Mustapaha Mekideche plaide pour la révision de la loi sur les hydrocarbures

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Mustapha Mékidèche

Docteur en Economie de l'Université de Grenoble, il est licencié en mathématiques de l'Université d'Alger.

Après avoir effectué l'ensemble de sa carrière dans le secteur des hydrocarbures comme fondateur et directeur général de l'entreprise nationale d'engineering pétrolier, comme conseiller du ministre de l'énergie et des mines, et enfin comme directuer de la zone industrielle d'Arzew et ensuite celle de Skikda, il exerce depuis 1998 comme conseiller en stratégie dans les secteurs de l'industrie et de l'énergie et est membre exécutif du thinktank de l'UCLA domicilié à Los Angeles.

 

Mustapaha Mekideche, économiste et vice président du CNES, estime que l’actuelle loi sur les hydrocarbures, modifiée en 2013, « n’a pas été efficace ». 

S’exprimant ce matin sur les ondes de la radio chaine 3, il a déclaré : « Il faut arrêter de faire les incantations. Nous avons un territoire où les ressources d’hydrocarbures conventionnels ne sont pas exploitées alors que nous avons une loi sur les hydrocarbures qu’il va falloir évaluer froidement pour apporter les aménagements nécessaires ».

Mekideche a reproché aux partis politiques algériens le fait de ne pas avoir abordé de façon directe ce sujet « sérieux » lié à « la prise en charge des besoins en gaz de notre pays sur le long terme ». 

 

D’autres voix, dont celle de l’ancien ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, avaient plaidé pour le même choix en soutenant que l’abandon, en 2006, de la loi sur les hydrocarbures élaboré en 2005 par l’équipe de Chakib Khelil, à l’époque ministre de l’Energie, « a entrainé la fuite des investisseurs vers d’autres lieux ». 

 

Benachenhou a appuyé sa thèse, lors d’un débat organisé par le Cercle de réflexion autour de l’entreprise (CARE) en mars dernier, par les résultats des appels d’offre lancés par l’Autorité de régulation des hydrocarbures dont la plupart ont été déclarés infructueux. 

Pour rappel, la loi de 2005 a été amendée par ordonnance une année après son adoption, dans le sillage d’une campagne menée notamment par la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune. Celle-ci a défendu que la loi Khelil a sacrifié la souveraineté de l’Algérie sur ses richesses. 

 

L’actuelle loi, en vigueur depuis 2013, a donné à Sonatrach l’exclusivité en ce qui concerne le transport des hydrocarbures et des produits pétroliers par canalisations et l’exclusion des gisements en exploitation des nouvelles incitations fiscales. Cela en plus de l’élargissement du contrôle fiscal aux compagnies étrangères et l’introduction d’une disposition obligeant tout opérateur à s’associer à Sonatrach pour l’exercice des activités de raffinage et de transformation des hydrocarbures. 

Source: 
EL Watan