source: 
El Watan : 10 - 01 - 2012